1 février 2022 – L’acceptabilité sociale : une démarche gagnante pour tous

L’acceptabilité sociale devient un incontournable dans le développement industriel. Les citoyens veulent de plus en plus être des acteurs de changement dans leur communauté. Il est donc primordial dans l’élaboration de tout projet d’établir des canaux de communication en amont avec ceux-ci. Cette démarche n’est plus simplement un acte de bonne foi, mais un incontournable qui peut éviter bien des soucis aux développeurs tout en bonifiant leurs projets.

Il est important d’effectuer en première approche une cartographie des parties prenantes comprenant entre autres une analyse de leurs préoccupations. En effet, il existe des enjeux sociétaux plus larges tels que les changements climatiques et le développement durable, mais chaque communauté a également son propre bagage. Notamment, à Bécancour, où l’industrie lourde faire partie du décor depuis les années 70, les citoyens sont activement engagés dans les processus de consultation où ils peuvent témoigner de leurs principales préoccupations qui sont, entre autres, la qualité de l’air, la sécurité et les impacts économiques des projets.

Une fois cette analyse effectuée, plusieurs mécanismes peuvent être mis en place pour construire et maintenir un lien de confiance avec la communauté d’accueil. Cela peut être fait par la communauté elle-même via des regroupements de citoyens, les autorités locales par la création d’une commission consultative en environnement, le promoteur en mettant sur pied un comité de vigilance ou par une tierce partie. C’est d’ailleurs l’un des mandats que c’est donné la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB).

Situé en bordure du fleuve Saint-Laurent, et s’étendant sur près de 7 000 hectares, le Parc industriel et portuaire de Bécancour est un outil unique de développement économique au cœur du Québec. La Société est mandataire du gouvernement du Québec et le Ministère de l’Économie et de l’Innovation est responsable de l’application de sa loi constitutive.

La SPIPB s’est donné comme objectif d’être un acteur mobilisé dès l’amorce d’un projet qui se réalise à l’intérieur de son territoire. Pour ce faire, elle s’est dotée de différents outils. À titre d’exemple, elle a effectué une caractérisation biologique de son vaste territoire. Cela permet à la fois de bien renseigner les promoteurs des différents enjeux environnementaux auxquels ils feront face, tels les milieux humides, les cours d’eau et les espèces protégées potentiellement présentent, mais également de permettre un discours en amont avec les différents intervenants (MELCC, Groupes environnementaux, Premières Nations, etc.).

Également, la SPIPB assurant un accompagnement personnalisé d’un bout à l’autre des projets, elle facilite le contact avec tous les intervenants nécessaires afin que le développement industriel dans son parc se fasse de façon concertée. Les enjeux et les parties prenantes étant en constante évolution, elle participe activement aux différents comités de son milieu tels que les tables de concertation, les comités de vigilance et la commission consultative en environnement de la ville de Bécancour afin de maintenir ses connaissances à jour.

De plus, il est impossible de passer sous silence l’importance des Premières Nations dans ce type de démarche. Chaque Nation à ses propres préférences de consultation et il est important d’entamer un processus de réflexion avec elles en amont afin d’identifier leurs attentes face aux initiateurs de projets. En ce sens, la SPIPB s’affaire actuellement avec la communauté abénakise de Wôlinak afin que le potentiel archéologique de son territoire soit cartographié et ainsi éviter à la Première Nation de devoir réaliser des démarches à la pièce avec chaque promoteur.

En conclusion, selon le site web du gouvernement du Québec, l’acceptabilité sociale est définie par le résultat d’un jugement collectif, positif ou négatif et qui n’est jamais figé dans le temps.  Il est donc impératif de non seulement bâtir, mais également de prendre soin des liens créés avec la communauté d’accueil. Effectuer des activités d’introspection afin d’identifier de nouvelles opportunités devient également un incontournable. Peu importe les outils choisis, il faut faire preuve d’ouverture et permettre aux parties prenantes de collaborer et/ou d’apporter des modifications aux projets. Cela permet de bâtir de manière structurante tout en maintenant un climat de respect et de confiance.

