L’état de l’environnement au Québec et dans le monde est en pleine évolution et mutation.  On démontre tous les jours l’impact du dérèglement de notre environnement.  C’est pourquoi il faut intervenir, mais intervenir de façon ordonnée et intégrée.

Au cours de ma carrière professionnelle en aménagement du territoire et par la suite au sein de différents organismes, j’ai utilisé comme outil d’intervention des plans de gestion.  Cet exercice peut sembler lourd, mais il est primordial pour canaliser les énergies… Mon expérience a été positive sur plusieurs dossiers.  Cela a été le cas notamment dans la réalisation de la Route Verte au ministère des Transports, de la création d’un îlot de fraîcheur à Québec, de la gestion intégrée de l’eau du bassin versant de la rivière Bécancour, de la sauvegarde d’un lac et enfin de ma collaboration à établir un plan stratégique pour le Regroupement national des conseils régionaux en environnement (RNCREQ) et plus précisément pour le Conseil régional en environnement du Centre-du-Québec.

Dans chacun des cas, ce sont les mêmes étapes à franchir, à savoir : décrire le portrait, établir un diagnostic, identifier les enjeux et les orientations, retenir des objectifs et des cibles prioritaires accompagnés d’un plan d’action et de son échéancier de réalisation.

Il est important de préciser que ce processus de gestion doit obligatoirement être associé à une concertation et à une mobilisation des intervenants, sinon le projet est intéressant sur papier, mais difficilement réalisable sur le terrain.

Enfin, ce vaste processus doit être validé périodiquement par des indicateurs qui permettent de mesurer le progrès et les résultats escomptés. Nous sommes portés à sous-estimer les indicateurs de résultats pour valider si nos objectifs initiaux sont atteints et aussi apporter des correctifs appropriés pour la suite des choses.

La qualité de l’environnement est primordiale à notre survie.  Il est donc essentiel de la protéger adéquatement en utilisant notamment des outils de gestion performants.

 

Gilles Brochu
Président du CRECQ


Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) accueille très favorablement les conclusions des commissaires du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dévoilées hier par le ministère de l’Environnement et de Lutte contre les changements climatiques (MELCC) sur le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel d’Énergie Saguenay. Les conclusions vont dans le même sens que le mémoire déposé par le RNCREQ au BAPE en octobre 2020, à savoir un avis défavorable car «la somme des risques afférents au projet dépasse celle de ses avantages ».

Une conclusion sans équivoque : aucune des trois exigences imposées par le gouvernement ne sont respectées
Le ministre de l’environnement Benoît Charette a confirmé hier en conférence de presse que le projet ne remplit aucune des trois conditions exigées par le gouvernement : l’acceptabilité sociale, l’inscription dans une transition énergétique et une réduction globale des émissions de GES.

1- Acceptabilité sociale
Le projet a suscité une participation publique sans précédent, puisque près de 3 000 mémoires ont été déposés – le RNCREQ souligne à ce titre la qualité de travail de synthèse des commissaires. Les principales préoccupations soulevées, notées par le BAPE, sont les émissions de GES ainsi que les impacts sur la biodiversité, la santé humaine et le mode de vie de trois Premières Nations innues.

2- Réduction des émissions de GES
Le rapport du BAPE établit que l’impact du projet sur les émissions de GES mondiales serait au mieux neutre, au pire négatif. De plus, cette exploitation redoublée de gisements hydrocarbures va à l’encontre de l’objectif central de l’accord de Paris C’est l’une des principales réserves exprimées par le RNCREQ dans son mémoire, à l’instar de nombreux autres présentés au BAPE. Le RNCREQ considérait notamment que l’ensemble des émissions de GES du projet doivent être prises en considération, soit de l’extraction du gaz fossile dans l’Ouest canadien jusqu’à sa combustion sur les marchés internationaux.

3- Transition énergétique
Le BAPE rappelle que, selon le Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétiques du Québec 2018-2023, le gaz naturel liquéfié (GNL) ne peut être considéré comme une énergie de transition s’il existe un accès aux énergies renouvelables, ce qui est le cas au Québec avec l’hydroélectricité. De plus, il souligne que le GNL pourrait retarder la transition des pays acheteurs en les encourageant à prolonger leur usage des énergies fossiles.

