
La première édition de la Shop à réparer du Centre-du-Québec aura lieu le 28 octobre prochain au Café Clovis du CÉGEP de Drummondville, afin de vous offrir l’opportunité de faire réparer gratuitement vos objets brisés du quotidien! Organisé par le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) et le Carrefour jeunesse emploi Drummond (CJE Drummond), en collaboration avec la Ville de Drummondville, la MRC de Drummond et le Cégep de Drummondville, l’événement de type café réparation est présentement en période de recrutement pour constituer son équipe de réparateurs bénévoles.
Les organisateurs sont actuellement à la recherche de personnes ayant des compétences en réparation dans différents domaines, dont la couture, l’entretien de vélo, la réparation d’appareils électriques, électroniques ou informatiques et bien d’autres.
« De nos jours, les compétences en réparation se perdent et les enjeux environnementaux liés à la surconsommation sont bien réels. Nous souhaitons donc travailler avec des réparateurs experts ou amateurs, étudiants, travailleurs ou retraités, qui souhaitent transmettre leurs connaissances aux citoyens pour ainsi ralentir l’enfouissement de matières qui auraient très bien pu être réparées ou revalorisées », indique Arianne Lefebvre, chargée de projets en gestion des matières résiduelles et changements climatiques au CRECQ.
Les bricoleurs et bricoleuses souhaitant relever ce défi de réparation pour le bien de la communauté et de la planète peuvent se rendre au www.crecq.qc.ca/shopareparer pour s’inscrire ou obtenir plus d’informations. Les entreprises de réparation sont également interpelées.
Rappelons que la Shop à réparer est un concept original d’Environnement Mauricie et du CJE Shawinigan qui compte déjà plusieurs éditions à son actif en Mauricie.
L’édition centricoise est rendue possible grâce à l’appui des partenaires suivants : CRECQ, CJE Drummond, Ville de Drummondville, MRC de Drummond, Cégep de Drummondville, Énergie 92.1, 105.3 Rouge, Récupéraction Centre-du-Québec, RECYC-QUÉBEC, Nature-Avenir et Buropro Citation.
Crédit photo: Étienne Boisvert photographe

Renaturation de la rivière du Moulin
Premier projet collaboratif d’envergure en milieux hydriques au Centre-du-Québec
Grâce à la collaboration d’acteurs environnementaux de la région, le projet de Renaturalisation de la rivière du Moulin qui vise à comprendre et à agir sur la surcharge sédimentaire qui se retrouve dans ce cours d’eau se concrétise dans la région de Bécancour. C’est à la suite d’une série d’épisodes de débordement qu’a connu la rivière et qui met à risque entre autres les installations du site historique du Moulin Michel, que la Société des amis du Moulin Michel inc. (SAMMI) a tiré la sonnette d’alarme.
Avec le soutien du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), les démarches ont été entamées pour réunir l’expertise nécessaire pour réaliser ce projet d’envergure avec la collaboration du Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC), de l’Union des producteurs agricoles du Centre-du-Québec (UPA) et de la Firme Rivières inc. « Le CRECQ est fier d’avoir réussi à regrouper l’expertise des professionnels de l’eau, des milieux naturels et du monde agricole au sein d’un même projet, pour une collaboration sans précédent au Centre-du-Québec qui aura des retombées significatives sur la santé de ce cours d’eau », indique Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ.
Ainsi, cette collaboration a mené à la réalisation d’une vaste étude environnementale de la rivière du Moulin et de ses milieux naturels riverains sur l’ensemble de son bassin versant. Cette étude comprend entre autres une étude hydrogéomorphologique pour la mitigation des apports sédimentaires menée par la Firme Rivières Inc., la réalisation d’inventaires fauniques et floristiques par le CRECQ, en plus une étude sur l’indice de qualité morphologique de la rivière par le GROBEC.
« Cette démarche qui n’aurait pu être possible sans l’apport concerté des experts environnementaux, nécessite maintenant la collaboration des propriétaires riverains pour en assurer la mise en œuvre et régler la situation de façon à préserver durablement le Moulin Michel et son barrage », précise Philippe Dumas, directeur général du Moulin Michel.
