3 octobre 2022 – Dépendance à l’automobile et urgence climatique : un changement s’impose

Bien malgré nous, l’automobile occupe une place importante dans nos vies et dans nos sociétés. À l’échelle québécoise, l’automobile représente 68,5 % des déplacements alors qu’au Centre-du-Québec, ce pourcentage s’élève à environ 90 %. Notre dépendance à l’automobile est l’une des grandes responsables de la crise climatique que nous vivons présentement. En effet, le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous informe que les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) sont toujours en hausse. L’accroissement du nombre de véhicules en circulation au Québec n’aide en rien à la situation. Le secteur des transports, dont fait partie l’automobile, constitue l’un des seuls secteurs où l’on enregistre une hausse des émissions de GES.

Le coût d’une automobile
L’automobile est pratiquement considérée de nos jours comme un bien essentiel. Cela dit, l’acquisition d’une automobile entraîne des coûts considérables. Selon les plus récentes données de Statistique Canada, l’achat d’une automobile, son entretien et sa consommation de carburant coûtent plus cher en moyenne que l’achat de nourriture. Tout ceci, sans oublier que l’automobile engendre des impacts environnementaux et sociaux importants.

La publicité automobile omniprésente dans l’espace public
Dans son plus récent ouvrage « Ville contre automobiles – Redonner l’espace urbain aux piétons », Olivier Ducharme pose un regard critique sur les constructeurs automobiles qui font obstacle à la transition écologique. L’auteur évoque les intérêts économiques de l’industrie automobile qui dispose d’un budget publicitaire annuel de près de 500 millions de dollars seulement pour le Québec, ce qui représente près de 15 % de tous les investissements faits dans la province.

Pour sa part, l’organisme Équiterre publie en 2021 un rapport mettant en lumière l’omniprésence et l’influence de la publicité automobile au Canada. Le rapport recommande aux gouvernements de mettre en place des politiques publiques restrictives et ambitieuses vis-à-vis l’industrie automobile afin de freiner la hausse des véhicules énergivores sur nos routes.

Le sous-financement des transports collectifs
La Politique de mobilité durable du Québec planifie augmenter l’offre de services en transport collectif de 5 % par année. Or, le financement du transport collectif périclite au profit du transport routier. À preuve, le Plan québécois des infrastructures pour les dix prochaines années (2022-2032) prévoit seulement 30 % de son financement au transport collectif, comparativement à 70 % en ce qui a trait au transport routier.

Des projets collaboratifs et mobilisateurs au Centre-du-Québec
En raison de son territoire majoritairement rural, la région du Centre-du-Québec doit composer avec son lot de défis en matière de mobilité durable. C’est pourquoi le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) travaille en partenariat avec les communautés locales, les industries et les citoyens dans le but d’élaborer des projets collaboratifs et mobilisateurs qui répondront aux besoins de la population. Face à l’urgence climatique, nous devons développer des alternatives en transport collectif et actif adaptées aux réalités de notre territoire.

Pierre Buisson
Chargé de projet Changements climatiques, CRECQ

 

Pour prolonger la réflexion
Livres
DUCHARME, Olivier, Villes contre automobiles : redonner l’espace urbain aux citoyens, Montréal, Écosociété, 2021.
BOYER, Stéphane, Des quartiers sans voitures : de l’audace à la réalité, Montréal, Somme toute, 2022.

Rapports
Analyse budgétaire du financement des réseaux de transports au Québec depuis 2013, Alliance TRANSIT
https://www.transitquebec.org/wp-content/uploads/2022/09/Alliance-TRANSIT-2022-Analyse-budge%CC%81taire-du-financement-des-re%CC%81seaux-de-transports-au-Que%CC%81bec-depuis-2013.pdf
SANS LIMITE : la publicité automobile au Canada, Équiterre
https://cms.equiterre.org/uploads/sanslimite-lapubliciteautomobileaucanada.pdf

Nature-Avenir et Drummondville protègent plus de 27 hectares de milieux humides

La Ville de Drummondville a officiellement fait don d’un terrain municipal vierge de 27,73 hectares, situé près du chemin de l’Aéroport, à Nature-Avenir, un organisme qui a pour mission la conservation des milieux naturels, dans l’objectif de protéger un vaste milieu humide. 

