Forum interrégional sur la mobilité durable
Pour une approche intégrée en mobilité durable et des solutions ambitieuses pour nos collectivités locales

Une 2e édition réussie sous le signe de la mise en œuvre des plans régionaux des milieux humides et hydriques
Forum national sur les plans régionaux des milieux humides et hydriques
« C’est plus de 425 personnes concernées de près ou de loin par l’élaboration et la mise en œuvre des plans régionaux des milieux humides et hydriques (PRMHH) qui ont pris part à la 2e édition du Forum national sur les PRMHH, annonce d’emblée Martin Lapointe, président de l’Association des aménagistes régionaux du Québec. Le G6 s’est surpassé pour offrir une programmation complète et diversifiée, offrant aux municipalités régionales de comté (MRC) et à l’ensemble des acteurs concernés de l’information de qualité pour assurer la conservation des milieux humides et hydriques partout en province. »
L’événement, qui a eu lieu au Centre des congrès de Québec les 21 et 22 février dernier, a accueilli plus d’une quarantaine de conférenciers et de conférencières qui ont traité de la question sous tous ses angles, en plus de mettre en lumière de nombreuses initiatives innovantes.
« La programmation a été conçue dans le but d’outiller les intervenants sur les différents enjeux pratiques, juridiques et communicationnels que comportent l’élaboration et la mise en œuvre des PRMHH. Cette mine d’information sera colligée dans les actes du forum, qui seront rendus accessibles à tous afin d’assurer la pérennité des connaissances qui ont été partagées lors de l’événement », indique Andréanne Blais, coordonnatrice du comité organisateur du G6.
La tenue de ce forum a été rendue possible grâce à la collaboration du Groupe des six (G6), composé de différents représentants du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), de l’Association des aménagistes régionaux du Québec (AARQ), de l’Association des gestionnaires régionaux des cours d’eau du Québec (AGRCQ), du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), du Regroupement des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) et de Stratégies Saint-Laurent.
Ce forum a bénéficié d’une aide financière du gouvernement du Québec et de la Ville de Québec.

6 mars 2023 – La connectivité écologique
La connectivité est un mot de plus en plus répandu, mais qu’elle en est la signification exactement? Il s’agit avant tout d’un terme pour décrire les passages naturels empruntés par la faune pour se déplacer d’un habitat à l’autre. Il existe plusieurs concepts de connectivité que ce soit à l’échelle du paysage, fonctionnelle ou encore structurelle. De plus, la connectivité peut être adaptée à une grande variété d’échelles spatiales.
Face à la perte et la fragmentation des milieux naturels, reconnues comme étant les principales causes de la diminution de la biodiversité sur la planète, plusieurs organisations et gestionnaires à travers le monde intègrent progressivement le concept de la connectivité des milieux naturels à la gestion et l’aménagement durable du territoire. Il apparaît en effet que la plupart des espèces s’adaptent mieux, notamment à la suite d’une modification de leur habitat, dans un réseau de milieux naturels connectés que dans un environnement fragmenté.
On nomme ces milieux connectés des corridors naturels ou écologiques. Il peut s’agir d’ensembles de boisés, de milieux humides, de friches, de bandes riveraines. Les scientifiques classent les corridors naturels en deux catégories, soit les corridors terrestres et les corridors aquatiques. Ces corridors naturels se trouvent autant en zones rurales que dans les milieux urbains et sont primordiaux pour la dispersion des espèces végétales et pour le déplacement des animaux en toute sécurité afin qu’ils puissent se nourrir, s’abriter ou se reproduire. En somme, ces corridors sont essentiels à la préservation de la biodiversité et au maintien des services écosystémiques rendus pas les milieux naturels.