S’entame donc actuellement une vaste démarche de concertation volontaire, menée conjointement par le CRECQ et l’UPA, auprès des propriétaires forestiers et agricoles qui bordent la rivière du Moulin. « Toutes les analyses réalisées en amont nous permettent aujourd’hui d’aller à la rencontre de ces propriétaires afin de leur proposer une série de mesures adaptées à leur parcelle de terrain qui pourra être réalisée dès l’été 2024. Le type de recommandation qui sera soumis aux propriétaires peut varier de la bande riveraine élargie, aux aménagements hydroagricoles », mentionne France Proulx, directrice régionale de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec.
« Lorsqu’il est question de renaturalisation d’une rivière, le but n’est pas de remettre la rivière à son état d’origine, mais plutôt de faire mieux pour assurer un résultat pérenne et réaliste avec son utilisation actuelle et future. Ce projet est bien plus qu’un pansement sur la problématique qui autrement ne cesserait de croitre avec les conséquences des changements climatiques que l’on connait », conclut Emmanuel Laplante, directeur général du GROBEC.
Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution du Programme Interaction communautaires, lié au Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, et mis en œuvre par les gouvernements du Canada et du Québec.
Soulignons aussi l’apport financier de la Fondation Alcoa et de la Fondation de la faune du Québec dans la réussite de ce projet.
Le projet Renaturalisation de la rivière du Moulin a été rendue possible grâce à la concertation des organisations suivantes : la Société des amies du Moulin Michel inc. (SAMMI), le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC), l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la firme Rivières inc.
À propos de la Société des amies du Moulin Michel inc. (SAMMI)
La Société des Amis du Moulin Michel inc. a pour mission d’opérer, d’administrer, de promouvoir et d’animer le lieu historique et d’interprétation qu’est le Moulin Michel de Gentilly.
À propos du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ)
Le CRECQ est la référence en environnement depuis plus de 25 ans au Centre-du-Québec. Celui-ci est un organisme de concertation regroupant des intervenants en environnement de la région du Centre-du-Québec dont la mission est de promouvoir la protection et l’amélioration de l’environnement dans une optique de développement durable. Le CRECQ déploie une vaste gamme de projets et de services pour la protection et la mise en valeur des milieux naturels, la lutte et l’adaptation aux changements climatiques, la gestion des matières résiduelles et le développement durable.
À propos du Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC)
Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) est un organisme sans but lucratif fondé en 2003 à Plessisville. Cette table de concertation regroupe l’ensemble des acteurs des bassins versants de la zone Bécancour (3 847 km²) concernés par la ressource EAU. L’organisme de bassin versant (OBV) est officiellement reconnu dans la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection. En concertation avec les acteurs de l’eau, l’OBV élabore un Plan directeur de l’eau (PDE) et assure le suivi de sa mise en œuvre.
À Propos de l’Union des producteurs agricoles (UPA)
La Fédération de l’Union des producteurs agricoles du Centre-du-Québec est une organisation syndicale professionnelle qui œuvre activement au développement de l’agriculture dans notre région et qui s’emploie à défendre les intérêts socioéconomiques des quelque 3 300 entreprises agricoles centricoises. Elle fonde sa raison d’être et son action sur les valeurs de respect de la personne, de solidarité, d’action collective, de justice sociale, d’équité et de démocratie.
À propos de la firme Rivières inc.
Experts en hydrogéomorphologie, la firme Rivières inc. qui offre un service-conseil à la renaturalisation de cours d’eau pour les municipalités, MRC, ministères et autres organismes de gestion intéressés1 par la prise en compte des processus dynamiques dans les cours d’eau.

