
10e journée d’information sur l’eau : Nos milieux hydriques connectés du Centre-du-Québec
Lundi 23 mars 2026
9 h 00 à 16 h 00
Victoriaville, Pavillon du Mont Arthabaska
Billet membre CRECQ ou OBV : 100$
Billet non membre : 115$
Repas du midi et collations fournis
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), ainsi que le Groupe de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC), le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) et le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF), vous invite à la 10e édition de la Journée de l’information sur l’eau aura lieu le lundi 23 mars 2026 au Pavillon du Mont Arthabaska de Victoriaville. Le tout se déroulera sous le thème de la connectivité écologique.
Covoiturer et gagner !
Le comité organisateur souhaite favoriser le covoiturage en offrant aux participants covoitureurs, la chance de prendre part à un tirage qui récompensera leur geste écologique et pratique. Si vous souhaitez trouver des participants prêts à covoiturer, rendez-vous sur la plate-forme Togetzer.
Votre comité organisateur
Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), Groupe de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC), Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) et Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF)
Ce projet s’inscrit dans l’Initiative québécoise Corridors écologiques (IQCÉ) lancée par Conservation de la nature Canada et menée par 10 organismes et leurs nombreux partenaires. L’IQCÉ propose une approche collective de l’aménagement du territoire afin d’accélérer la conservation de milieux naturels connectés par des corridors écologiques dans le sud du Québec.
Ce projet a été réalisé dans le cadre du projet Accélérer la conservation dans le sud du Québec (ACSQ), pour lequel Conservation de la nature Canada a reçu une aide financière du gouvernement du Québec.

Forum interrégional EEE floristiques : La prévention et la détection au cœur de l’action
Jeudi 9 avril 2026
8 h 30 à 17 h 00
Drummondville, Hôtel et Suites le Dauphin
Billet : 50$
Repas du midi et collations fournis
Vous êtes conviés à prendre part au Forum interrégional sur les espèces exotiques envahissantes floristiques qui se déroulera sous le thème Prévention et détection au cœur de l’action qui aura lieu le 9 avril 2026 à Drummondville ! Ce forum est une invitation conjointe des Conseils régionaux de l’environnement du Centre-du-Québec, de l’Estrie, de la Montérégie, de Montréal et de Laval.
Notez que les inscriptions fermeront le 1er avril 2026.
Planifiez vos déplacement!
Afin de favoriser le covoiturage, on vous invite à vous rendre sur la plateforme Togetzer.
Ce projet est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du Plan nature 2030.
Planifiez vos déplacement!
Afin de favoriser le covoiturage, on vous invite à vous rendre sur la plateforme Togetzer.
Ce projet est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du Plan nature 2030.
Consultez le cahier du participant et la programmation ci-dessous :

17 février 2026 – L’érosion, reflet de nos choix d’aménagement
On parle souvent de l’érosion comme d’un processus naturel, une force tranquille qui façonne les paysages au fil des siècles. Pourtant, sur nos territoires habités, l’érosion n’a plus rien de naturel. Elle est devenue le reflet direct de nos décisions d’aménagement, de nos habitudes d’entretien et de nos angles morts collectifs. Quand le sol s’érode, ce n’est pas la pluie qu’il faut blâmer, mais les chemins que nous lui avons ouverts en aménageant le territoire.
L’érosion commence rarement à même les lacs. Elle s’amorce bien en amont, notamment dans les fossés rectilignes où l’eau coule rapidement, dans les chemins forestiers qui se transforment en boue après une averse et dans les chantiers où les mesures de contrôle sont vues comme des contraintes plutôt que des protections essentielles. Chaque fois que l’on simplifie le parcours de l’eau, qu’on la canalise ou qu’on la force à se déplacer plus vite, on crée les conditions parfaites pour que les particules de sol partent en cavale lors d’une pluie.
Ces particules, une fois arrachées au sol, ne disparaissent pas! Elles voyagent, puis s’accumulent dans les milieux aquatiques. Là, elles étouffent les habitats, colmatent les frayères, réduisent la diversité biologique et transportent avec elles des nutriments qui aggravent les problèmes d’eutrophisation. L’érosion n’est donc pas seulement une affaire de sol : c’est une affaire d’eau, de poissons, de plantes, d’habitats. C’est un enjeu écologique, mais aussi économique et social.