En 2017, le conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a rejoint l’Initiative québécoise corridors écologiques (IQCÉ), un grand mouvement provincial mis en place et coordonné par Conservation de la nature Canada. Cette initiative regroupe plusieurs acteurs de différentes régions du Québec pour proposer une approche collective de la conservation des corridors naturels. Dans le cadre de de l’IQCÉ, des boîtes à outils ont été créées pour aider les acteurs à mettre en place des moyens pour préserver les milieux naturels connectés par des corridors écologiques.
Ces boîtes à outils seront d’ailleurs explorées et travaillées en groupes lors du forum interrégional sur la connectivité des milieux naturels qui se teindra le 21 mars prochain au Centrexpo de Drummondville. Cet évènement est coordonné par le CRECQ en collaboration avec les CRE de la Montérégie, de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie, ainsi que l’Initiative québécoise Corridors écologiques (IQCÉ). Cet évènement vise à sensibiliser les instances municipales et leurs partenaires à l’importance de la conservation des milieux naturels dans une perspective d’adaptation aux changements climatiques. Plusieurs experts seront sur place pour informer et outiller adéquatement les participants afin d’assurer l’intégration et l’opérationnalisation du concept de connectivité écologique. Des sujets tels l’aménagement, le développement et la conservation des milieux naturels seront abordés.
Par ailleurs, le CRECQ se mobilise pour la conservation des corridors depuis 2012, que ce soit par :
- l’accompagnement des organismes régionaux et des propriétaires privés;
- l’aménagement des corridors par la plantation d’arbres ou la création de prairies;
- le partage de connaissances lors de journées immersives.
Patricia Gagnon
Biologiste, Chargée de projet milieux naturels
Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec

1 février 2023 – Bilan : 15e Conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP-15)
La Ville de Montréal fut l’hôte du 7 au 19 décembre 2022 de la 15e conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique des Nations unies (COP 15). Cette rencontre internationale a pour objectif de développer un cadre mondial commun pour restaurer et protéger la biodiversité.
La cible phare de cette conférence demeure la protection de 30 % des milieux naturels terrestres et marins d’ici 2030. Or, à l’échelle planétaire, 17 % des écosystèmes terrestres et 8 % des écosystèmes marins sont actuellement protégés. La mise en application de cet accord constitue certes un défi de taille compte tenu de l’ampleur politique de l’enjeu. Par exemple, nous avons pu constater durant les négociations de la COP15 les divergences en ce qui a trait au financement qui devrait être accordée aux populations des pays du Sud, généralement plus touchées par la perte de biodiversité. Aussi, l’aspect non-contraignant qui caractérise ce type d’accord, fait l’objet de critiques de la part de la société civile.
Les causes sous-jacentes à la perte de biodiversité
En marge de la COP15, plusieurs membres de la société civile se sont mobilisés pour réfléchir aux causes sous-jacentes à la perte de biodiversité, comme la surconsommation, l’urbanisation et la production non durable. Ces causes sous-jacentes découlent de l’organisation de la production et de la satisfaction des besoins au sein d’un système économique qui alimente la crise climatique actuelle. Or, le Collectif COP15, qui regroupe plus de 80 organisations, réclame des actions ambitieuses et concrètes pour la sauvegarde de la nature. Par le fait même, les prochaines COP devront accélérées la réflexion à propos des solutions aux causes sous-jacentes pour ainsi, mettre en œuvre les changements systémiques qui s’imposent. Tel que souligné par Alain Branchaud, biologiste et directeur général de la section québécoise de la Société pour la nature et les parcs du Canada, cette mobilisation citoyenne doit faire en sorte qu’il n’y ait plus jamais aucune COP où on va mettre de côté ces enjeux importants.
Biodiversité et climat : un arrimage s’impose
En marge de la COP15, le Comité consultatif sur les changements climatiques a déposé un avis qui a pour titre Climat et biodiversité : redéfinir notre rapport à la nature dans lequel on souligne à juste titre que la biodiversité et le climat sont intrinsèquement liées. Ayant pour mission de conseiller le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, le comité recommande au gouvernement du Québec l’adoption d’une première stratégie nationale de la biodiversité qui considère l’interaction entre les changements climatiques et la biodiversité.