Karine Richard
Responsable à l’environnement
Société du parc industriel et portuaire de Bécancour

 

RÉFÉRENCES

GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. 2022. Acceptabilité sociale.https://www.quebec.ca/gouv/politiques-orientations/acceptabilite-sociale#:~:text=L’acceptabilit%C3%A9%20sociale%20est%20le,jamais%20fig%C3%A9%20dans%20le%20temps.&text=L’acceptabilit%C3%A9%20sociale%20ne%20se%20quantifie%20pas%2C%20elle%20se%20d%C3%A9crit. [site consulté en Janvier 2022].

TRANSFERT ENVIRONNEMENT ET SOCIÉTÉ. 2018. Rapport : Analyse de la participation publique lors du développement de projets dans la région de Bécancour.

Capsule vidéo Roulons Électrique | S’électrifier sans se ruiner!

Malgré un coût d’achat plus élevé et les contraintes liées à la recharge, il existe des solutions pour rendre le véhicule électrique plus accessible à un plus grand nombre de personnes. C’est ce que nous démontrent Gilles Brochu, Érika Houle des Habitations Oasis, Sébastien Marcotte de JN auto et François Lefebvre de l’AVEQ Centre-du-Québec.

Capsules vidéos

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10 janvier 2022 – Engager les entreprises agricoles dans l’adaptation aux changements climatiques

Au cours des prochaines décennies, le climat mondial et celui du Québec se modifieront de façon importante. Les répercussions se font actuellement sentir et, pour les entreprises agricoles, elles sont bien réelles et tangibles. Que l’on pense aux épisodes répétés de sécheresse, aux hivers plus doux ainsi que les fréquences accrues des périodes de canicules, les fermes du Centre-du-Québec seront particulièrement affectées par ces changements. Opportunités ou menaces, il en dépendra notamment des mesures d’adaptations que prendront les entreprises agricoles pour faire face à ces changements.

Des saisons de culture plus longues peuvent laisser présager des rendements plus importants, des récoltes plus tardives, l’ajout de cultures de couvertures et des semis de céréales plus tôt. Mais il faut aussi craindre l’arrivée de nouveaux ravageurs, les périodes sans pluie et les hivers plus doux qui nuisent aux cultures pérennes ainsi que les périodes de canicules qui affecteront les animaux.

Les producteurs n’ont pas tous la même connaissance, la même perception, ni la même attitude face aux changements climatiques. Pourtant, il est primordial de favoriser leur engagement vers l’adaptation de leurs entreprises. Pour se faire, nous devons renforcer l’accompagnement des producteurs par des conseillers bien formés sur la lutte contre les changements climatiques et soutenir la recherche sur l’adaptation.

Suite à la phase 1 du projet agriclimat (2017-2020), La fédération de l’UPA du Centre-du-Québec entame la deuxième phase en accompagnant dans notre région quatre fermes pilotes qui feront partie d’un réseau provincial d’entreprises agricoles, accompagnée de leur conseiller, qui vont contribuer à élaborer une démarche de lutte contre les changements climatiques visant à déterminer les actions les plus appropriées pour chacune des entreprises. Le tout servira à terme aux fermes québécoises pour trois piliers :

–  L’adaptation des entreprises face aux changements climatiques
–  La diminution des émissions de de gaz à effet de serre
–  Augmentation de la séquestration de carbone

Tout comme lors de la première phase, un groupe de travail régional formé de producteurs agricoles et d’intervenants soutien la démarche Agriclimat pour le Centre-du-Québec. Cette fois, le groupe de travail aura pour mandat d’identifier les projets porteurs à l’échelle régionale, de participer à la réflexion sur la lutte contre les changements climatiques à l’échelle de l’entreprise et de favoriser le réseautage.