« À Drummondville, nous développons la ville, tout en assurant la conservation de nos milieux naturels d’intérêt. La protection de notre environnement est plus que jamais nécessaire, et nous croyons que la conservation de milieux naturels importants à notre écosystème nous permettra de léguer aux générations futures un milieu de vie plus favorable », a mentionné Stéphanie Lacoste, mairesse de Drummondville. 

« Cette importante donation permettra à Nature-Avenir d’assurer la protection du patrimoine naturel drummondvillois à perpétuité. De cette manière, on renforce considérablement nos écosystèmes, on soutient efficacement la biodiversité et on lutte concrètement contre les changements climatiques », indique Andréanne Blais, biologiste et présidente de Nature-Avenir. 

Don d’une propriété à haute valeur écologique
Adopté par les membres du conseil municipal en avril dernier, mais officialisé récemment, ce don d’une propriété à haute valeur écologique s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan de conservation des milieux naturels de la Ville adopté en octobre 2021. Concrètement, il s’agit d’une entente de servitude de conservation, afin que Nature-Avenir consolide la connectivité de l’ensemble des milieux naturels en région. 

Soulignons que les caractérisations du territoire ont permis de confirmer une zone d’occurrence de la salamandre à quatre orteils, une espèce indigène qui joue un rôle très important dans nos écosystèmes forestiers. 

Cette entente de collaboration relative à la conservation des milieux naturels est une première étape à une collaboration avec Nature-Avenir, puisque la Ville de Drummondville entend conserver d’autres milieux naturels d’intérêt au cours des prochaines années. 

Vous êtes propriétaire ou gestionnaire d’un stationnement aménagé de façon écoresponsable ou vous souhaitez le devenir? Sachez que le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), par l’entremise de la démarche Stationnement écoresponsable, offre gratuitement d’accompagner les propriétaires ou gestionnaires centricois dans la gestion, l’aménagement et la réglementation écoresponsable de leurs aires de stationnement.

On entend ici par stationnement écoresponsable un espace où le verdissement, la gestion des eaux pluviales, l’accès aux modes de transport durables et la réduction des îlots de chaleur et des gaz à effet de serre sont privilégiés. Ainsi, la plantation d’arbres et arbustes ainsi que la mise en place de bornes de recharge, de supports à vélo et de cases réservées au covoiturage sont quelques exemples d’aménagements écoresponsables.

OBTENIR L’ATTESTATION STATIONNEMENT ÉCORESPONSABLE
Les propriétaires ou gestionnaires qui ont déjà un aménagement écoresponsable de leur stationnement peuvent déposer leur candidature dans le but de recevoir l’Attestation Stationnement écoresponsable. Son obtention offre une grande visibilité aux propriétaires qui se distinguent par leur positionnement et leur engagement écoresponsable.

Rendez-vous au www.stationnementecoresponsable.com pour calculer le score d’écoresponsabilité de votre aire de stationnement sous l’onglet Attestation, section Processus. La date limite pour faire le dépôt de votre candidature est le 31 octobre 2022. Aucune dépense n’est exigée de votre part et notez que le CRECQ peut vous aider à compléter votre formulaire de candidature. Les lauréats sélectionnés seront ensuite conviés à un événement de reconnaissance en février 2023 où leur attestation officielle leur sera remise.

LE CRECQ VOUS ACCOMPAGNE GRATUITEMENT
Vous êtes intéressé à opter pour des solutions durables dans vos projets d’aménagements de stationnement? Le CRECQ vous offre un accompagnement gratuit et personnalisé. Pour plus d’info, vous pouvez joindre Arianne Lefebvre, chargée du projet Stationnement écoresponsable au Centre-du-Québec ou consulter le site Web Stationnement écoresponsable pour y trouver les outils et les documents de formations disponibles.