Ce qui rend l’érosion particulièrement insidieuse, c’est qu’elle est diffuse. Elle ne provient pas d’une seule source identifiable, mais d’une multitude de petites décisions prises à l’échelle du territoire. Un fossé mal pensé, un chemin trop pentu, un chantier non stabilisé… Individuellement, ces gestes semblent anodins, mais collectivement, ils deviennent un problème majeur.
La bonne nouvelle, c’est que l’érosion est l’un des enjeux les plus accessibles à corriger. Il ne s’agit pas de réinventer nos infrastructures, mais de revoir notre relation à l’eau, en ralentissant sa vitesse d’écoulement et en diversifiant son parcours. Cela implique notamment de considérer les fossés comme des milieux vivants plutôt que de simples conduits, de planifier les chemins forestiers en fonction de l’hydrologie plutôt qu’en fonction de la facilité d’accès et de faire des chantiers des lieux exemplaires en matière de gestion de l’eau plutôt que des zones grises.
Pour lutter contre l’érosion, il faut accepter que chaque mètre de fossé, chaque entrée de cour et chaque ponceau est un choix hydrologique. La résilience de nos milieux naturels dépend de notre capacité à travailler avec le territoire plutôt que contre lui.
Malgré tout, l’érosion n’est pas une fatalité, mais plutôt un signal. Et ce signal nous indique qu’il est temps de repenser nos pratiques, de reconnecter nos décisions locales à leurs impacts globaux, et de redonner au sol la stabilité dont il a besoin. Parce que la protection des écosystèmes aquatiques commence sur le territoire, bien avant que l’eau n’atteigne le ruisseau!
Jean-François Martel
Biologiste, M. Sc. Eau, MBA
Directeur général de RAPPEL

20 janvier 2026 – La fermentation : un geste ancien pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui
La fermentation est entrée dans ma vie par l’entremise de mon conjoint, Robert Paradis. Grâce à son travail, il a eu l’occasion de voyager et de découvrir des cultures où les aliments fermentés font partie du quotidien, de la table familiale et de l’identité culinaire. Nous avons rapidement réalisé à quel point ces pratiques, pourtant millénaires et profondément écologiques, demeuraient méconnues et peu valorisées ici. Cette prise de conscience est devenue le point de départ de notre engagement commun : rendre la fermentation accessible, actuelle… et oui, assumée comme quelque chose de vivant, créatif et franchement séduisant.
Fermenter, c’est avant tout apprendre à conserver autrement. Dans un contexte où le gaspillage alimentaire demeure un enjeu majeur, la fermentation permet de prolonger la vie des aliments, de valoriser des surplus et d’utiliser des produits qui seraient autrement mis au rebut. Un chou trop gros, des carottes légèrement flétries, des fruits trop mûrs : autant de matières premières parfaites pour créer des aliments riches, vivants et durables.
La fermentation nous invite aussi à ralentir. Elle nous reconnecte au temps long, à l’observation et à la patience. Contrairement aux produits ultra-transformés, elle ne cherche pas à masquer la matière première, mais à la révéler. Chaque ferment raconte une histoire : celle d’un légume de saison, d’un terroir, d’un savoir-faire transmis et réinventé.
Ce processus est profondément créatif. Il n’existe pas une seule bonne façon de fermenter, mais une infinité de variations possibles. Cette liberté favorise l’appropriation des gestes par chacun et chacune, peu importe le niveau de connaissance. Fermenter, c’est reprendre du pouvoir sur son alimentation, développer une autonomie douce et accessible.
Au fil des ateliers, des rencontres et des projets, j’ai constaté à quel point la fermentation crée du lien. Elle rassemble des personnes de tous âges, stimule la curiosité et ouvre la discussion sur notre rapport à l’alimentation, à l’environnement et à la consommation. Chez les enfants comme chez les adultes, elle devient un formidable outil de sensibilisation, concret et ludique.
Face aux défis environnementaux actuels, il est facile de se sentir dépassé. La fermentation n’est évidemment pas une solution miracle, mais elle fait partie de ces gestes simples qui, mis bout à bout, contribuent à un changement réel.
Fermenter, c’est poser un geste à la fois intime et collectif : prendre soin de ce que l’on mange, de ce que l’on transforme, et du monde que l’on habite.
Isabelle Dupuy
Co-propriétaire de la boutique Ferment et directrice générale du Ferment Fest Mtl.

