Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) vous invite à participer à sa 27e assemblée générale annuelle.

Avis de convocation
AGA du CRECQ
Jeudi, 15 juin 2023
Bécancour, MRC de Bécancour
1325, avenue des Pensées, Bécancour (Québec), G9H 2T1.

Au programme de la journée :

15 h 00 – Visite de la ferme LA 
Vous êtes invités à prendre part à la visite guidée de la Ferme LA qui fait l’élevage 100% naturel, sans hormone, ni antibiotique, de boeuf highland, de porc Berkshine et de poule pondeuse élevés en toute liberté. La ferme est située au 7140 Avenue Nicolas-Perrot, Bécancour, (Québec), G9H 3C3.

17 h 30 – Souper des membres
Par la suite, le CRECQ vous offre gracieusement de vous joindre à son équipe pour le souper des membres où vous aurez la chance de vous régalez des plats traditionnels Abénaquis de la Chef Cuisinière Lysanne O’Bomsawin.

19 h 00 – 27e Assemblée générale annuelle – AGA 2023
Notez que deux sièges seront en élection lors de cette 27e AGA du CRECQ. De plus, il est nécessaire d’être inscrit officiellement à titre de membre ET d’avoir payé sa cotisation annuelle, afin d’obtenir le statut de membre avec droit de vote lors de l’assemblée générale annuelle du CRECQ.

Le souper des membres et l’assemblée générale annuelle du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec se dérouleront au Faubourg Mont-Bénilde de Bécancour situé au 1325, avenue des Pensées, Bécancour (Québec), G9H 2T1.

Des idées innovantes pour relever les défis de la mobilité durable
Forum interrégional sur la mobilité durable

Le Forum interrégional sur la mobilité durable qui a eu lieu en avril dernier à Victoriaville a été le point culminant d’une vaste programmation de webinaires et de conférences visant à démystifier les enjeux liés à la transition vers des modes de transport plus durables. L’événement a permis de rassembler en un seul lieu de nombreux élus municipaux, des acteurs du milieu et des experts concernés par la question sur le territoire du sud du Québec.

Organisé par le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), en collaboration avec les Conseil régionaux de l’environnement de Chaudière-Appalaches, de l’Estrie, de la Mauricie et de la Montérégie, ce forum a permis de mettre en lumière les défis actuels auxquels sont confrontées les villes et les régions en matière de mobilité durable. Les discussions ont porté sur une variété de sujets, notamment les initiatives régionales en transport durable, la gestion de la demande, les données de déplacements et le rôle des modes de transports dans la mobilité quotidienne.

« Nous sommes ravis de constater que ce Forum a suscité un grand intérêt de la part des municipalités, mentionne Claude Lefebvre, président du CRECQ. Les enjeux de mobilité durable sont bien présents en région et il est indispensable de travailler ensemble pour développer des solutions de transport plus durables qui prend en compte les différentes réalités locales. »

Rappelons que ce forum a également accueilli un enregistrement de La Balado de Fred Savard où les panélistes ont discuté de la dépendance à la voiture, les innovations en matière de mobilité durable et des enjeux liés à l’urgence climatique. Il est possible de réécouter cet épisode sur le site web du balado.

L’organisation du Forum interrégional sur la mobilité durable remercie tous les participants pour leur contribution à cette journée productive et inspirante.

Ce projet a été réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada.

1 mai 2023 – Ruée vers les coulées

Depuis des décennies, la communauté internationale s’inquiète à la fois des changements climatiques, du déclin de la biodiversité mondiale et de la perte des services écologiques que celle-ci dispense à l’ensemble de l’humanité. En ce qui a trait à ces deux derniers points, les plus récents objectifs que les pays signataires de l’accord de Kunming-Montréal se sont fixés pour y remédier lors de la récente COP15 sont certes en phase avec ce que la science nous démontre, mais demeurent néanmoins ambitieux. L’un de ceux-ci vise d’ailleurs à assurer la conservation de 30% de l’ensemble du territoire d’ici 2030[1].

À l’échelle des basses-terres du Saint-Laurent, région la plus peuplée du Québec, cela signifie faire des gains en matière de milieux naturels à hauteur de 2 000 Km², et d’ensuite octroyer un statut de conservation à l’ensemble de ceux-ci. Tout ça d’ici… demain matin, finalement. Dans ce contexte, il est normal que l’ensemble des acteurs régionaux s’activent présentement à saisir les opportunités de restauration écologique sur le territoire. C’est aussi le cas chez nous, en Montérégie.