Le RNCREQ s’attend donc à ce que le gouvernement du Québec considère dans sa décision les conclusions de ce rapport qui reflète les préoccupations de la collectivité à l’égard de ce projet industriel. « Non seulement ce projet va a contrario des objectifs du gouvernement en matière de lutte contre les changements climatiques, mais aussi, à la lumière des recommandations formulées par la commission du BAPE, il est clair qu’il n’est pas compatible avec le développement durable du Saguenay ni celui du Québec. Il devrait être fermement refusé par le gouvernement. », conclut Martin Vaillancourt, directeur général du RNCREQ.

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) sonde actuellement les propriétaires agricoles ou forestiers de partout en région afin de mieux comprendre et connaitre les intérêts et les enjeux qui les concernent.

« Nous collaborons avec des propriétaires agricoles et forestiers depuis longtemps avec la volonté de protéger les milieux naturels d’exception et les espèces en péril qui se retrouvent sur leurs terres, mentionne Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ. Il faut savoir qu’au Centre-du-Québec, c’est plus de 73% de la superficie des terres qui sont détenues par des propriétaires privés et leur collaboration nous est essentielle pour réaliser des actions de conservation. En sondant ces derniers, nous avons le souhait de brosser un portrait actuel des propriétaires et acquérir une meilleure compréhension de leur vision. »

Les propriétaires privés de terrains agricoles ou forestiers sont invités à compléter ce court sondage en ligne. En complétant ce sondage, vous serez automatiquement éligible à un tirage d’une carte cadeau d’une valeur de 100$, échangeable dans les boutiques de plein air Latulippe. Notez que pour participer vous devez être en mesure de fournir une preuve de propriété et avoir complété ce sondage avant le mercredi 31 mars prochain.

Cette initiative du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec est réalisée dans le cadre d’un vaste projet d’étude où sera colligée aux résultats de ce sondage, l’ensemble des données recueillies auprès de différents professionnels du milieu agricole et forestier. Le rapport de cette étude sera rendu public par le CRECQ au courant de l’année au bénéfice de l’ensemble des acteurs de la conservation au Québec.

Les oiseaux champêtres; le déclin de nos alliés

Au cours des dernières décennies, des déclins chez plusieurs populations d’oiseaux ont été documentés. Le groupe d’oiseaux associé aux milieux agricoles, nommés oiseaux champêtres, est celui qui présente les déclins les plus importants de tous les groupes d’oiseaux (Fuller et al., 1995; Donald et al., 2001; Benton et al., 2002 ; Stanton et al., 2018). Ce groupe d’oiseaux champêtres comprend de nombreuses espèces telles que la Sturnelle des prés, le Goglu des prés, l’Hirondelle bicolore et rustique, l’Alouette hausse-col, la Maubèche des champs, la Crécerelle d’Amérique et bien d’autres. Différents éléments peuvent expliquer les déclins observés tels que la détérioration, la modification et la perte d’habitats en milieux agricoles, la réduction de la disponibilité en nourriture, les effets des intrants agrochimiques, etc. (Benton et al., 2003; Green et Balmford, 2005; Stanton et al., 2018; Tews et al., 2013).

En plus d’être observés pour le loisir par près de 1,5 million de Québécois, les oiseaux rendent de nombreux services à la collectivité (CFM Stratégie, 2011). Les oiseaux champêtres rendent des services particulièrement utiles en milieux agricoles, tels que des services de contrôle et de lutte biologique contre les insectes ravageurs. En effet, la majorité des oiseaux champêtres sont insectivores pendant la nidification. De plus, les oiseaux ont tendance à s’alimenter davantage d’insectes ravageurs et à éviter les espèces ennemies naturelles (Bell, 1990; Johnson et Boyce, 1990; Johnston, 1993; CPVQ, 2000; Lamoureux & Dion, 2019). La conservation d’habitats favorables à ces oiseaux en milieux agricoles fournit également de nombreux services tels que des services de contrôle de l’érosion des berges par la mise en place de bandes riveraines arbustives. Ces dernières fournissent également des services de purification de l’eau et de l’air, et bien d’autres.