Des gestes concrets pour protéger la biodiversité au Centre-du-Québec
Par l’entremise de divers projets, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) est déjà à pied d’œuvre sur le terrain afin de protéger notre biodiversité. En 2023, nous voulons atteindre notre objectif de planter 15 000 arbres au Centre-du-Québec pour ainsi, consolider nos corridors écologiques. Pour sa part, l’organisme Nature-Avenir continuera ses démarches visant l’acquisition de propriétés à perpétuité dans le but d’assurer la conservation des milieux naturels. Cette contribution s’inscrit par ailleurs dans nos efforts pour lutter contre les changements climatiques et protéger la biodiversité.
En complément d’information :
Comité consultatif sur les changements climatiques. Climat et biodiversité : redéfinir notre rapport à la nature
https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/environnement/publications-adm/organismes-lies/comite-consultatif-changements-climatiques/climat-biodiversite-redefinir-rapport-nature.pdf?1670593669

Dans une volonté de mieux outiller les municipalités du sud du Québec pour faire face aux défis des prochaines décennies en matière de mobilité durable, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) présentera le Forum interrégional sur la mobilité durable, le 12 avril 2023 à Victoriaville.
Réalisé dans le cadre du projet Climat de changement, en collaboration avec les conseils régionaux de l’environnement (CRE) de Chaudière-Appalaches, de l’Estrie, de la Mauricie et de la Montérégie, l’événement abordera une variété d’enjeux liés au transport des personnes en misant sur la complémentarité des différents modes de transport et les approches innovantes.
« Pour atteindre nos objectifs climatiques, nous devons travailler collectivement à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur des transports. D’où l’importance de mettre en place une stratégie intégrée entre les différentes offres de service en transport », souligne Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ.
Fait à noter, ce forum sera l’hôte de La balado de Fred Savard où un épisode complet y sera enregistré devant public durant lequel seront explorés les divers angles de la mobilité durable en compagnie d’invités et de collaborateurs de l’émission.
« Le secteur des transports contribue grandement à l’accroissement des émissions de GES au Québec. Ici au Centre-du-Québec, 90 % des déplacements domicile-travail se font en auto-solo. Il faut impérativement repenser nos façons de se déplacer sur le territoire. Ainsi, ceux et celles qui œuvrent ou s’intéressent à la planification et à la gestion des systèmes de transport de personnes, et ce tant en milieu urbain, que rural, sont invités à prendre part à ce grand rassemblement », explique M. Claude Lefebvre, président du CRECQ.
Mentionnons qu’en marge de ce Forum, deux webinaires seront offerts les mercredi 29 mars et 5 avril prochains en matinée, afin d’offrir des ateliers complémentaires sur divers sujets incontournables de la mobilité durable. Pour de plus amples informations : www.crecq.qc.ca
Ce projet a été réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada.
Les inscriptions sont ouvertes sur le site web du CRECQ où il est possible de profiter d’une offre de lancement jusqu’au 28 février 2023.

Saviez-vous que les écosystèmes pourraient fournir plus d’un tiers des efforts mondiaux nécessaires à la lutte aux changements climatiques d’ici 2030? Contrairement à la plupart des technologies mises de l’avant dans le contexte climatique actuel, les solutions fondées sur la nature offrent des co-bénéfices importants pour l’environnement, la biodiversité et la société. Ce webinaire se veut une occasion de partager des exemples de bonnes pratiques et d’initiatives concrètes et inspirantes afin de soutenir et accompagner les différents acteurs dans la lutte aux changements climatiques.
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) vous invite à visionner le webinaire des Solutions fondées sur la Nature, réalisée dans le cadre du projet Climat de changement.