EN SAVOIR PLUS
Consultez la brochure explicative du projet  et visionnez la capsule vidéo du premier stationnement écoresponsable attesté au Centre-du-Québec!

La tournée citoyenne Réduire notre empreinte débarque au Centre-du-Québec 

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), en collaboration avec Vivre en Ville, met actuellement sur pied un mini-festival du verdissement dans le cadre de la tournée citoyenne Réduire notre empreinte qui s’arrêtera le 17 septembre au Parc Woodyatt de Drummondville et le 18 septembre à la Vélogare de Victoriaville. Ces évènements se dérouleront de 10h à 15h et seront accessibles gratuitement à l’ensemble de la population. Le Centre-du-Québec est l’une des 10 villes visitées par la tournée Réduire notre empreinte, qui propose 10 choix individuels et 10 choix collectifs aux citoyen.ne.s pour tendre vers une plus grande sobriété énergétique tout en améliorant leur qualité de vie!

« Le CRECQ est fier de s’associer à cette initiative novatrice et d’agir à titre d’acteur de changement en matière de verdissement, affirme Claude Lefebvre, président du CRECQ. Notre organisation est un chef de file en région sur la question du verdissement et nous avons développé depuis plusieurs années de nombreux projets d’envergure, tel Coup de fraîcheur qui vise à faire la lutte aux îlots de chaleur urbains. »

Pour l’occasion, différents experts sur la question du verdissement urbain et rural seront présents dans le but de rencontrer les citoyens et les aider à comprendre leur empreinte énergétique et les informer sur les moyens possibles pour la réduire. De plus, les citoyens participants auront la chance de recevoir gratuitement une plante qui pourra ensuite être transplantée afin de contribuer à réduire leur empreinte écologique.

« L’endroit où l’on habite et la manière dont nous nous déplaçons représentent la plus grande part de notre impact en termes d’empreinte énergétique individuelle », affirme Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.

Rappelons que l’initiative Réduire notre empreinte vise à sensibiliser la population dans le but d’apporter un changement de perspective dans nos habitudes de vie et des outils pour participer à la transition énergétique qui s’impose. Cette campagne d’envergure est déployée à travers le Québec jusqu’au printemps 2023. Réduire notre empreinte répond à deux objectifs principaux soit : rendre visibles à tous les choix individuels et collectifs possibles, et assurer l’accessibilité pour l’adoption de choix plus écoresponsables au quotidien.

 

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À propos de Vivre en Ville
Organisation d’intérêt public, Vivre en Ville contribue, partout au Québec, au développement de collectivités viables, œuvrant tant à l’échelle du bâtiment qu’à celles de la rue, du quartier et de l’agglomération.

À propos de la campagne Réduire notre empreinte
À l’automne 2021, Vivre en Ville a lancé Réduire notre empreinte, une campagne de grande envergure afin de sensibiliser les citoyennes et les citoyens à tendre vers une plus grande sobriété énergétique. Réduire notre empreinte, c’est un changement de perspective, une autre manière de comprendre nos habitudes pour gagner en qualité de vie. L’endroit où l’on habite et la manière dont on se déplace sont les choix qui ont le plus d’impact sur l’empreinte énergétique : Réduire notre empreinte propose des actions, avec de petits ou de grands engagements à grand impact, pour guider l’évolution de nos modes de vie, à l’échelle individuelle ET collective.

Notice photo de gauche à droite : (1re rangée) Daniel Coutu, Président de COPERNIC; Gérard Houle, 2e vice-président de l’OBV Yamaska; Yves Gastien, vice-président du COGESAF; Gervais Pellerin, président du GROBEC; Claude Lefebvre, président du CRECQ; Pierre Levasseur, vice-président de Nature-Avenir. (2e rangée) : Emmanuel Laplante, directeur général du GROBEC; Rémi Gaudreau, directeur général de COPERNIC; Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ.