Des habitats mis de côté

De nombreux habitats qui sont d’une grande importance pour ces oiseaux disparaissent. Ces habitats comprennent les habitats marginaux comme les haies brise-vent et les îlots d’arbres isolés en milieux agricoles. Certains pâturages sont aussi perdus et laissent place à des champs de culture. Les friches, qui sont des parcelles de terre non cultivées où la végétation pousse et s’établit, sont également parfois détruites. La conservation de ces habitats compte pour ces espèces.

Comprendre le déclin

De nombreux facteurs sont soupçonnés d’avoir un rôle à jouer dans le déclin de ces oiseaux (Benton et al., 2003; Green et Balmford, 2005; Stanton et al., 2018; Tews et al., 2013). Parmi ceux-ci, l’utilisation en pesticide agricole pourrait en être de la partie (Burn 2000, Gibbons et al. 2015, Hallmann et al. 2014, Mineau and Whiteside 2013, Stanton et al. 2018). Lorsque l’on analyse le contenu en pesticides agricoles dans des amas d’insectes apportés par des hirondelles bicolores à leurs oisillons, on y détecte des pesticides (Poisson et al., Unpublished). Les composés les plus détectés dans ces amas d’insectes sont également les plus couramment détectés dans les cours d’eau du Québec (Poisson et al., Unpublished; Giroux 2019, Montiel-León et al. 2019). La contamination  en pesticides des insectes consommés par les oiseaux est susceptible de provenir à la fois de sources terrestres et aquatiques (plusieurs insectes ont un stade de vie aquatique). Par conséquent, certaines espèces d’oiseaux insectivores, tels que plusieurs espèces d’oiseaux champêtres, pourraient être plus vulnérables aux contaminants présents dans les milieux aquatiques (y compris les pesticides), puisqu’ils pourraient être plus susceptibles de rencontrer de tels contaminants que d’autres espèces d’oiseaux étant donné leur alimentation.

Un rapport récent qui analysait des échantillons d’eau de plusieurs ruisseaux et rivières du Québec (Giroux 2019, voir aussi Montiel-León et al. 2019) a montré que le pourcentage d’échantillons dépassant les critères de qualité de l’eau pour au moins un pesticide ont augmenté au fil des ans, pour atteindre 90 % entre 2017 et 2018. La contamination des milieux naturels par les pesticides semble donc augmenter via leur persistance dans le sol et l’eau ainsi que par l’accumulation dans les organismes vivants (Arias-Estévez et al. 2008, Katagi et Tanaka 2016, DiBartolomeis et al. 2019).

Les causes liées au déclin des oiseaux champêtres sont potentiellement nombreuses et complexes, mais la conservation des milieux naturels d’importances pour ces espèces, et la mise en place de compromis et de bonnes pratiques en milieux agricoles sont des éléments essentiels afin de permettre à nos alliés agricoles de se rétablir.

Marie-Christine Poisson
Coordonnatrice de l’équipe Milieux naturels au Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ)
Maitre en Sciences (M.Sc.) de l’Université de Sherbrooke

Crédit photo (Hirondelle rustique) : Marie-Christine Poisson

Références

Vous êtes propriétaire de lots boisés ou agricoles ?

On veut savoir ce qui vous tient à cœur, votre relation avec les milieux naturels, et encore plus!

TIRAGE – PRIX À GAGNER
CARTE-CADEAU DE 100$ CHEZ LATULIPPE
Ce tirage s’adresse à l’ensemble des propriétaires agricoles ou forestiers du Québec.
Date limite pour participer : 31 mars 2021

En participant à ce sondage, vous courrez la chance de gagner une carte-cadeau de 100$ des magasins de plein-air Latulippe www.latulippe.com, échangeable pour des produits en magasin ou en ligne. Veuillez prendre note que vous devez avoir compléter le sondage avant le 31 mars 2021 et être en mesure de prouver que vous êtes un propriétaire agricole ou forestier pour participer au tirage!

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) collabore avec des propriétaires agricoles et forestiers depuis plus d’une décennie dans le but de mettre en valeur les milieux naturels et protéger les espèces en péril sur leurs terres. Nous souhaitons avoir une meilleure compréhension de vos valeurs et de vos enjeux afin de mieux prendre en compte votre réalité dans nos démarches et ainsi vous aider à conserver les atouts naturels de votre propriété.