Instinctivement, et ce depuis toujours, les producteurs agricoles se sont adaptés en innovant et en modifiant leurs pratiques. Cependant, la rapidité à laquelle le climat évolue force les entreprises à se tourner clairement vers des stratégies d’adaptation. Que ce soit dans les champs, en bordure des cours d’eau, à l’intérieur des bâtiments et dans la gestion des troupeaux les producteurs sont prêts à agir. A nous de bien les soutenir et de les accompagner dans l’action. Nous vous invitons à en apprendre plus sur les nombreuses initiatives des producteurs de la région, ils sont porteurs de solutions !

Fermes pilotes de la région du Centre-du-Québec

–  Ferme Candrine inc. (laitière et grandes cultures), Saint-Léonard d’Aston accompagné par Yanick Beauchemin agr., Club Yamasol
–  Ferme Bertrand Simoneau inc. (porcine), Saint-Germain-de-Grantham, accompagné par Vicky Villiard agr., club Durasol Drummond
–  Ferme Rodovanel inc. (laitière), Chesterville, accompagné par Marie-Claude Boisclair agr., Groupe Conseils Agro Bois-Francs
–  Les Jardins VMO inc. (canneberges), Drummondville, accompagné par Joseph Bertrand Desrouillères, Club Environnemental Technique Atocas Québec

Yann Bourassa
Conseiller en développement régional et coordonnateur des projets en agroenvironnement
Fédération de l’UPA Centre-du-Québec

 

Informations complémentaires:
Agriclimat : Des fermes adaptées pour le futur | Agriclimat
Agriclimat – Centre-du-Québec : CENTRE-DU-QUÉBEC | Agriclimat

Célébrons les 25 ans d’histoire du CRECQ

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) s’apprête à souligner son 25e anniversaire de fondation et pour l’occasion, l’organisme prévoit le déploiement d’une panoplie de projets qui feront appel à l’histoire, mais aussi à l’avenir de l’action environnementale centricoise.

Une image de marque de cette édition anniversaire et une vidéo mettant en lumière l’expertise du CRECQ dans le magnifique décor du Centre-du-Québec ont récemment été dévoilées. À cela s’ajoutera, entre autres, le lancement d’un recueil historique, la création d’un prix de reconnaissance et d’excellence en environnement et la mise sur pied d’une Table de concertation nouveau genre qui permettra de déterminer les priorités environnementales auxquelles se consacrera le CRECQ lors des prochaines décennies.

« Appliquant une approche axée sur la concertation, le CRECQ a acquis au fil du temps une réputation enviable qui en fait un incontournable en matière d’environnement, mentionne M. Claude Lefebvre, président du CRECQ. Ayant connu une croissance importante dans les trois dernières années avec l’arrivée en poste de Mme Andréanne Blais à la direction générale, notre organisme est en excellente posture pour mener à bien sa mission et le déploiement d’actions en matière de conservation de nos milieux naturels, de lutte et d’adaptation aux changements climatiques, de gestion des matières résiduelles et de développement durable. »

Rappelons que le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec est un organisme à but non lucratif qui a vu le jour en 1997 dans le but de regrouper les intervenants en environnement de la région du Centre-du-Québec, dont la mission est de promouvoir la protection et l’amélioration de l’environnement, dans une optique de développement durable. Ce dernier fait partie d’un réseau de 16 conseils régionaux répartis dans les différentes régions administratives de la province et dont l’ensemble est chapeauté par le Regroupement national des conseils régionaux du Québec (RNCREQ).

CRECQ - Votre référence en matière d'environnement au Centre-du-Québec

Les Conseils régionaux de l’environnement de Montréal, de Laval, de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de la Capitale-Nationale, sont fiers d’annoncer les premiers attestés Stationnement écoresponsable en dehors de l’île de Montréal.

–   Centre-du-Québec : Ville de Victoriaville, Stationnement municipal Pierre-Laporte, attesté Niveau Performance
–   Montérégie : Ville de Boucherville, Stationnement incitatif De Montarville, attesté Niveau Excellence
–   Montérégie : Ville de Brossard, Stationnement municipal du Parc Lautrec, attesté Niveau Mérite

Lancée en 2017 à Montréal, et étendue en mai 2021 dans quatre nouvelles régions, la démarche Stationnement écoresponsable vise à sensibiliser, outiller, accompagner et récompenser les propriétaires et gestionnaires de stationnements, les promoteurs, les professionnel.le.s de l’aménagement ainsi que les élu.e.s et fonctionnaires municipaux dans la gestion, l’aménagement et la réglementation écoresponsables des aires de stationnement.