Le CRECQ lance officiellement le projet Pratico-Vélo : une initiative clé en main pour tester la mobilité durable
Après une phase pilote réussie à l’été 2025, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) est fier d’annoncer le lancement officiel du projet Pratico-Vélo, une initiative innovante de prêts à long terme de vélos à assistance électrique visant la promotion du transport actif et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Jusqu’à son terme en 2028, Pratico-Vélo s’implantera annuellement dans les différentes MRC du Centre-du-Québec. Dès le printemps prochain, le projet sera déployé à Victoriaville et dans la MRC d’Arthabaska. S’en suivra la MRC de Drummond en 2027 et finalement les MRC de Bécancour et de Nicolet-Yamaska en 2028.
« Le CRECQ est fier de mettre en œuvre son expertise en matière de mobilité durable de façon concrète afin de contribuer activement à la lutte et l’adaptation face aux changements climatiques. En réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en favorisant l’adoption de modes de transport durables, Pratico-Vélo offre à la population centricoise des solutions durables, accessibles et porteuses d’avenir » – Sarah Saint-Cyr Lanoie, présidente du conseil d’administration du CRECQ.
Quatre volets pour répondre aux besoins de la communauté
Pratico-Vélo se décline en quatre volets innovants de prêt de vélos à assistance électrique, entièrement gratuits et clé en main, incluant casques, cadenas et accessoires. Chaque prêt s’étend sur une période de deux à trois mois, offrant aux participants la possibilité d’intégrer le vélo dans leur routine et d’en constater les nombreux bénéfices.
Tout d’abord, il y a Vélo de Courtoisie qui s’adresse aux ateliers de mécanique automobile afin d’offrir l’opportunité à leur clientèle de faire l’emprunt d’un vélo pour assurer leurs déplacements lors de l’entretien de leur véhicule. Vélo Boulot quant à lui s’adresse aux entreprises qui souhaitent offrir toute une flotte de vélos à la disposition de leurs employés pour encourager les trajets domicile-travail en mode actif.
Les deux derniers volets du projet permettent aux participants de découvrir une tout autre gamme de vélo à assistance électrique dit cargo pour sa capacité de chargement. Ainsi, on retrouve le volet Cargo Livré qui cible les commerces qui souhaitent tester les livraisons zéro émission et le Cargo Famille qui permet aux familles avec de jeunes enfants d’expérimenter le transport actif dans leur quotidien, que ce soit pour l’épicerie, la garderie, l’école ou le travail.
« Le gouvernement du Canada s’est engagé à appuyer des projets novateurs comme Pratico-Vélo grâce au Fonds pour dommages à l’environnement. En investissant l’argent reçu par le Fonds provenant d’amendes, de peines, d’ordonnances des tribunaux et de paiements volontaires dans le transport actif, nous aidons les communautés du Centre-du-Québec à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à bâtir un avenir plus sain et durable pour tous. »
– L’honorable Julie Dabrusin, ministre de l’Environnement et du Changement climatique
« Je suis fier que notre gouvernement appuie cette initiative grâce au programme Action-Climat Québec. C’est une démonstration concrète de l’impact de la collaboration, qui rend nos communautés plus vertes, plus dynamiques et plus agréables à vivre. En choisissant le transport actif, on réduit nos émissions de gaz à effet de serre, on bouge davantage et on améliore la qualité de vie de tout le monde. Bravo au Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec et aux MRC participantes pour leur leadership et leur volonté de faire bouger les choses! » – Bernard Drainville, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, ministre responsable de la Stratégie maritime et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches
Pratico-Vélo s’inscrit dans une démarche de transition écologique, d’accessibilité et de sensibilisation aux alternatives de mobilité. En facilitant l’essai de vélos électriques dans des contextes variés, le CRECQ souhaite démontrer que le transport actif est non seulement possible, mais aussi agréable, économique et bénéfique pour la santé et l’environnement.
Pour en savoir plus sur le projet et pour s’inscrire, visitez la page web du projet.
Rappelons que ce projet est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada, par l’entremise du Fonds pour dommages à l’environnement et de celui du gouvernement du Québec dans le cadre d’Action-Climat Québec, un programme coordonné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable et qui découle du Plan pour une économie verte 2030.