Au travers ce paysage fragmenté où les agglomérations urbaines comme les milieux naturels se retrouvent circonscrits au sein des terres les plus productives du Québec, il va sans dire que le territoire agricole apparaît pour plusieurs comme le secteur le plus propice à accueillir la restauration de milieux naturels. Le hic, qui fait aussi notre fierté, c’est que les terres montérégiennes supportent plus de 30% de la production agricole de la province[2]. Conscients de cette réalité, les organismes environnementaux se concentrent donc davantage sur les secteurs moins productifs afin d’amorcer cette incontournable restauration écologique en minimisant les impacts sur la rentabilité des entreprises agricoles.

Depuis plusieurs mois, ils ont ainsi identifié leur zone de prédilection pour ce faire : les coulées agricoles. Caractérisés par des pentes contraignantes pour l’agriculture conventionnelle et par la présence d’un cours d’eau en contre-bas, ces secteurs cultivés ou non semblent en effet constituer une première étape logique dans les efforts de restauration écologique régionale. L’engouement est d’ailleurs palpable sur le terrain : uniquement dans la grande région de Saint-Hyacinthe, au moins trois initiatives d’ampleur régionale jouent du coude pour réaliser des aménagements en contexte de coulée agricole.

D’un point de vue professionnel, la multiplication de ces efforts d’aménagement devrait nous réjouir. Toutefois, les objectifs parcourus par les initiatives en cours divergent, passant entre autres de la maximisation de stockage de carbone à la bonification de la biodiversité. Si bien qu’on en vient à se demander si, dans cette course à la restauration écologique, les efforts de l’un ne viennent pas en compétition avec les efforts de l’autre.

Selon une récente étude de la firme Habitat[3], il y aurait environ 75 Km² de coulées agricoles dans les basses-terres du Saint-Laurent. Pour atteindre la cible des 2 000 Km² de territoire restauré tel que le dicte l’accord Kunming-Montréal, j’ai bien peur qu’on finisse par manquer de coulées! Et il y a fort à parier que les regards se tourneront encore une fois vers les terres agricoles – qui comptent pour moins de 2% du territoire du Québec – pour combler ce manque à gagner.

Il faudrait donc dès maintenant se concerter en vue de la prochaine étape. Car cette richesse collective qu’est le territoire agricole ne pourra répondre à la fois aux besoins des promoteurs immobiliers et aux enjeux de préservation et de restauration des milieux naturels.

Patrick Desautels
Conseiller en agroenvironnement, Fédération de l’UPA de la Montérégie

Références:
[1] [En ligne] https://www.cbd.int/article/cop15-final-text-kunming-montreal-gbf-221222
[2] [En ligne] https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/agriculture-pecheries-alimentation/agriculture/industrie-agricole/regions/FS_profilregionalbioalimentaire_complet_MAPAQ.pdf
[3] [En ligne] https://www.habitat-nature.com/nosprojets/les-coulees-agricoles

 

 

Le CRECQ et Promutuel Assurance Centre-Sud dévoilent le projet VeLà

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) et Promutuel Assurance Centre-Sud sont heureux d’annoncer le déploiement du projet VéLÀ en partenariat avec la Ville de Drummondville. Cet investissement majeur dans la région de Drummondville prévoit le déploiement de deux stations de vélopartage mettant à disposition de la population six vélos à assistance électrique en libre-service gratuit!

La première borne sera installée devant le bureau de Promutuel Assurance Centre-Sud, situé au 720 boulevard René Lévesque à Drummondville et la deuxième borne sera installée dans un endroit stratégique de la ville. Les vélos seront accessibles pour les Drummondvillois à l’été 2023. Cette initiative s’inscrit dans l’engagement de Promutuel Assurance Centre-Sud, du CRECQ et de la Ville de Drummondville envers la protection de l’environnement et la promotion d’un mode de vie sain.

«Nous sommes ravis de participer à la promotion de la mobilité durable en offrant cette opportunité aux résidents de Drummondville de se déplacer à vélo électrique, et ce, gratuitement. Chez Promutuel Assurance Centre-Sud, notre mission est d’être proche de nos membres-assurés, mais également de redonner à la communauté. », a déclaré Mme Maryse Morel, directrice générale de Promutuel Assurance Centre-Sud. «Nous espérons que cette initiative encouragera les gens à adopter un mode de vie plus sain et écologique.»