1 septembre 2023 – Quand les changements climatiques s’invitent dans les soupers…
Il était une fois un jeune homme aux yeux vert pomme qui soupait chez sa grand-mère sur le bord de la mer en Gaspésie. En compagnie de ses grands oncles, ils discutèrent du sujet de toutes les conversations mondaines : la météo. La grand-mère s’exclama : « On se gèle déjà le derrière en août! Après ça, ils viennent nous parler de réchauffement climatique aux nouvelles! » Et l’un des grands oncles renchérit : « Sont même pas capables de prévoir la météo qu’il fera demain, imagine dans 30 ans! » C’est moi ce jeune homme en passant.
Il n’en fallait pas moins pour me titiller :
– La météo et le climat, ce n’est pas pareil.
– On ne dit plus réchauffement climatique, mais dérèglement ou changement climatique.
– L’érosion côtière est littéralement à votre porte!
– Ok Boomer.
La partie moins combative de mon cerveau se remémora alors un concept phare du dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts en climat (le GIEC, de son petit nom) : la maladaptation. Par exemple, certains argumentent que la climatisation causerait plus de tort en raison des émissions de GES qu’elle engendre, bien qu’elle puisse réduire les effets de la chaleur sur la santé. Elle est également plus accessible aux personnes plus fortunées et peut donc aggraver les inégalités. Je me suis dit, pourquoi est-ce que ça ne s’appliquerait pas aussi dans nos communications, même celles avec nos proches?
Et si, malencontreusement, je causerais plus de tort en tentant de rectifier les croyances de ma famille? Et si j’amplifiais la polarisation sur le sujet? Je cherchai donc à mieux comprendre leur position et leur demandai : « Pensez-vous que les changements climatiques se produisent et qu’ils représentent un enjeu majeur? »
La plupart offrirent des réponses du genre :
– Probablement pas.
– Oui, mais on a d’autres crèmes à fouetter (est-ce une expression de ma famille ou du bas du fleuve? Je ne saurais dire.)
– Oui, mais on ne peut rien y faire, alors à quoi bon?
La plupart des gens ont généralement trois vitesses : oui, non, peut-être. Notre faible résistance à l’incertitude et notre compréhension lacunaire des probabilités nous mènent généralement à ignorer ce qui se trouve dans la zone du « peut-être ». Plusieurs voient aussi le monde comme un jeu à somme nulle ou une entité prédéterminée. Tout ça incite à penser de façon binaire et à résister au changement. Et si vous vous croyez au-dessus de ça, la plupart des gens pensent la même chose. Réfléchissez-y deux fois ; Je parle en connaissance de cause.
À partir de ces réflexions, la partie plus créative de mon cerveau (en manque d’exercice je dois dire) chercha à alimenter ainsi la discussion : « Si vous avez 10 % de chance de vous faire frapper en traversant la route, traversez-vous même si vous devez absolument passer par là pour aller faire votre épicerie? » Quoi de mieux qu’une analogie de char pour attirer l’attention.
Bref, même si on est incertain qu’un évènement se produise, ne faudrait-il pas s’en préoccuper si les conséquences attendues sont suffisamment grandes?
– Si l’évènement A a 10 % de probabilité de provoquer 100 000 décès;
– Si l’évènement B a 90 % de probabilité de provoquer 10 000 décès;
Lequel présente le risque le plus élevé?
En multipliant la probabilité d’occurrence par les conséquences potentielles, on obtient la valeur du risque. Donc :
– 10% X 100 000=10 000 décès
– 90% X 10 000=9000 décès
Le risque serait ainsi plus élevé pour l’évènement A. Pourtant, plusieurs préfèreraient prévenir le deuxième évènement. Qu’en est-il de vous? Avant de vous perdre avec plus de mathématiques, revenons à nos caribous. Par cette question, je voulais aussi transmettre la notion que les enjeux, ici la sécurité routière et la sécurité alimentaire, ne sont pas mutuellement exclusifs. Quelques mesures d’apaisement de la circulation faciliteraient l’accès à l’épicerie.
Ça m’a rappelé un autre concept du rapport du GIEC – parce que c’est manifestement l’un des objectifs de cette chronique – ceux de mesures sans regret. Les avantages associés (ou co-bénéfices) de ces mesures sont si importants qu’elles s’avèrent bénéfiques, peu importe l’évolution du climat.