Consultez la brochure des enjeux identifiés et les actions proposées par les organismes environnementaux de la région centricoise à l’intention des candidats à l’élection de 2022.

Les candidats à l’élection interpelés sur les enjeux environnementaux de la région du Centre-du-Québec
Une initiative concertée qui met en lumière les enjeux identifiés et les actions proposées par les organismes environnementaux de la région centricoise à l’intention des candidats à l’élection 2022.

Sept organismes environnementaux du Centre-du-Québec unissent leur voix afin de mettre à l’avant-plan les priorités et les enjeux de la région en matière d’environnement et proposent du même souffle une série d’actions à mettre en place afin d’assurer un environnement de qualité aux générations actuelles et futures. Fruit d’une concertation régionale, cette initiative réunit les organismes de bassins versants COGESAF, COPERNIC, GROBEC et OBV Yamaska, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), l’organisme de conservation Nature-Avenir et le Comité ZIP Les Deux Rives.

« Notre prochain gouvernement devra être sensible aux attentes de plus en plus croissantes de la population face aux impacts environnementaux, économiques et sociaux qu’entrainent les changements climatiques. Une vision et des actions concrètes sont de plus en plus demandées », indique M. Gervais Pellerin, président du Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) et maire de la municipalité d’Inverness.

Concernant l’enjeu des milieux naturels et hydriques, les organismes proposent, entre autres, de prioriser l’adoption d’un objectif national d’au moins 30 % d’aires protégées d’ici 2030 et d’optimiser le potentiel récréotouristique du Saint-Laurent et ses tributaires. M. Yves Gatien, vice-président du Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF), complète en mentionnant que pour retrouver un usage sécuritaire des eaux de surface, il faudrait enrayer les sources de pollution directe.

Au niveau de la gestion des matières résiduelles, des changements climatiques et de l’aménagement du territoire, les organismes proposent d’adopter une stratégie nationale d’économie circulaire et de favoriser la densification des milieux urbains, afin de préserver nos milieux naturels et agricoles. Les actions proposées en lien avec les enjeux agricoles et forestiers mènent à la mise en place de mesures qui favoriseraient l’accroissement de l’accompagnement qui est offert aux agriculteurs et agricultrices, et aux forestiers et forestières en vue de réaliser la transition agroécologique et d’adapter le régime forestier aux contextes climatiques actuel et futur.

Notons que les organismes environnementaux souhaitent que les actions proposées soient intégrées au plan de mise en œuvre de la Politique nationale de l’architecture et de l’aménagement du territoire. « En assurant cette prise en compte, nous permettons aux acteurs du territoire d’agir concrètement sur leur territoire en concert avec l’expertise existante et d’accélérer la transition écologique et la résilience des collectivités face aux changements climatiques », rapporte M. Pierre Levasseur, vice-président de l’organisme de conservation Nature-Avenir.

À ce titre, M. Claude Lefebvre, président du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) et maire de Baie-du-Febvre, souligne que les organisations régionales sont engagées et possèdent l’expertise nécessaire pour la réalisation des actions proposées. « Le prochain gouvernement devra démontrer son engagement par des investissements importants répondant aux enjeux et aux actions soulevés pour notre région.

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À propos du Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF)
Le COGESAF a pour mission de réaliser la gestion intégrée des ressources en eau par bassin versant dans la zone de gestion intégrée de l’eau Saint-François.

À propos de l’Organisme de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC)
COPERNIC est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’accompagner les intervenants dans la protection et restauration des milieux aquatiques, de la faune et de la flore de sa zone de gestion. Nous collaborons avec eux pour offrir une ressource de qualité aux générations futures.

À propos du Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC)
Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour est un organisme sans but lucratif ayant pour mandat de mettre en place la gestion intégrée de l’eau sur le territoire des bassins versants de la zone Bécancour.