Capsule vidéo Roulons Électrique | Rouler électrique…c’est si centriquois!

Pourquoi est-ce si centricois de roulez électrique ? Pour y répondre, venez à la rencontre de John Husk, conseiller municipal de Drummondville, Carl Plante, aménagiste à la MRC de L’Érable, et Richard Perron, directeur des ressources humaines chez CEPSA Chimie de Bécancour. Ensemble, ils vous démontreront combien il est facile au Centre-du-Québec, de combler tous ses besoins en déplacements en mode électrique.

Capsules vidéos

Découvrez les différentes capsules vidéos réalisées par le CRECQ dans le cadre de la campagne Roulons électrique d’Équiterre.

Webinaires

Découvrez les différentes webinaires réalisés par le CRECQ dans le cadre de la campagne Roulons électrique d’Équiterre.

MRC Drummond

Invitation à participer aux webinaires et à la consultation publique des PRMHHN

L’élaboration du Plan régional des milieux humides, hydriques et naturels (PRMHHN) franchit une nouvelle étape. À compter du 15 février prochain, les portraits, les diagnostics et les choix de conservations seront progressivement dévoilés d’ici l’été sous forme de webinaires. De plus, une grande consultation publique sera tenue au courant du mois de juin 2021 afin de donner la parole à l’ensemble des citoyens sur le sujet.

La mise en place de ces plans régionaux est une mesure obligée par le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) envers l’ensemble des municipalités régionales de comté (MRC). Au Centre-du-Québec, les MRC d’Arthabaska, de Drummond, de L’Érable et de Nicolet-Yamaska ont entrepris conjointement de concevoir ce plan.

« Ensemble, ils ont volontairement ajouté la notion de milieux naturels afin d’inclure dans la démarche les milieux boisés, les friches et les corridors naturels, mentionne Mme Andréanne Blais, directrice générale du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) qui assure avec son équipe la coordination du projet. De cette manière, les MRC auront tout à leur disposition pour mieux concilier les futures actions d’aménagement de développement avec la conservation des milieux naturels sur leur territoire respectif. »

Ces rencontres virtuelles auront lieu le 15 de chaque mois et s’adresseront tout particulièrement aux élus, aux propriétaires riverains et aux producteurs agricoles et forestiers qui sont directement concernés par la mise en œuvre de ce plan. Les inscriptions sont gratuites et accessibles au www.patrimoinenaturel.ca.

Il est à noter que tous ces événements seront mis en ligne à la suite de leur diffusion et disponible pour consultation. Les personnes intéressées à être informés sur l’élaboration des PRMHHN sont invitées à s’inscrire à l’infolettre, à visionner les différentes capsules vidéo et à consulter l’ensemble de la documentation disponible sur le site web www.patrimoinenaturel.ca.

Le développement durable et l’entreprise, à la croisée des chemins

État actuel

En arrivant à la SADC en 2009, le terme « développement durable » était très peu utilisé en entreprises. Des initiatives locales et régionales émergeaient, mais la sensibilisation, l’accompagnement et le soutien financier vers des pratiques d’affaires intégrant des préoccupations sociales et environnementales étaient peu présents. Je constate une réelle évolution depuis 10 ans. Le politique et le domaine des affaires s’informent et souhaitent contribuer à l’amélioration des pratiques. Les appuis financiers offerts par les gouvernements sont au rendez-vous (Fonds écoleader, Transition énergétique Québec, Fonds vert, etc.) et des organisations de développement économique régional investissent temps, argent et vision afin d’accompagner les entreprises et les partenaires sont nombreux à s’y greffer (MRC, municipalités, Chambres de commerce, etc.). Et depuis 2017, à la SADC de Nicolet-Bécancour, nous offrons le programme d’accompagnement en développement durable PROAction.

Des défis

Malgré ces initiatives, des défis demeurent pour sensibiliser et mobiliser l’ensemble de la communauté d’affaires au développement durable. Ce concept peut parfois être perçu comme une mode ou encore utilisé pour faire bonne figure sans réel engagement. La méconnaissance de la signification du développement durable et de son apport potentiel à la rentabilité de l’entreprise, ainsi que la résistance au changement sont sans aucun doute des freins majeurs.