Avec la collaboration d’un comité d’expertEs, les projets de stationnements les plus prometteurs peuvent se voir décerner l’Attestation Stationnement écoresponsable en répondant à un ensemble de critères :

–   la planification et l’intégration du projet dans son environnement urbain ;
–   l’intégration des modes de déplacements durables ;
–   le verdissement et la gestion de l’eau pluviale dans le stationnement ;
–   la promotion des actions posées et la sensibilisation des publics.

« Nous voyons apparaître, au Centre-du-Québec, de plus en plus de stationnements inspirants qui incluent des éléments de verdissement et des espaces consacrés à la mobilité durable, peu importe leur taille. Le CRECQ est fier des gestionnaires qui mettent en place ces projets et tient à féliciter spécialement la Ville de Victoriaville, propriétaire du premier stationnement écoresponsable attesté au Centre-du-Québec : le Stationnement Pierre-Laporte! Cette infrastructure constitue un bel exemple d’adaptation aux changements climatiques en milieu urbain. » – Claude Lefebvre, président du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec

« La remise des premières attestations hors de l’île de Montréal est un jalon important de la mise à l’échelle de la démarche Stationnement écoresponsable. Nous espérons que les projets attestés serviront d’inspiration et de levier pour d’autres propriétaires. Les enjeux d’aménagement du territoire, l’urgence climatique et la nécessité de rendre nos milieux de vie plus résilients, nécessitent en effet de revoir en profondeur la gestion et l’aménagement des stationnements peu importe où ils se situent. C’est ce que nous nous sommes engagés à faire en étroite collaboration avec nos collègues des CRE de Laval, Montérégie, Centre-du-Québec et Capitale-Nationale. » – Emmanuel Rondia, directeur général du Conseil régional de l’environnement de Montréal

« Le CRE Montérégie tient à féliciter les Villes de Brossard et de Boucherville pour l’obtention de l’Attestation Stationnement Écoresponsable. Nous sommes heureux de voir que la Montérégie compte des leaders dans ce domaine parmi ses Municipalités. Le CRE Montérégie poursuit son travail auprès de plusieurs acteurs de la région pour rendre les stationnements plus inclusifs, vivants et verts. » – Benoît Péran, directeur adjoint du Conseil régional de l’environnement de la Montérégie

« Nous souhaitons féliciter tous les récipiendaires de l’attestation Stationnement écoresponsable. Ensemble, ces initiatives permettent de mettre de l’avant des exemples inspirants de pratiques permettant de repenser les espaces de stationnement, en redonnant plus de place au vivant et moins à la voiture. » – Sarah Verret, chargée de projets Milieux naturels au Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale

« Les grands stationnements asphaltés sont une réalité à Laval, et il est grand temps de donner une image plus verte à ce vaste territoire. Le projet de stationnement écoresponsable porté par le CRE de Laval fait écho aux objectifs du plan d’adaptation aux changements climatiques de la Ville de Laval. Plusieurs initiatives visent d’ailleurs à réduire les îlots de chaleur urbains et à améliorer la gestion des eaux pluviales. Travaillons ensemble dans l’amélioration du paysage urbain, on a tous à y gagner! » – Élodie Morandini, coordonnatrice du Conseil régional de l’environnement de Laval

La démarche Stationnement écoresponsable bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

Consommation à l’approche des fêtes : Changer nos habitudes un achat à la fois

Un récent sondage publié par Deloitte sur le magasinage des fêtes 2021 révèle que 53 % des consommateurs canadiens souhaitent offrir des cadeaux provenant de détaillants locaux ou de petites entreprises! On apprend aussi dans cette enquête que 25 % des répondants se disent prêts à visiter un nouveau détaillant si celui-ci offre des produits qui sont de sources locales.