Certaines peuvent avoir une portée transformatrice ou un objectif principal autre que la lutte contre les changements climatiques. Par exemple, la lutte contre la pauvreté, l’abordabilité des logements et l’accès à la nature ont tous le potentiel de réduire les effets du climat changeant, mais surtout, elles favoriseront presque assurément le bien-être de la population même si aucun évènement climatique se produit.
Ça peut donc rendre le tout plus digeste pour des personnes plus « sceptiques », surtout si elles sont bourrées de cipâte (ou cipaille pour les hérétiques). En toute franchise, je ne sais pas à quel point cette discussion familiale a pu faire cheminer les idées. Certains trouvaient la comparaison douteuse; d’autres avaient de quoi réfléchir. Comme dirait ma grand-mère (mon autre) : « il faut bien commencer quelque part. »
Ça nous rendra moins anxieux pour traverser la route.

Le CRECQ obtient 2 millions pour la protection et la restauration des milieux naturels centricois
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) atteint un financement record de 2 millions de dollars répartis sur les 3 prochaines années, afin de mettre en œuvre une vaste gamme de projets visant à protéger ou à restaurer les noyaux et les corridors écologiques, ainsi que les habitats d’espèces fauniques et floristiques en péril.
« Ces retombées financières sont le fruit de plusieurs années de travail réalisées en collaboration avec nos différents partenaires régionaux et reflètent la confiance en l’expertise du CRECQ par nos principaux bailleurs de fonds que sont, les gouvernements du Québec et du Canada, ainsi que la Fondation de la faune du Québec et Conservation de la nature Canada. Par le déploiement de ses nombreux projets, le CRECQ collabore étroitement à l’atteinte des objectifs du Plan nature du Québec et de la Stratégie de biodiversité du Canada soutenant les cibles de la COP-15. » – Andréanne Blais, directrice générale du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ).
« Mettre un frein et remédier à la perte de biodiversité d’ici 2030 ne peut se faire sans l’engagement et la collaboration de partenaires d’un bout à l’autre du pays. C’est pourquoi le gouvernement du Canada investit près d’un million de dollars sur trois ans pour soutenir le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec dans sa volonté de conserver et de protéger des habitats d’intérêt pour les espèces en péril. Les actions que nous finançons bénéficieront à de nombreuses espèces, mais également aux collectivités du Centre-du-Québec. » – L’honorable Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique.
« Cette aide financière est encore une fois une preuve concrète de notre engagement non seulement pour notre environnement, mais aussi pour les gens et organismes qui participent à sa préservation. Avec cette aide, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec pourra poursuivre ses efforts de conservation au grand bénéfice des citoyens de la région. » – Benoît Charrette, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
« Ce sont plus de 400 000$ que la Fondation a octroyé au CRECQ depuis deux ans afin de soutenir une série de projets visant à assurer la connectivité des habitats dans la région du Centre-du-Québec. Pour la Fondation, la protection de noyaux de conservation et de corridors écologiques sont essentielles pour favoriser la pérennité de la faune et, par conséquent, contribuer au maintien de la biodiversité. » – Annabelle Avery, directrice des programmes de la Fondation de la faune du Québec.
Mentionnons que le territoire du Centre-du-Québec ayant la spécificité d’être à 97% à teneur privé, ces sommes permettront d’accompagner davantage de propriétaires, afin de les sensibiliser et de les soutenir dans une démarche de conservation volontaire. Le CRECQ travaille aussi en collaboration avec l’organisme Nature-Avenir pour les propriétaires désireux d’obtenir des mesures de protection légale pour leurs milieux naturels.
« Dans le contexte de la mise en œuvre des futures orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT), chaque hectare du territoire centricois se doit d’être réfléchi de manière à permettre aux MRCs de mieux s’adapter aux changements climatiques dans le respect de la biodiversité. Ce financement qui est accordé au CRECQ est une preuve de confiance envers l’organisation pour ses capacités à soutenir l’écosystème de la région » – Claude Lefebvre, président du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ).