À propos de l’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV Yamaska)
L’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV Yamaska) est une table de concertation regroupant des citoyens, des producteurs agricoles, des municipalités, des MRC, des associations de pêcheurs et des usagers de l’eau qui habitent dans le bassin versant. Ensemble, ils travaillent pour promouvoir une gestion durable et intégrée de l’eau du bassin versant.

À propos du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ)
Le CRECQ est un organisme de concertation regroupant des intervenants en environnement de la région du Centre-du-Québec dont la mission est de promouvoir la protection et l’amélioration de l’environnement dans une optique de développement durable.

À propos de l’organisme de conservation Nature-Avenir
Nature-Avenir est un organisme de bienfaisance ayant pour mission la conservation des milieux naturels du Centre-du-Québec.

À propos du Comité ZIP Les Deux Rives
Le comité ZIP Les Deux Rives est un organisme de concertation qui a comme mission la protection, la conservation et la mise en valeur du fleuve Saint-Laurent et de ses écosystèmes sur son territoire d’intervention.

1 septembre 2022 – Seriez-vous capable de vous rendre au travail en transport durable (ex. : marche, vélo, covoiturage, autobus) une fois par semaine?

Le gouvernement du Québec, dans sa Politique de mobilité durable 2030, s’est fixé plusieurs objectifs ambitieux dont les efforts permettront d’aller au-delà des bénéfices environnementaux. En effet, la mobilité, lorsqu’elle est pratiquée de façon durable, permet d’optimiser la sécurité, la santé publique, la qualité de vie et le développement économique.

Parmi les objectifs qui ont été fixés pour 2030, nous pouvons retrouver, entre autres, une diminution de 20 % des déplacements effectués en auto solo à l’échelle nationale. Lorsqu’on applique cet objectif à l’échelle d’un.e citoyen.ne, cela pourrait se traduire par une journée de déplacements durables par semaine pour se rendre au travail!

Pour les citoyen.ne.s des municipalités du Centre-du-Québec, la mobilité durable peut cependant être un grand défi. Environ 40 % de la population centricoise demeure en périphérie des centres urbains, dans des municipalités éloignées où il peut s’avérer difficile d’utiliser d’autres moyens de transport que la voiture en solo.

On a demandé à des travailleur.euse.s du Centre-du-Québec qui ont participé au Défi sans auto solo ce qui les motivait à aller travailler en mode durable. Voici les 4 réponses les plus populaires :
#1 Environnement
#2 Santé physique et mentale
#3 Fierté d’accomplir quelque chose de bien
#4 Économie d’argent

Cependant, malgré ces 4 bonnes raisons d’utiliser les transports durables (la 4e étant encore plus vraie depuis la montée du prix de l’essence), environ 90 % des déplacements pour le travail sont effectués en auto solo et seulement 4 % sont en covoiturage, 4 % à pied, 1 % à vélo et 1 % en transport en commun.

Dans les grandes villes, c’est plutôt commun d’utiliser des moyens de transport durables pour éviter le trafic, mais au Centre-du-Québec, selon près de 1 000 personnes consultées par le CRECQ, seulement 6 % ont dit rencontrer du trafic lors de leurs déplacements quotidiens. L’habitude, le confort, la rapidité et la simplicité demeurent les raisons qui convainquent les utilisateurs de la voiture à conserver ce mode de transport.

La consultation a également permis d’identifier des solutions qui pourraient encourager les centricois à utiliser d’autres moyens de transport que l’auto en solo.

Les réponses obtenues peuvent être divisées en deux catégories :

1 – Solutions pouvant être mises en place par les municipalités et les MRC :
–  Diversifier les trajets et horaires d’autobus;
–  Développer le réseau cyclable urbain et intermunicipal;
–  Développer une application mobile de jumelage (covoiturage) par secteur résidentiel/quartier/district;
–  Ajouter des stationnements incitatifs au covoiturage;
–  Offrir des subventions pour l’achat de vélos électriques;
–  Déneiger tout le réseau cyclable en hiver;
–  Faire des stations de vélos et trottinettes électriques et de vélos-cargos en libre-service (ex. : avec un abonnement comme BIXI)