Voilà des perspectives prometteuses pour la vitalité et le dynamisme de l’ensemble des régions du territoire canadien qui compose avec des défis de taille en cette période de relance économique. Mais est-ce qu’on peut penser que ces gens passeront de l’opinion à l’action ? Rien n’est moins sûr considérant la complexité relative au phénomène de l’achat local.

Tout d’abord, qui peut définir l’achat local sans hésiter ?  Pour les uns, c’est l’origine du produit qui prévaut, pour les autres, c’est l’origine de l’entreprise. On pourrait aussi parler du lieu de transformation puisque c’est possiblement l’étape qui demande le plus d’investissements et qui génère le plus d’emplois! Enfin, pour plusieurs la limite s’établit dans la proximité du produit, là où il est vendu.

Pour les consommateurs soucieux de l’écoresponsabilité de leurs choix, il est difficile de s’y retrouver puisque l’origine des matières et de la transformation des produits n’est soumise à aucune réglementation. La responsabilité de créer des fiches produits ou des identifiants qui facilitent le repérage de produits locaux intéressants incombe aux entreprises et, pour elles, il est souvent laborieux de s’attaquer à cette tâche.

Voilà peut-être la raison pour laquelle nous avons plus rapidement adopté les produits alimentaires locaux. Il est plus simple de s’intéresser aux produits que nous consommons quotidiennement et dont l’origine de production nous est plus familière.

Les changements d’habitudes de consommation ne datent pas d’hier. En 2010, l’Observatoire de consommation responsable (OCR) faisait déjà état de la volonté des Québécois de revoir leur mode de vie et de consommation en adoptant des comportements plus responsables.

Les deux dernières années ont entraîné une sensibilisation appréciable des communautés urbaines et régionales pour favoriser l’achat de proximité, que ce soit pour des raisons économiques, écologiques ou sociales. Les nombreuses initiatives mises en place aux quatre coins du Québec ont porté leurs fruits, souvent soutenues par l’un des paliers de gouvernement pour qui la relance des entreprises représente un enjeu primordial.

L’injection de liquidité dans les entreprises que génère l’achat local pendant la période des fêtes pourrait potentiellement aider l’embauche de main-d’œuvre, l’amélioration des conditions de travail, l’optimisation de la productivité, l’innovation, la croissance et bien entendu, le réinvestissement dans les communautés. Il sera vraiment intéressant, dans quelques mois, de lire les études qui feront état de nos décisions d’achat.

Serons-nous influencés par nos valeurs ou par l’attractivité et l’hypercompétitivité que propose monsieur Bezos ? Faisons le pari dont nous arriverons collectivement à changer nos habitudes un achat à la fois.

Annie Verreault
Coordonnatrice aux commerces et services
Corporation de développement économique de Victoriaville et sa région

 

Sources :
 –   Sondage de Deloitte sur le magasinage des Fêtes 2020 | Deloitte Canada

–   L’OCR – Observatoire de la consommation responsable (ocresponsable.com)

 

Vidéo | Le CRECQ est votre référence en matière d’environnement au Centre-du-Québec
Nous réalisons une panoplie d’actions et un grand éventail de projets axés sur les enjeux et les priorités environnementales de notre région!!

Le CRECQ innove avec un projet de sylviculture adaptée

Animé par la volonté d’agir face aux changements climatiques, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) entame un projet novateur qui jumèlera le savoir des biologistes et des forestiers dans le but de prévenir le déclin prématuré de nos forêts.