La définition officielle du développement durable, celle du Rapport Bruntland[1], suppose « un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». De façon concrète pour une entreprises, cela implique de fabriquer des produits et offrir des services répondant aux attentes des clients avec le minimum d’empreinte écologique et le maximum de bénéfices sociaux[2].

Les avantages

Le développement durable crée de la valeur pour l’entreprise et cela s’incarne par la réduction des coûts, l’accroissement des revenus, l’amélioration de son image de marque, sa réputation et la satisfaction des parties prenantes (clients, partenaires, employés, etc.). Les impacts sont significatifs, notamment en termes de rétention et d’attraction de la main-d’œuvre. Voici des exemples de solutions proposées : optimiser les processus, développer des produits distinctifs, réduire et réutiliser des matières (3RV-E), s’engager dans la communauté, améliorer les conditions de travail et impliquer les employés, assurer une gestion de risques et améliorer l’efficacité énergétique.

Les conditions de réussite

L’accompagnement personnalisé, l’augmentation des compétences et le support financier font assurément partie des conditions de réussite pour les entreprises. Il faut amener des recommandations concrètes et rentables, puis identifier des pistes de solution innovantes. Le développement durable impose de penser et de faire autrement, de sortir des paradigmes habituels. La clé demeure l’implication et l’engagement des gestionnaires, car tout est une question d’individu, de vision et de leadership!

 

Carolyne Aubin
Conseillère en développement durable à la SADC de Nicolet-Bécancour

[1] Le rapport Brundtland est le nom communément donné à une publication, officiellement intitulée Notre avenir à tous, rédigée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations unies, présidée par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland.
[2] Source : M. Marc Journeault, CPA, CMA, Ph.D  Professeur titulaire, École de Comptabilité, Université Laval, Responsable du Centre de Recherche en Comptabilité du Développement Durable

Lutte aux ilots de chaleur urbains
Le CRECQ offre un Coup de fraîcheur à Drummondville

 

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a entrepris de donner un Coup de fraîcheur au quartier Saint-Joseph et au centre-ville de Drummondville. En effet le CRECQ, en collaboration avec l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), a donné le coup d’envoi à ce projet de verdissement d’espaces collectifs dans ces secteurs afin de diminuer les effets néfastes des îlots de chaleur urbains sur la santé des communautés qui y vivent. Ce projet en cours depuis le printemps 2020 devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2022.

Ainsi, le projet Coup de fraîcheur vise à démontrer les bienfaits des îlots de fraîcheur sur la santé des populations urbaines, dans un contexte de changements climatiques. De plus, les citoyens et les organisations du milieu seront directement impliqués et consultés à plus d’une reprise afin que les arbres, arbustes, plantes potagères, abris, bancs et autres aménagements qui s’ajouteront sur les sites concernés correspondent le plus possible aux besoins et contraintes du milieu. « Une des forces majeures de ce projet est son volet participatif, déclare Gilles Brochu, président du CRECQ.  Il mise sur la coopération des citoyens qui habitent ou fréquentent les secteurs concernés afin d’assurer la planification des travaux, ou encore l’entretien des aménagements. »

AUX PREMIÈRES LOGES : L’ÉCOLE PRIMAIRE SAINT-JOSEPH
Les premiers aménagements du projet Coup de fraîcheur ont déjà été réalisés au courant de l’année 2020 et il est possible de les apercevoir entre autres dans la cour de l’école primaire Saint-Joseph. « Nous travaillons depuis déjà 2 ans à la mise en œuvre d’un projet d’envergure pour l’aménagement de notre cour d’école et Coup de fraîcheur permet sans aucun doute de bonifier ce projet en matière de verdissement et d’intégration communautaire », indique Annie Lamoureux, directrice de l’école Saint-Joseph. Mentionnons également que le CRECQ s’est joint aux travaux en cours sur les terrains du centre administratif du Centre de services scolaire des Chênes (CSSDC) afin d’y créer un îlot de fraîcheur convivial et accueillant.