2 – Solutions pouvant être mises en place par les employeurs :
 –  Autoriser les horaires flexibles pouvant s’adapter aux horaires atypiques des autobus et des covoitureurs;
–  Encourager le télétravail;
–  Permettre aux employés de rentrer leur vélo dans l’établissement ou offrir des stationnements extérieurs sécurisés;
–  Offrir des incitatifs financiers (ex. : bonus sur la paie), des incitatifs en temps (ex. : heures de vacances supplémentaires) ou un prix de tirage à gagner parmi les employé.e.s qui se rendent au travail en transport actif ou collectif;
–  Rendre disponibles des douches et casiers sur le lieu de travail;
–  Offrir une plateforme de covoiturage interne (ou par secteur commercial ou industriel);
–  Tarifer la case de stationnement proportionnellement à son utilisation (par opposition à une vignette annuelle ou saisonnière);
–  Mettre en place une navette/autobus qui transporte le personnel matin et soir.

Les employeurs du Centre-du-Québec qui souhaitent encourager les déplacements durables auprès de leur personnel peuvent bénéficier d’un accompagnement du CRECQ dans le cadre du projet Libre et mobile. Un guide a d’ailleurs été réalisé afin de présenter aux gestionnaires 55 façons d’encourager les déplacements durables au travail. Contactez-nous pour avoir votre copie (c’est gratuit!).

Enfin, le CRECQ invite la population à s’inscrire au Défi sans auto solo (organisé par l’ACGDQ) qui a lieu chaque année en septembre. Ce défi consiste à essayer des modes de transport durables pendant une semaine. Que vous le fassiez pour le plaisir, pour votre santé ou pour votre portefeuille, la planète vous dit merci! (En plus, il y a pleins de prix à gagner parmi les participant.e.s au défi!)

 

Arianne Lefebvre
Chargée de projets – changements climatiques, CRECQ

Découvrez les aménagements du stationnement Pierre-Laporte de Victoriaville qui lui ont permis d’obtenir l’attestation stationnement écoresponsable en 2022! Pour plus d’informations sur les solutions de gestion et d’aménagement, consultez le site web de la démarche Stationnement écoresponsable.

OBTENIR L’ATTESTATION STATIONNEMENT ÉCORESPONSABLE
Vous êtes propriétaire ou gestionnaire d’un stationnement aménagé de façon écoresponsable et vous souhaitez déposer une candidature dans le but de recevoir l’Attestation Stationnement écoresponsable ? En savoir plus

La démarche Stationnement écoresponsable bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

Il s’agit d’une démarche collaborative entre le Conseil régional de l’environnement de Montréal, le Conseil régional de l’environnement – région de la Capitale-Nationale, le Conseil régional de l’environnement de Laval, le Conseil régional de l’environnement de la Montérégie et le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec.

Réalisation de la vidéo: Les Productions Novatik

JOURNÉE IMMERSIVE EN MILIEU AGRICOLE
Biodiversité en grandes cultures : Comment intégrer les corridors écologiques en milieu agricole

14 septembre 2022
9 h 00 à 15 h 00
Coût: 35$
Transport par autobus et boîte repas du midi inclus

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), en collaboration avec le CETAB+, organise le 14 septembre prochain une journée immersive en milieu agricole qui se déroulera sous le thème Biodiversité en grandes cultures : Comment intégrer les corridors écologiques en milieu agricole.

Lors de l’évènement, vous aurez l’occasion de prendre part à la visite de trois fermes situées au cœur de la MRC de Nicolet-Yamaska. Chacune d’entre elles reflètera différentes pratiques exemplaires du milieu agricole qui favorise la biodiversité, telle la mise en place d’une haie brise-vent, l’aménagement d’une haie de biodiversité pour les oiseaux champêtres et la création d’une bande riveraine élargie arbustive.

Chacune de ses visites sera ponctuée par la présence de différents experts invités qui vous partageront leurs connaissances en matière de conception, mise en place et entretien de projets favorisant la biodiversité et la connectivité en milieu agricole.