Le CRECQ, un partenaire clé pour le développement de projets environnementaux en région , est heureux de collaborer avec Promutuel Assurance Centre-Sud pour ce projet. « L’accès à ces vélos sera offert gratuitement afin de permettre aux citoyens de réduire l’utilisation de leur voiture au profit d’un mode de déplacement écoresponsable. Il s’agit là d’une façon agréable et concrète de lutter contre les changements climatiques, qui est l’une des grandes priorités de notre organisation environnementale », a déclaré Mme Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ.

« Les élus du conseil municipal sont enchantés de cette initiative qui s’inscrit pleinement dans le déploiement de notre Plan de mobilité durable. Proposer des alternatives à l’auto solo pour se déplacer en ville est extrêmement positif et l’implantation de vélos électriques permettra aux Drummondvillois et aux Drummondvilloises d’apprivoiser ce mode de déplacement sur leur territoire. C’est en posant des gestes concrets et structurants que nous évoluerons dans nos habitudes, et ce, au bénéfice de notre planète et de notre santé », a commenté Mme Sarah Saint-Cyr-Lanoie, conseillère municipale du district 5 et déléguée à l’environnement.

Les stations de vélopartage, dont le fournisseur est Bewegen Technologies Inc, seront équipées de technologies de pointe pour assurer une expérience de location facile et sécurisée. Les utilisateurs pourront créer un compte en ligne ou utiliser l’application mobile pour accéder au service de vélopartage. Les vélos seront équipés d’un système de verrouillage électronique permettant aux utilisateurs de les déverrouiller et de les verrouiller facilement à la fin de leur trajet.

Les vélostations seront nommées VéLÀ en clin d’oeil au phylactère « LÀ » utilisé par Promutuel Assurance dans ses nombreuses campagnes publicitaires.

En mars dernier, plus de 150 experts de la question environnementale et de l’aménagement du territoire se sont réunis à Drummondville, en compagnie de nombreux élus de la région du sud du Québec, afin de participer à un état des lieux sur l’enjeu de la connectivité des milieux naturels.

« En région, nous avons développé une grande expertise en matière de conservation des milieux naturels et des corridors écologiques qui les relient. Lors du Forum sur la connectivité des milieux naturels, nous avons profité de l’occasion pour partager nos connaissances en la matière et ainsi assurer l’intégration et l’opérationnalisation du concept sur le terrain. En outillant tant les acteurs des milieux urbains, agricoles et forestiers, on souhaite créer un mouvement d’engagement dans la démarche qui aura des retombées à l’échelle de la province pour limiter les effets négatifs des changements climatiques et de la fragmentation des habitats naturels », indique Andréanne Blais, directrice générale du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ).

Rappelons que l’intégration du concept de connectivité des milieux naturels dans l’aménagement du territoire est essentielle afin de soutenir la diversité biologique et agir en matière de lutte aux changements climatiques.

Le Forum sur la connectivité des milieux naturels, présenté par la ville de Drummondville, a été mise en place par le CRECQ, en collaboration avec les CRE de la Montérégie, de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie, ainsi que l’Initiative québécoise Corridors écologiques (IQCÉ).

Ce projet a été réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada.

Cet évènement vient soutenir la vision de l’IQCÉ et reçoit une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

5 avril 2023 – L’industrie du textile
Il faut se l’avouer, nos choix vestimentaires ont un impact sur l’environnement.

Ces dernières années, on a beaucoup parlé de fast fashion, mais avec de grosses compagnies comme Shein et H&M, on parle maintenant d’ultra fast fashion avec des collections qui sortent de façon hebdomadaire, voire de façon quotidienne. Cette surproduction et cette surconsommation ont bien entendu un coût environnemental majeur.

Non seulement le consommateur moyen dépense 60% de plus pour se vêtir qu’au début des années 2000, mais en plus, il garde ses vêtements deux fois moins longtemps. En janvier dernier, Recyc-Québec dévoilait les résultats du bilan de la gestion des matières résiduelles au Québec. À la suite d’une caractérisation des déchets effectuées entre octobre 2019 et novembre 2020, Recyc-Québec a constaté que les textiles sont l’une des catégories de matières éliminées qui ont connu une forte hausse, soit 82% depuis 2011.