FAIRE FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Les îlots de chaleur urbains sont des zones où les températures enregistrées de jour comme de nuit sont nettement plus élevées que celles des autres zones urbaines ou des zones rurales environnantes. Cette différence de température est causée, entre autres, par la prédominance de surfaces imperméables telles que l’asphalte et le béton, et à cela  s’additionne le manque de végétation en milieu urbain. Lors de périodes de chaleur accablante, les îlots de chaleur urbains sont responsables d’une hausse de la mortalité et d’une augmentation des symptômes de maladies chroniques comme le diabète, l’insuffisance respiratoire, les maladies cardiovasculaires, etc. « Tous ces impacts prendront de plus en plus d’ampleur sous l’effet des changements climatiques, mentionne Éric Perreault qui pilote le projet à titre de coordonnateur au Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec. Selon les projections climatiques, le nombre annuel de jours de chaleur extrêmes (>30 °C) à Drummondville pourrait tripler d’ici moins d’une trentaine d’années. »

UN PARTENARIAT SOLIDE
De nombreux(ses) acteurs(trices) du milieu, représentant des groupes de citoyens, des commerçants, la Ville de Drummondville, etc. agissent comme conseillers(ères) auprès du CRECQ dans le cadre de ce projet. 

Nature Québec, qui a développé une solide expertise en aménagement d’îlots de fraîcheur, offre au CRECQ un encadrement technique tout au long du projet et, de son côté, l’INSPQ apporte son expertise en santé publique. Enfin, le projet est financé en partie par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme de lutte contre les îlots et archipels de chaleur urbains.

Les leaders du Centre-du-Québec présentent leurs réussites en matière de climat et encouragent le passage à l’action

Le Québec n’est plus à l’heure de la sensibilisation, mais bien de l’action climatique. Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) le démontrera à l’occasion du premier Forum national de l’action climatique, un événement virtuel du 25 au 29 janvier qui réunira plus de 500 décideurs et professionnels socio-économiques, municipaux, régionaux et gouvernementaux déjà engagés ou souhaitant se lancer dans l’action climatique.

Organisé par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), le Forum fera la promotion de projets concrets mis en place dans toutes les régions du Québec pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), accroître la résilience des communautés et faire émerger une économie verte. Dans la foulée du dévoilement récent du Plan pour une économie verte 2030 (PEV 2030) du gouvernement du Québec, les intervenants au Forum proposeront ainsi des solutions de nature financière, légale et réglementaire pour atteindre les objectifs climatiques du Québec.

LE CENTRE-DU QUÉBEC DÉJÀ EN ACTION
Le Centre-du-Québec sera bien présent lors de cet évènement puisque de nombreux acteurs de la région y présenteront des projets inspirants, dont M. John Husk, conseiller municipal à Drummondville, Mme Stéphanie Lord, conseillère en environnement à la MRC Nicolet-Yamaska et M. Jean-François Morissette, directeur de la division de Gestion du territoire à la Ville de Victoriaville.

« Pour le CRECQ, c’est occasion de marquer l’aboutissement de la démarche Par notre propre énergie qui a permis de mobiliser, depuis 2017, de nombreuses organisations de la région pour planifier la lutte contre les changements climatiques et se mettre en action », déclare M. Gilles Brochu, président du CRECQ.  C’est d’ailleurs dans la foulée de cette démarche que le CRECQ a mis en place, en collaboration avec la MRC de Drummond, un premier réseau de stationnements incitatifs pour le covoiturage dans plus 16 municipalités et qu’il a démarré le projet Coup de fraicheur qui vise à lutter contre les ilots de chaleur urbain.

DES SOLUTIONS POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS DU PEV 2030
Le Forum proposera aux participants de la région du Centre-du-Québec une panoplie d’outils pour passer à l’action — idées innovantes, bonnes pratiques, solutions aux écueils rencontrés. Des promoteurs de projets, des experts de haut niveau et des élus municipaux partageront leur expérience et leur expertise au moyen de présentations et tables rondes. On y explorera notamment les leviers et outils financiers disponibles pour atteindre les objectifs du PEV 2030.

Pour consulter la programmation et vous inscrire, consultez le site web du Regroupement national des Conseil régional de l’environnement du Québec au www.rncreq.org/forum-de-laction-climatique.

Consultez la programmation complète de l’événement

Consultez le document d’informations complémentaires du Forum