Notez que le transport est assuré par autobus et le point de rassemblement pour le départ sera situé au Parc Marguerite-Youville de Nicolet. L’inscription y est obligatoire et des frais de participation de 35.00$ sont exigés.

À propos de l’Initiative Corridors écologiques
L’Initiative québécoise Corridors écologiques propose une approche collective de l’aménagement du territoire afin d’augmenter la conservation de milieux naturels connectés par des corridors écologiques. L’Initiative vise à consolider l’engagement des acteurs municipaux, des citoyens propriétaires de lots boisés, agriculteurs et autres acteurs clés de l’utilisation du territoire. Pour ce faire, des activités de mobilisation, de renforcement des capacités, de reconnaissance et d’accompagnement dans l’action sont réalisées à l’échelle provinciale et dans 11 régions du Québec. L’Initiative est coordonnée par Conservation de la nature Canada, mise en œuvre par 10 organismes et soutenue par une 100aine d’experts.

Ce projet bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

22 juillet 2022 – Tourisme durable, point de vue d’un gestionnaire de parc régional

Le monde du tourisme a profondément changé au cours des dernières années. Au Québec, comme à bien d’autres endroits, nous avons assisté à une véritable ruée vers les activités de plein air de type aventure douce. À priori, il s’agit d’une très bonne nouvelle, car les gens se sont réapproprié les beautés de la nature québécoise qui en font sa renommée. Tout ce temps passé en plein air permettra sans aucun doute aux amateurs de prendre pleinement conscience de l’importance des milieux naturels dans nos vies. Pour un site comme un parc régional, ceci est primordial, considérant que le milieu naturel est littéralement le cœur de notre entreprise.

Pour un site de plein air, un tourisme responsable et durable inclut inévitablement un profond respect du milieu naturel et du patrimoine écologique. Maintenant, comment concilier la venue de dizaines de milliers de visiteurs dans un ce type d’environnement sans laisser de stigmates trop profonds?

Bien connaître les lieux
Pour assurer une utilisation durable du territoire, il faut d’abord le connaître dans ses moindres recoins. Il est primordial d’identifier toutes les zones sensibles, comme les milieux humides, les habitats fauniques ou les compositions floristiques particulières. Autant que possible, il faut éviter d’y construire des sentiers ou d’autres infrastructures. S’il s’avère impossible de les contourner, on cherchera à minimiser l’impact de notre passage et surtout on y construira un sentier stable et durable qui nécessitera un minimum d’entretien.

Préserver et conserver une partie du territoire
Certaines parties d’un territoire devraient être entièrement préservées et conservées dans leur état naturel afin d’assurer le maintien de leurs fonctions écologiques. Ces milieux jouent un rôle essentiel, bien sûr pour la faune et la flore, mais également pour l’humain. Ils sont indispensables dans notre processus d’adaptation aux changements climatiques et ils sont les témoins de l’évolution et de l’adaptabilité du milieu naturel.

Revoir nos indicateurs de performance
Généralement, la grande majorité de nos indicateurs de performance se définissent par la croissance. Croissance de l’achalandage, croissance du chiffre d’affaires, croissance de l’offre de services, etc. Il faut reconsidérer ses paradigmes et mettre de l’avant une croissance responsable et durable. Celle-ci peut impliquer qu’une organisation soit en très bonne santé même si elle ne reçoit pas plus de visiteurs que l’année précédente ou qu’elle ne fait pas plus de profits. Il faut considérer comme un indicateur notre capacité d’utiliser un milieu naturel sans en compromettre les fonctions écologiques.

Connaître notre positionnement en développement durable
Pour s’améliorer, il faut connaître notre position, savoir où l’on se situe sur l’échiquier du développement durable. Il y a plusieurs étapes à considérer. Il faut d’abord poser un diagnostic et avoir un portrait de la situation actuelle, quelle qu’elle soit. Ensuite, l’organisation peut définir un plan d’action tangible et réalisable qui permettra de mesurer sa progression. Celle-ci peut être lente ou rapide, selon nos pratiques déjà en place, mais le plus important est de pouvoir se fixer des objectifs concrets et atteignables.