L’industrie du textile est l’une des industries les plus polluantes. Elle est responsable de 10% des GES émis dans le monde. Il y a, bien entendu, ce que cette production émet en CO2 par le transport des vêtements, mais également ce qu’elle émet en les produisant. La vaste majorité des vêtements étant produite en Asie, le type d’énergie utilisé pour la production est issu d’énergie non renouvelable et très polluante. Au-delà des émissions de GES, il y a la consommation immense en eau douce qui est nécessaire à la fabrication des textiles et des teintures. C’est 4% de l’eau potable disponible dans le monde qui est utilisé pour produire nos vêtements.

Des solutions, il y en a :
Le choix des matières est très important, puisque les textiles synthétiques polluent lors d’un simple lavage. Ce sont des millions de microfibres qui sont rejetés dans l’eau. Il est évalué qu’un tiers des microplastiques présents dans les océans provient de l’industrie du textile. Les matières naturelles sont donc à préconiser.

Il faut aussi penser à diminuer notre empreinte carbone liée au transport. C’est donc dire, acheter de l’économie locale et encourager les entrepreneurs d’ici. C’est une façon également de ne pas perdre le savoir-faire lié à l’industrie du vêtement. En encourageant des fabricants locaux, nous profitons également de normes environnementales et sociales plus strictes.

Il ne faut surtout pas oublier qu’il y a toujours une alternative à l’achat de vêtements neufs. Avec toutes les friperies, les sites de revente en ligne et les activités où l’on peut troquer nos vêtements, toutes les solutions sont à notre disposition pour de acheter seconde main. C’est mieux d’acheter des vêtements qui existent déjà, plutôt que d’en produire toujours plus. L’argument financier n’est pas à négliger non plus, puisque les vêtements de seconde main sont très abordables.

De plus, à la fin du cycle d’usage de nos vêtements, n’oubliez pas de les recycler au lieu de les envoyer vers les sites d’enfouissement. Plusieurs organismes s’autofinancent en opérant des friperies. Encourageons-les! Ils sont un bel exemple d’économie circulaire.

Et comme dans tous les domaines liés à la consommation, l’idéal sera toujours de réduire à la source.

Sarah Saint-Cyr Lanoie
Conseillère municipale, district 5, Ville de Drummondville

Biologiste d’un jour
Si vous vous baladez dans l’ancienne sablière WM à Drummondville, gardez l’œil ouvert et tendez l’oreille, car de nombreuses espèces d’oiseaux champêtres s’y retrouvent:

La crécerelle d’Amérique : Écouter

L’hirondelle de rivage : Écouter

L’hirondelle bicolore : Écouter

L’hirondelle rustique : Écouter

L’hirondelle noire : Écouter

Le moqueur roux : Écouter

Le pluvier Kildir : Écouter

Le Tyran tritri : Écouter

Forum interrégional sur la mobilité durable
Quand : 12 avril 2023
Où : Hôtel Le Victorin, Victoriaville

Webinaire sur la mobilité durable
Quand : 29 mars et le 5 avril 2023
Où : en ligne

Tarif préférentiel – Non-membre
Valide jusqu’au 28 février 2023

Événement et webinaires – 105,00$
Événement seulement – 85,00$
Webinaire seulement – 40,00$

Tarif régulier 
Événement et webinaires – 120,00$
Événement seulement – 100,00$
Webinaire seulement – 50,00$

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec, en collaboration avec les conseils régionaux de l’environnement (CRE) de Chaudière-Appalaches, de l’Estrie, de la Mauricie et de la Montérégie, vous invite à prendre part au Forum interrégional sur la mobilité durable, réalisée dans le cadre du projet Climat de changement.

RÉSUMÉ
Lors du forum interrégional sur la mobilité durable, différents experts présenteront des conférences sur divers sujets reliés à la mobilité durable, tels que: l’état des lieux de la mobilité durable au Québec, intermodalité, multimodalité, accessibilité universelle, mobilité en tant que service (MAAS), dépendance à la voiture, avenir de nos transports collectifs, etc.

WEBINAIRES
Mentionnons qu’en marge de ce Forum, deux webinaires seront offerts les mercredi 29 mars et 5 avril prochains en matinée (8 h 45 à 12 h 00), afin d’offrir des ateliers complémentaires sur divers sujets incontournables de la mobilité durable.

Ce projet a été réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada.