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En ordre sur la photo, de gauche à droite :
– M. Vincent Bourassa, Maire de la Ville de Victoriaville
– Audrey Lagacé, Coordonnatrice, Table intersectorielle régionale sur les saines habitudes de vie (TIR-SHV)
– Caroline Lemire, Directrice générale, Loisir Sport Centre-du-Québec (LSCQ)
– Manon Couture, Conseillère, mobilisation collective et innovation sociale, Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD)
– Arianne Lefebvre, Chargée de projet, Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ)
– Andréanne Blais, Directrice générale, CRECQ
– Sarah Saint-Cyr Lanoie, Présidente du CRECQ
– Catherine Coderre Porras, Chargée de projets, CRECQ

1 novembre 2025 – LOOP Mission : transformer les mal-aimés en révolution circulaire
Chez LOOP Mission, chaque gorgée a le goût de la revanche. La revanche des fruits et légumes trop petits, trop gros, trop pâles ou jugés trop « éphémères » pour les tablettes. La revanche de la planète, aussi. Notre mission? Sauver les mal-aimés de l’industrie alimentaire et prouver qu’ils peuvent devenir des produits délicieux, utiles et durables.
Des jus pressés à froid aux bières brassées avec du pain invendu, du gin distillé à partir de retailles de pommes de terre aux savons créés avec des huiles de cuisson recyclées… chez LOOP, rien ne se perd, tout se transforme en plaisir responsable. Tout est pensé pour boucler la boucle.
Tout a commencé sur une Grande Roue. Entre passion pour l’alimentation et amour pour l’environnement, l’idée d’un projet d’impact est née. Puis un appel de Fred de Courchesne Larose, le plus grand distributeur de fruits et légumes du pays : 16 à 20 tonnes d’aliments perdues chaque jour. Une visite d’entrepôt, un crash course sur le gaspillage et une poignée de main plus tard : la « Rescue Squad » était née.
Aujourd’hui, LOOP Mission n’est plus une entreprise, c’est un mouvement. 1/3 de la nourriture est gaspillée dans le monde et 79 % de ce gaspillage provient de l’industrie. Notre vision est claire : éradiquer le gaspillage alimentaire et devenir le leader mondial de l’économie circulaire dans l’industrie alimentaire.
Et ça marche. Depuis nos débuts, nous avons détourné plus de 47 millions de kilos de fruits et légumes de l’enfouissement – l’équivalent du poids de 8 000 éléphants ou de 47 millions de pizzas larges empilées jusqu’aux nuages. Résultat : plus de 37 millions de kilos de GES évités (soit comme si 8 000 voitures avaient disparu des routes pendant un an) et 1,4 milliard de litres d’eau préservés, l’équivalent de 560 piscines olympiques.
Chaque produit LOOP, qu’il soit bu, croqué ou savonné, incarne cette transformation spectaculaire des pertes alimentaires en ressources précieuses.
Notre approche est simple mais radicale : inspirer des modèles d’affaires innovants, bousculer le statu quo et démontrer que la durabilité peut être délicieuse, juteuse et rentable. Nous croyons au pouvoir des collaborations pour entraîner des changements systémiques et accélérer la transition vers un futur alimentaire circulaire.
Alors, chaque fois que vous sirotez un jus LOOP, trinquez avec notre gin ou savonnez vos mains avec notre savon, sachez que vous participez à une révolution douce mais déterminée. Une révolution circulaire qui donne une deuxième vie aux aliments et redonne de l’air, de l’eau et de l’espoir à la planète.
Bienvenue dans l’univers LOOP Mission. Ici, les mal-aimés deviennent les vedettes – et ensemble, on réinvente la façon de nourrir le monde.
Alexandra Laplante-Tompkins
Coordinatrice marketing, LOOP Mission

Sous les pavés : des citoyens libèrent le sol à la main à Victoriaville
Le 7 octobre, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a amorcé la transformation du terrain de la Maison Albert, appartenant à Office d’habitation Centre-du-Québec. Le dépavage a eu lieu lors d’une journée festive en compagnie de membres de la communauté engagés dans le cadre du projet Sous les pavés.
Au total, une dizaine de bénévoles a retiré à la main 176 m2 d’asphalte inutilisé qui sera remplacé dans un second temps par des végétaux et des infrastructures vertes. Ce nouvel aménagement réduira l’effet d’ilot de chaleur et permettra de mieux gérer les eaux de pluie, tout en fournissant un espace collectif chaleureux. Depuis quelques semaines déjà, l’équipe de la Maison Alfred a été invitée à participer à différentes activités, dont des kiosques d’idéation et de bonification, afin de concevoir un lieu à leur image et adapté à leurs besoins.
Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la phase 3 du projet Sous les pavés, qui vise à ce que les communautés développent leurs capacités d’intervention en matière de déminéralisation, pour une meilleure gestion des eaux pluviales et un milieu de vie plus résilient face aux changements climatiques. La démarche engage activement les propriétaires, les organisations, les entreprises locales ainsi que les citoyens et citoyennes à transformer collectivement des sites asphaltés en espaces frais, conviviaux et verdoyants.
« En retirant à la main des plaques d’asphalte, on fait bien plus que libérer le sol. Les citoyens peuvent se réapproprier l’espace urbain et ainsi participer concrètement à rendre nos villes plus résilientes face aux conséquences des changements climatiques », souligne Mélodie Charest, chargée du projet Sous les pavés pour le CRECQ.
Sous les pavés – phase 3 est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du programme Action-Climat Québec, un programme coordonné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable et qui découle du Plan pour une économie verte 2030. Le déploiement du programme dans les différentes communautés est rendu possible grâce au soutien financier du Groupe Banque TD dans le cadre de La promesse TD Prêts à agir.

Nous sommes fiers de vous présenter l’édition 2024-2025 de notre revue annuelle des Éditos des expert(e)s !
Depuis près de 30 ans, le CRECQ rassemble et mobilise les acteurs environnementaux du Centre-du-Québec afin de promouvoir la protection et l’amélioration de notre milieu de vie dans une approche de développement durable. C’est avec le souhait de faire rayonner l’expertise de ces intervenants que nous avons mis en place l’Édito de l’expert.e. Cette année encore, de nombreux spécialistes ont partagé leurs connaissances et leurs réflexions sur différents enjeux environnementaux que nous avons regroupés sous la thématique des milieux naturels, des changements climatiques, de la gestion des matières résiduelles et du développement durable.
Cette édition 2024-2025, vous offre notre sélection des éditos les plus marquants de l’année, abordant différents sujets d’actualités, tels que les espèces en périls, la carboneutralité, l’aménagement du territoire, le tourisme durable, la conservation des milieux naturels, et plus encore.
En espérant que cette lecture vous apporte réflexion et inspiration !


1 octobre 2025 – Planifier, cuisiner, composter : une recette anti-gaspillage
Au Québec, depuis quelques années, on assiste à un véritable essor de notre culture gastronomique, et à juste titre ! Nous avons du talent à tous les maillons de la chaîne, du champ à la table. Il n’y a qu’à regarder l’émission Les Chefs, à l’antenne de Radio-Canada, pour constater l’audace et la créativité des artisans culinaires d’ici.
En 2018, j’ai choisi de m’établir dans la MRC d’Arthabaska. Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que 98 % de son territoire est à vocation agricole. Ce constat m’a ramenée à une réalité trop souvent oubliée, chaque aliment que l’on gaspille représente le fruit d’un long travail ; de nos terres, de nos producteurs, de nos transformateurs et de notre économie locale. Acheter un produit du Québec, c’est déjà faire un geste pour soutenir le territoire. Le consommer au complet, c’est honorer ce travail.
C’est ce qui m’amène à réfléchir aujourd’hui, avec vous, à la part de responsabilité que porte le consommateur dans le gaspillage alimentaire. Saviez-vous que, dans un foyer qui ne composte pas, près de 45 %* du contenu du bac à déchets est composé de matières organiques ? En moyenne, on estime qu’un ménage gaspille jusqu’à 140 kg*, soit environ 300 livres, de nourriture par an.
Or, la bonne gestion des matières organiques ne commence pas au bac brun : elle commence à l’épicerie. Acheter sans planifier, c’est souvent condamner des aliments à la poubelle. Le bac brun doit être envisagé comme un allié, mais non comme une solution magique. Il joue un rôle important dans la valorisation des résidus alimentaires non évitables, mais il ne doit jamais devenir un prétexte pour gaspiller en bonne conscience. Cette notion ne doit pas être évacuée des communications à l’intention des citoyens. Bien qu’essentiel à la routine de tri, le bac à matières organiques entraîne lui aussi des impacts environnementaux : transport des matières, traitement en plateforme de compostage, énergie et émissions associées. Il faut donc valoriser d’abord les réflexes anti-gaspillage avant de vanter les mérites du compostage.