Les Solutions fondées sur la nature sont un ensemble d’actions visant à protéger, gérer durablement et restaurer les écosystèmes naturels et modifiés tout en répondant aux défis sociétaux de manière efficace et adaptative. Elles ciblent des défis majeurs tels que les changements climatiques, la réduction des gaz à effet de serre, la réduction des risques de catastrophe, la sécurité alimentaire et hydrique, la perte de biodiversité et la santé humaine, et sont essentielles à un développement économique durable.
Contrairement à la plupart des technologies mises de l’avant pour capter du carbone ou s’adapter aux impacts du climat, les Solutions fondées sur la nature offrent aussi des co-bénéfices importants pour l’environnement, la biodiversité et la société.
Ce projet a été réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada.


Forum biodiversité : le CRECQ et Nature-Avenir réunissent les intervenants en environnement du Centre-du-Québec
L’organisme de conservation Nature-Avenir et le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), ont réuni différentes instances municipales, ainsi que les principaux organismes environnementaux de la région, le 26 janvier dernier, dans le cadre d’un Forum sur la biodiversité.
Lors de cette journée de partage d’expertise sur les différents enjeux touchant les milieux naturels du Centre-du-Québec, les organisateurs ont eu l’occasion de présenter les nombreux projets de biodiversité et de conservation volontaire qu’ils mènent actuellement sur le territoire.
« Ce forum est une opportunité importante pour nous de réunir les principaux intervenants environnementaux qui œuvrent dans la région afin d’assurer le partage de connaissances et le réseautage. On souhaite ainsi créer des occasions de collaboration et de concertation qui ont le souhaite, mèneront à la création de nouveaux projets qui assureront le maintien de la biodiversité. » – Andréanne Blais, présidente de Nature-Avenir et directrice générale du CRECQ.
Ce Forum sur la biodiversité a été réalisé grâce au financement du gouvernement du Québec, octroyé à la Conservation de la nature Canada (CNC) et ses partenaires dans le cadre de la 15e Conférence des parties à la convention des Nations Unies sur la diversité biologique.

Biologiste d’un jour
Vous êtes invités à écouter le chant des espèces d’oiseaux qui ont été vues ou entendues dans les différents noyaux d’intérêts de conservation du Centre-du-Québec.
Noyau #1
INVENTAIRE 2024
Hirondelle rustique : Écouter
Grand héron : Écouter
Pioui de l’Est : Écouter
Pic flamboyant : Écouter
Martin pêcheur d’Amérique : Écouter
Grive des bois : Écouter
Busard des marais : Écouter
Buse à épaulettes : Écouter
Urubu à tête rouge : Écouter
Paruline du Canada : Écouter
Grive solitaire : Écouter
Noyau #2
INVENTAIRE 2023
Noyau #6
INVENTAIRE 2024
Grèbe à bec bigarré : Écouter
Troglodyte des marais : Écouter
Carouge à épaulettes : Écouter
Guifette noire : Écouter
Pioui de l’Est : Écouter
Butor d’Amérique : Écouter
Paruline jaune : Écouter
Moucherolle tchébec : Écouter
Marouette de Caroline : Écouter
Corneille d’Amérique : Écouter
Tourterelle triste : Écouter
Passerin indigo : Écouter
Grive fauve : Écouter
Tyran huppé : Écouter
Tyran tritri : Écouter
Goeland à bec cerclé : Écouter
Hirondelle bicolore : Écouter
Canard colvert : Écouter
Bruant chanteur : Écouter
Grand héron : Écouter
Quiscale bronzé : Écouter
Bécassine de Wilson : Écouter
Sterne pierregarin : Écouter
Harle couronné : Écouter
Canard noir : Écouter
Viréo à yeux rouges : Écouter
Grive des bois : Écouter
Paruline flamboyante : Écouter
Paruline masquée : Écouter