En conclusion, je demeure persuadé que nos organisations touristiques et de plein air doivent s’engager sur la voie d’un tourisme responsable et durable et qu’aujourd’hui ce n’est plus une option. Nous devons assurer la pérennité des milieux naturels en conciliation avec l’accessibilité de ces lieux. Offrir la proximité de la nature à la population et aux visiteurs nous permettra de les convaincre de son importance.

Steve Garneau
Coordonnateur du Parc régional des Grandes-Coulées
MRC de L’Érable

Le CRECQ agit pour la connectivité des milieux naturels

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) déploie actuellement une panoplie de projets qui permettront d’assurer la conservation des milieux naturels qui favorisent la connectivité en milieu agricole, urbain et forestier.

« Les corridors naturels qui assurent cette connectivité sont des couloirs de déplacement utilisés par la faune afin de relier les différents habitats entre eux. Considérant que nous évoluons dans un contexte de changements climatiques, ceux-ci sont indispensables pour soutenir la diversité biologique. Concrètement nous réalisons des travaux d’aménagements et de plantations, en collaboration entre autres avec l’Union des producteurs agricoles, l’organisme de conservation Nature-Avenir et différentes municipalités », mentionne Patricia Gagnon, biologiste et chargée du projet Connectivité au CRECQ.

Reconnu maitre d’œuvre par l’Initiative québécoise Corridors écologiques, le CRECQ est impliqué depuis 2013 dans les démarches qui ont abouti à la création d’un guide définissant les principes d’élaboration des corridors naturels et à la cartographie des 2400 km de corridors terrestres et aquatiques présents au Centre-du-Québec. « Fort de toutes ses connaissances, nous entreprendrons à l’automne 2022 un grand chantier sur l’écologique routière, en collaboration avec le ministère des Transports du Québec, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, ainsi que l’ensemble des 5 MRC du Centre-du-Québec, afin de favoriser la conciliation entre le réseau routier et les corridors naturels », précise Mme Gagnon.

« L’Initiative québécoise Corridors écologiques compte 11 organisations réparties à travers l’ensemble de la province et propose une approche collective de l’aménagement du territoire afin d’augmenter la conservation de milieux naturels connectés. Grâce à la force d’un réseau de partenaires engagés dans la création et la gestion des corridors naturels, nous souhaitons élaborer un réseau de milieux naturels d’intérêt écologique et social interconnectés dans tout le sud du Québec. On souhaite ainsi soutenir les gouvernements et engager dans l’action les MRC, les municipalités et les propriétaires privés qui jouent tous un rôle stratégique dans l’utilisation durable de notre territoire. » indique Kateri Monticone, directrice science, intendance et géomatique à Conservation de la nature Canada au Québec et conseillère stratégique pour l’Initiative québécoise Corridors écologiques.

Rappelons que le projet Connectivité s’inscrit dans l’Initiative québécoise Corridors écologiques coordonnée par Conservation de la nature Canada et ses nombreux partenaires. Ce projet bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

 

À propos de l’Initiative Corridors écologiques
L’Initiative québécoise Corridors écologiques propose une approche collective de l’aménagement du territoire afin d’augmenter la conservation de milieux naturels connectés par des corridors écologiques. L’Initiative vise à consolider l’engagement des acteurs municipaux, des citoyens propriétaires de lots boisés, agriculteurs et autres acteurs clés de l’utilisation du territoire. Pour ce faire, des activités de mobilisation, de renforcement des capacités, de reconnaissance et d’accompagnement dans l’action sont réalisées à l’échelle provinciale et dans 11 régions du Québec. L’Initiative est coordonnée par Conservation de la nature Canada, mise en œuvre par 10 organismes et soutenue par une 100aine d’experts. Ce projet bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.