Une première au Québec, ce projet de sylviculture adaptée au réseau de connectivité du Centre-du-Québec sera réalisé en étroite collaboration avec l’ingénieure forestière, Mme Carine Annecou, spécialiste de la question des changements climatiques. « Le projet vise ici à réunir différentes données géomatiques qui nous permettront de déterminer les zones qui seront les plus durement affectées par les projections climatiques attendues au-delà de 2050. En adaptant dès maintenant nos interventions dans les zones qui seront déterminées comme prioritaires, on estime que la forêt pourra être plus résiliente face aux changements climatiques. On favorisera ainsi le maintien de la biodiversité, nécessaire pour conserver le fragile équilibre de nos écosystèmes et du même coup, on assure la pérennité de la filière de production de bois », indique Mme Carine Annecou, ingénieure forestière, collaboratrice aux forêts et changements climatiques au Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec.

Un tel projet débouchera donc sur l’élaboration d’un guide de stratégies sylvicoles et sur la création d’ateliers de formation qui fournira des options d’interventions dans les zones prioritaires aux professionnels de la forêt et aux biologistes. Le but étant de soutenir et d’assurer adéquatement le transfert de ses connaissances aux propriétaires forestiers privés de la région.

« Le CRECQ est très fier de réaliser ce projet d’envergure qui nécessite la mobilisation et la concertation de dizaines d’acteurs environnementaux et forestiers du Centre-du-Québec. C’est l’une des grandes forces de notre organisation d’être en mesure de concerter un aussi large éventail d’intervenants et de spécialistes en s’appuyant sur un cadre de référence collectif afin de promouvoir la protection et l’amélioration de notre environnement », mentionne M. Claude Lefebvre, président du CRECQ.

Mentionnons que ce projet compte, entre autres, sur la précieuse participation de l’Agence forestière des Bois-Francs (AFBF) qui collabore étroitement avec le CRECQ depuis déjà de nombreuses années. « En unissant nos expertises environnementales et forestières, nous sommes beaucoup plus à même d’arriver à des solutions concrètes qui seront applicables et respectueuses, tant pour les producteurs forestiers, que les biologistes, afin d’assurer à long terme la santé des peuplements », rappelle M. Guy Larochelle, directeur général de l’AFBF et vice-président du conseil d’administration du CRECQ.

Ce projet est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada agissant par l’entremise du ministère d’Environnement et Changement climatique Canada en soutien à la conservation des espèces en péril et de leur habitat. Le projet bénéficie aussi d’une aide financière du gouvernement du Québec grâce au programme Action-Climat et de la Fondation de la faune du Québec dans le cadre du programme Faune-Forêt sur terre privée.

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) est fier d’annoncer le lancement de Climat de changement. Il s’agit d’une démarche d’envergure qui sera déployée dans chacune des régions administratives du Québec afin de faciliter la résilience des collectivités face aux impacts des changements climatiques et de contribuer à l’atteinte des objectifs de carboneutralité du Canada, d’ici 2050.

Au Centre-du-Québec, Climat de changement sera pilotée par le CRECQ qui compte interpeler au cours des trois prochaines années les gestionnaires, professionnels et élus de la région dans le but de les mobiliser, de les outiller et de les accompagner dans l’atteinte de cet objectif.

« L’expertise du CRECQ en la matière est incontournable et permettra de faire rayonner les initiatives inspirantes qui existent et qui fonctionnent pour favoriser l’adaptation de la communauté centricoise face aux changements climatiques », souligne Claude Lefebvre, président du CRECQ.

Pour la région, cette démarche se traduira notamment par la mise en place d’un forum régional, d’ateliers et de conférences destinés aux acteurs du milieu public ou privé, d’accompagnements personnalisés offerts entre autres aux entreprises de la région et de la diffusion de capsules d’information pour sensibiliser les centricois sur la question.

« Le CRECQ travaille en concertation avec les intervenants du milieu sur l’enjeu des changements climatiques depuis déjà de nombreuses années, indique Andréanne Blais, directrice régionale du CRECQ. Au fil du temps, nous avons développé une fine connaissance des réalités propres à notre région, nous permettant d’intégrer ce savoir aux bénéfices des priorités environnementales du Centre-du-Québec. »

Climat de changement est une démarche rendu possible grâce aux efforts du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) qui a obtenu un soutien financier du gouvernement du Canada de 3,9 millions de dollars sur trois ans pour l’ensemble des régions du Québec.