Avec les citoyens de divers horizons qui se familiarisent, de nos jours, à l’utilisation du bac à matières organiques, l’apprentissage reste à faire. Chaque aliment gaspillé représente un triple gaspillage : celui de la nourriture elle-même, celui de toute l’énergie et du savoir-faire nécessaire à sa production et de l’énergie déployée pour la transformation des matières en compost. Oui, même dans notre frigo, une application du 3RVE* est possible : réduire le gaspillage, réinventer nos restes, récupérer et valoriser les aliments défraîchis, et en dernier recours, composter.
La lutte au gaspillage alimentaire commence bien avant la cuisine… elle commence au panier d’épicerie. La prochaine fois, en déposant votre vieil ananas non épluché oublié sur le comptoir, demandez-vous la question : aurais-je pu éviter de le gaspiller et comment?
Restons vigilants, curieux et engagés, pour notre portefeuille, pour nos producteurs, et surtout, pour la planète!
Jade Larochelle
Agente de sensibilisation et de communication en gestion des matières résiduelles à la MRC d’Arthabaska
*Sources : Recyc-Québec, Love Food Hate Waste Canada
**Le 3RV-E est un principe fondamental en gestion des matières résiduelles au Québec. Il s’agit d’une hiérarchie des actions à poser pour minimiser notre impact environnemental : Réduire, Réemploi, Recyclage, Valorisation, Élimination.

Le CRECQ lance des concertations pour identifier les territoires à recommander au gouvernement en vue de la création de nouvelles aires protégées
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) lançait récemment les concertations régionales entourant les propositions d’aires protégées déposées en territoire public continental au Centre-du-Québec. L’organisme a tenu une séance d’information par vidéoconférence le 10 septembre dernier afin d’expliquer les étapes des concertations qui aideront à évaluer le potentiel des propositions reçues pour la région. Ce mandat s’inscrit dans le cadre du Plan nature 2030, qui vise notamment à conserver 30 % des milieux continentaux et 30 % des milieux marins et côtiers du Québec d’ici 2030. Ces concertations aideront le gouvernement du Québec à atteindre ses objectifs ambitieux de conservation de la biodiversité.
Plus de 400 propositions d’aires protégées ont été déposées et jugées complètes à travers le Québec en 2024 grâce à une mobilisation remarquable dans le cadre de l’appel à projets d’aires protégées en territoire public méridional lancé par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). Dans le cadre de ce nouveau mandat, chaque conseil régional en environnement (CRE) mettra sur pied des tables de concertation rassemblant les parties prenantes concernées afin d’élaborer des recommandations quant aux territoires à protéger faisant l’objet d’un consensus. Ces concertations, qui représentent une occasion historique de contribuer à protéger des milieux naturels précieux, se concluront vers le mois d’octobre 2026. Les résultats de cette étape serviront à éclairer les décisions du gouvernement du Québec quant aux territoires à protéger.
« À travers ces concertations, notre objectif est de favoriser l’apparition de consensus afin de désigner des milieux naturels de grande valeur pour la population et la biodiversité au Centre-du-Québec. Ces concertations seront menées dans un esprit d’écoute et de respect de toutes les préoccupations exprimées », déclare Claude Lefebvre, président du CRECQ.
Un processus impartial et rigoureux
Le CRECQ enverra des invitations ciblées aux différentes parties prenantes concernées pour qu’elles participent aux concertations. Il s’engage dans une position d’écoute impartiale et garantit la prise en compte de la pluralité des positions.
« Plusieurs projets d’aires protégées sont sur la table présentement. Nous avons besoin de l’expertise des acteurs locaux et régionaux, dont les municipalités et les MRC, et des communautés autochtones pour identifier les initiatives les plus porteuses pour la nature et les communautés locales », mentionne Bernard Drainville, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Ce projet est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre de l’appel à projets d’aires protégées en territoire public méridional.
Le RNCREQ et le CRECQ remercient le MELCCFP pour la confiance qu’il leur accorde dans la réalisation de ce mandat essentiel. À l’issue de ces concertations, le RNCREQ remettra au ministre du MELCCFP une recommandation finale en décembre 2026 qui intégrera les perspectives de tous les acteurs concernés.