Cormoran à aigrette : Écouter
Chardonneret jaune : Écouter
Pygargue à tête blanche : Écouter
Goéland marin : Écouter
Gravelot kildir : Écouter
Bruant des marais : Écouter
Chevalier à pattes jaunes : Écouter
Canard carolin : Écouter
Canard souchet : Écouter
Bernache du Canada : Écouter
Petit blongios : Écouter
Grive solitaire : Écouter
Grand pic : Écouter
Martin pêcheur D’Amérique : Écouter
Noyau #10
INVENTAIRE 2024
INVENTAIRE 2023
Noyau #11
INVENTAIRE 2023
Grive solitaire : Écouter
Bruant à gorge blanche : Écouter
Paruline masquée : Écouter
Gélinotte huppée : Écouter
Geai bleu : Écouter
Corneille d’Amérique : Écouter
Roitelet à couronne dorée : Écouter
Pic flamboyant : Écouter
Colibri à gorge rubis : Écouter
Pioui de l’Est : Écouter
Sitelle à poitrine rousse : Écouter
Chardonneret jaune : Écouter
Jaseur d’Amérique : Écouter
Mésange à tête noire : Écouter
Noyau #13
INVENTAIRE 2023
Moqueur chat : Écouter
Paruline masquée : Écouter
Tyran tritri : Écouter
Passerin indigo : Écouter
Paruline à ailes dorées : Écouter
Moucherolle des aulnes : Écouter
Hirondelle de rivage : Écouter
Engoulevent bois-pourri : Écouter
Pioui de l’Est : Écouter
Petite buse : Écouter
Grive solitaire : Écouter
Paruline couronnée : Écouter
Bruant chanteur : Écouter
Geai bleu : Écouter
Viréo aux yeux rouges : Écouter
Moucherolle phébi : Écouter
Noyau #16
INVENTAIRE 2023
Urubu à tête rouge : Écouter
Épervier de Cooper : Écouter
Bruant à gorge blanche : Écouter
Grive solitaire : Écouter
Bruant chanteur : Écouter
Paruline masquée : Écouter
Bruant des marais : Écouter
Moucherolle des aulnes : Écouter
Passerin indigo : Écouter
Moqueur chat : Écouter
Jaseur d’Amérique : Écouter

Le CRECQ en action pour la conservation des oiseaux champêtres
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) mène actuellement une campagne de sensibilisation et de mobilisation auprès des propriétaires agricoles du Centre-du-Québec pour la conservation des oiseaux champêtres, un groupe d’oiseaux en péril au Canada.
« Les oiseaux champêtres subissent les déclins les plus importants et les plus constants parmi les différents groupes d’oiseaux en péril au pays. Ceux-ci jouent un rôle essentiel en milieu agricole en contrôlant notamment, les insectes ravageurs présents dans les cultures, comme les champs, les prairies et les pâturages. L’intensification agricole et la modernisation des pratiques au fil des ans ont entrainé des changements considérables dans la diversité et la qualité des milieux ruraux. On souhaite donc agir pour outiller les propriétaires agricoles et ainsi, avoir une incidence favorable sur la conservation de l’habitat des oiseaux champêtres », indique Rébecca Matte, chargée du projet Espèces en péril au CRECQ.
Une démarche de conservation volontaire et gratuite
Le CRECQ offre gratuitement son service d’accompagnement aux propriétaires qui souhaitent participer à la démarche de conservation volontaire. « Nous entrons en contact avec les propriétaires ciblés et leur proposons un inventaire d’oiseaux champêtres sur leur propriété. Ensuite, nous leur remettons un document personnalisé qui les guidera dans le choix des différentes mesures mises à leur disposition pour assurer la conservation de cette faune particulière », affirme Camille Pelletier-Guittier, biologiste et agente de projets au CRECQ. « À la fin de la démarche, les producteurs agricoles peuvent s’engager à faire certaines actions, qu’ils sélectionneront eux-mêmes. Par exemple, on peut penser à retarder la première fauche au mois de juillet ou simplement s’engager à éviter de faucher la nuit », ajoute-t-elle.