* Le tarif préférentiel membre s’adresse aux membre des Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches, de l’Estrie, de la Mauricie et de la Montérégie

Forum interrégional sur la connectivité des milieux naturels
Quand : 21 mars 2023
: Centrexpo Cogeco de Drummondville

Tarif Préférentiel
Inscription avant le 15 février 2023
Tarif membre d’un CRE : 60$
Tarif non-membre d’un CRE : 75$
Tarif virtuel demie journée : 40$

Tarif régulier

Tarif membre d’un CRE : 75$
Tarif non-membre d’un CRE : 90$
Tarif virtuel demie journée : 40$

RÉSUMÉ
Le forum interrégional vise à sensibiliser les instances municipales et leurs partenaires à l’importance de la conservation des milieux naturels dans une perspective d’adaptation aux changements climatiques. Plusieurs experts seront sur place pour informer et outiller adéquatement les participants afin d’assurer l’intégration et l’opérationnalisation du concept de connectivité écologique. Des sujets tels l’aménagement, le développement et la conservation des milieux naturels seront abordés.

L’événement est coordonné par le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) et réalisé en collaboration avec les CRE de la Montérégie, de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie, ainsi que l’Initiative québécoise Corridors écologiques (IQCÉ), dans le but de regrouper l’ensemble des acteurs du milieu de l’ensemble du sud du Québec.

Ce projet a été réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada.

Cet évènement vient soutenir la vision de l’IQCÉ et reçoit une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

Le CRECQ à la recherche de l’Engoulevent bois-pourri

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) se mobilise actuellement pour la conservation de l’engoulevent bois-pourri, un oiseau menacé en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

L’engoulevent bois-pourri est un oiseau nocturne qui connait un fort déclin, entre autres à cause de la diminution marquée des populations d’insectes. La perte de milieux humides et l’utilisation des pesticides en sont principalement la cause. Cette espèce fait également face à la perte et à la dégradation de son habitat, en plus d’être très susceptible à la prédation étant donné que sa nidification se fait exclusivement au sol.

« Tous ces facteurs font en sorte que la conservation de l’habitat de l’engoulevent bois-pourri est prioritaire, explique Rébecca Matte, chargée du projet espèces en périls au CRECQ. Nous sommes à sa recherche sur l’ensemble du territoire du Centre-du-Québec et on souhaite solliciter l’aide des citoyens qui l’auraient aperçu ou entendu lors des précédentes saisons estivales. L’aide de la population nous est extrêmement utile pour bien identifier les habitats que l’espèce utilise pour nicher et s’alimenter. »

« Les propriétaires de terrains privés où sera identifié l’habitat de l’engoulevent bois-pourri auront l’opportunité de recevoir un accompagnement personnalisé et gratuit de la part de l’équipe du CRECQ. Notre organisation environnementale a su développer au fil du temps une approche de conservation volontaire qui place les propriétaires au centre de la démarche », indique Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ.

Comment le reconnaitre ?
Durant l’été, l’engoulevent bois-pourri vient nicher dans les secteurs forestiers du Centre-du-Québec. Son plumage brun et gris, aux allures de bois pourri, lui permet de se camoufler facilement dans la forêt. Cet oiseau peu commun est rarement vu, mais souvent entendu. Il est l’un des seuls oiseaux à chanter la nuit et son chant particulier, s’apparentant à « ouîp-pour-ouîl » est facilement reconnaissable.

Il s’agit d’un oiseau nocturne qui se nourrit d’insectes volants. Il a besoin d’une mosaïque d’habitats particulière pour subvenir à ses différents besoins. Pour la nidification, l’engoulevent bois-pourri recherche surtout de jeunes forêts ou des forêts clairsemées. Pour l’alimentation, l’engoulevent a plutôt besoin de milieux ouverts, comme des milieux humides ouverts ou arbustifs, des champs agricoles ou tout autre milieu non boisé, mais où des perchoirs sont disponibles, puisqu’il détecte ses proies à partir d’un perchoir.

Vous pensez avoir entendu l’engoulevent bois-pourri ?
En vue de la poursuite du projet en 2023, le CRECQ est à la recherche de mentions d’écoute de l’oiseau durant les nuits estivales au Centre-du-Québec. Les personnes qui pensent avoir entendu l’engoulevent bois-pourri peuvent communiquer avec Rébecca Matte par courriel, à rebecca.matte@crecq.qc.ca.