Projets en cours
Depuis 7 années, le CRECQ accompagne les propriétaires privés en milieu agricole intéressés à agir pour protéger l’habitat des oiseaux champêtres aux quatre coins du Centre-du-Québec. Les régions où l’on retrouve une concentration importante de champs de foin et de pâturage sont particulièrement intéressantes. C’est le cas tout particulièrement pour les municipalités situées en bordure des Appalaches. Notons qu’à l’été 2022, c’est plus de 16 fermes de la région qui ont été inventoriées à la recherche de la faune champêtre. L’initiative des propriétaires à mettre en œuvre certaines pratiques a des impacts considérables sur la survie de ces espèces d’oiseaux.
Vous souhaitez entamer une démarche de conservation volontaire avec le CRECQ ?
En vue de la poursuite du projet en 2023, le CRECQ est à la recherche de propriétaires agricoles du Centre-du-Québec qui ont des cultures pérennes (foin), des pâturages ou des friches sur plus de 10 ha. Ceux-ci auront l’opportunité d’être accompagnés dans la mise en œuvre d’action de conservation afin de contribuer au rétablissement des oiseaux champêtres.
Les personnes intéressées par la démarche peuvent contacter Rébecca Matte à rebecca.matte@crecq.qc.ca ou par téléphone au 819 475-1048, poste 218.
Rappelons que le projet a été soutenu financièrement par la Fondation de la faune du Québec et Environnement Canada par l’entremise du Programme de l’intendance de l’habitat pour les espèces en péril.

Deuxième Forum national sur les plans régionaux des milieux humides et hydriques :
la mise en œuvre des plans régionaux à l’honneur
21 et 22 février 2023
L’élaboration des plans régionaux des milieux humides et hydriques (PRMHH) par les municipalités régionales de comté (MRC) et les villes à compétence de MRC va bon train, et leur mise en œuvre approche. Le moment est donc venu d’inviter les instances municipales et leurs partenaires à participer au deuxième Forum national sur les plans régionaux des milieux humides et hydriques, qui se tiendra les 21 et 22 février 2023 au Centre des congrès de Québec.
Cette nouvelle édition du forum vise à mieux outiller les participants pour la mise en œuvre des actions qui assureront la conservation des milieux humides et hydriques de leur territoire respectif.
« Après trois ans de travail, un temps de réflexion s’avère pertinent pour assurer le succès de la mise en œuvre des plans d’action des PRMHH. Ce forum permettra aux participants d’acquérir des connaissances précises et de renforcer leurs capacités pour assurer le déploiement des actions découlant de leur plan. Par le partage d’expériences vécues par d’autres MRC, ils pourront découvrir des moyens pour concilier développement et conservation des milieux naturels sur leur territoire respectif », mentionnent les six organisateurs partenaires.
L’inscription à tarif préférentiel est possible dès maintenant, et ce, jusqu’au 15 décembre 2022, sur le site Web de l’Association des aménagistes régionaux du Québec. Il sera par ailleurs toujours possible de s’inscrire après cette date, mais au tarif régulier. Les participants pourront découvrir sur le site Web une programmation diversifiée et axée sur la mise en œuvre des plans régionaux. Les conférencières et conférenciers ainsi que les partenaires seront annoncés progressivement d’ici l’événement.
Rappelons que le premier forum s’était tenu en février 2019 et qu’il avait pour objectif d’outiller les instances municipales et leurs partenaires dans l’élaboration des PRMHH. Les conférences, de même que les actes de ce premier forum, sont toujours disponibles sur le site Web de l’Association des aménagistes régionaux du Québec.
Le Forum national sur les plans régionaux des milieux humides et hydriques est une initiative du Groupe des six (G6), un regroupement composé de l’Association des aménagistes régionaux du Québec, de l’Association des gestionnaires régionaux des cours d’eau du Québec, du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec, du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, de Stratégies Saint-Laurent et du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
Les PRMHH sont des outils de planification du territoire visant à identifier et à planifier la conservation des milieux humides et hydriques d’intérêt présents dans les différentes MRC du Québec. En concertation avec les organismes de bassins versants, les conseils régionaux de l’environnement et les tables de concertation régionales de leur territoire, ces dernières ont pour mandat d’élaborer et de mettre en œuvre un PRMHH dans une perspective de gestion intégrée par bassin versant, et ce, dans le but d’identifier les milieux humides et hydriques ainsi que les problématiques pouvant les affecter.

9 janvier 2023 – Accompagner et structurer les entreprises dans leur transition écologique, il suffit d’emboiter le premier pas!
Les PME et les changements climatiques au Québec : le temps d’agir
Le dernier rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), estime que les PME sont responsables de 60 % de la pollution industrielle au Canada. S’ajoute à cela, selon l’Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre (GES) que le secteur du transport représentait environ 43 % des émissions de GES et les industries environ 29 % en 2019.
La nécessité d’instaurer des meilleures pratiques écoresponsables
Nous constatons depuis quelques mois que les entreprises et leurs gestionnaires sont conscients de leurs impacts et ont cette volonté d’agir. Pourtant, les impacts environnementaux semblent difficiles à mettre en priorité. Initier cette transition est pourtant possible, notamment en bonifiant peu à peu ses pratiques d’affaires.
Par exemple, une entreprise peut rénover son bâtiment pour le rendre plus durable et diminuer ses coûts d’entretien et d’opération par la même occasion. Elle peut également instaurer davantage de pratiques d’économie circulaire pour diminuer ses résidus et ses coûts d’enfouissement ou encore mettre en place des circuits courts dans sa chaîne d’approvisionnement. Une entreprise peut également effectuer le bilan de ses émissions de GES afin d’identifier les principaux postes d’émission et ensuite agir pour réduire leurs impacts. Toutes ces initiatives engagent les entreprises dans la transition écologique et les placent ainsi en citoyen corporatif proactif en développement durable.
Un besoin d’accompagnement et de structuration
Pour cela, les PME ont souvent besoin d’accompagnement, par manque de ressources, de connaissances et de temps. On remarque une hausse de programmes disponibles ou de consultants pour aider les PME dans cette démarche. Je note également la mise en place de cohortes d’entreprises travaillant sur des thématiques environnementales, créant de nouvelles formes de collaborations entre entrepreneurs. Ce nouveau modèle leur permet de partager leurs enjeux, de trouver des pistes de solutions ensemble, et finalement de s’inspirer entre eux.
Des programmes de financement et d’accompagnement disponibles
Lorsque l’on parle de programme d’aide en développement durable, on peut penser par exemple aux subventions ou aux financement avantageux permettant aux entreprises d’entamer leur transition écologique. Citons par exemple le Fonds Écoleader qui a soutenu près d’une centaine d’entreprises de la région centricoise à obtenir de l’expertise externe depuis 2019 pour prendre le virage vert, ou encore le nouveau Fonds Écopropulsion (disponible dans Arthabaska et L’Érable). On retrouve également différents programmes d’accompagnement en développement durable dans la région qui proposent des accompagnements à moindre coûts. Je cite entre autres la Démarche d2 portée par la Corporation du développement durable et l’Accompagnement PROAction de la SADC Nicolet-Bécancour. Ces programmes sont de véritables coups de pouces pour les PME. En plus de ces ressources régionales, il existe une panoplie de firmes de services-conseils selon les besoins spécifiques des entreprises.
J’invite ainsi les entreprises et les organisations à passer à l’action et à communiquer avec moi-même pour faire partie de cette transition!
Andoniaina Ranaivoson
Conseillère en pratiques écoresponsables et technologies propres, Fonds Écoleader Centre-du-Québec, Corporation du développement durable