Colloque sur la connectivité écologique
23 et 24 novembre 2023
Centre des congrès de Québec
Sous le thème Ensemble pour un territoire connecté et résilient, le Colloque sur la connectivité écologique aura lieu les 23 et 24 novembre 2023 au Centre des congrès de Québec.
L’événement vise à rassembler, outiller et amplifier les efforts de mise en œuvre qui prennent place actuellement à travers le Québec. Ce sera l’occasion d’y aborder la connectivité écologique sous l’angle des solutions concrètes et de mettre en commun les connaissances des experts, des décideurs et des différents maitres d’œuvre en matière de connectivité pour :
– Être au fait des connaissances scientifiques les plus récentes
– Connaître et s’inspirer des projets en cours
– Réseauter et participer à l’émergence de nouvelles initiatives
Vous aurez accès à:
– 4 grandes plénières pour rassembler et inspirer
– Le choix d’un parcours thématique pour approfondir et contribuer à la vision de la connectivité pour le sud du Québec
– Plusieurs occasions de réseautage
– 2 dîners, des collations et un cocktail 5 à 7 réseautage
Faites votre choix parmi une sélection de 4 parcours thématiques
Parcours 1 – État des connaissances en connectivité écologique
Axé sur la transmission de connaissances, ce parcours offrira un tour d’horizon sur ce que la recherche et la pratique nous ont appris à ce jour. Ce parcours est pour vous si vous préférez les présentations magistrales et désirez aborder la connectivité sous de multiples angles, dont la modélisation et cartographie, la validation des corridors écologiques, les changements climatiques et leur prise en compte dans le contexte des réseaux écologiques et les outils et la mise en œuvre.
Parcours 2 – Écologie routière
La connectivité écologique pour les milieux naturels et les routes qui les traversent
Comment surmonter les barrières et limiter la mortalité routière? Joignez ce parcours pour découvrir des projets exemplaires et réfléchir aux solutions concrètes pour faciliter les déplacements sécuritaires tant pour la faune que pour les humains.
Parcours 3 – Harmonisation des usages
Vers des paysages connectés
Foresterie, loisirs, agriculture, milieux de vie : Comment adapter les pratiques pour favoriser la connectivité écologique? Joignez ce parcours pour réfléchir à l’harmonisation des usages et discuter des orientations qui devraient guider les activités dans un contexte de maintien de la connectivité écologique.
Parcours 4 – Gouvernance et mobilisation
Engager vers une mise en œuvre collective
Grands territoires, enjeux complexes, solutions multiples, comment organiser la gestion à l’échelle des corridors écologiques? Joignez ce parcours pour discuter de gestion territoriale concertée, cohérente et pérenne, de même que contribuer à l’élaboration de stratégies mobilisantes.
Informations complémentaires – Parcours thématiques 2 à 4
En nombre de places limitées, les parcours thématiques permettent non seulement d’approfondir une thématique, mais également de contribuer à la réflexion sur les stratégies prioritaires pour la mise en œuvre. S’étalant sur les deux journées de colloque, ces parcours incluent :
– Une mise à jour et synthèse des connaissances relatives à la thématique
– Un survol des outils et projets en cours
– Un atelier d’analyse sur l’état du thème
– Un atelier sur l’avenir du thème
Le colloque est co-organisé par les partenaires de l’Initiative québécoise Corridors écologiques, Conservation de la nature Canada, le MELCCFP et la Sépaq. La programmation complète, la liste des conférencières et conférenciers, ainsi que les différents partenaires seront progressivement annoncés d’ici l’événement.
POLITIQUE D’ANNULATION
Vous pouvez annuler votre participation à l’événement sans frais jusqu’au 1er novembre 2023. Après cette date, aucun remboursement ne sera accepté, mais nous vous offrons la possibilité de transférer votre billet à une autre personne de votre choix.

CORRIDOR FORESTIER
18 septembre 2023
8h30 à 15h30
30$ membre / 40$ non membre
Le CRECQ vous invite à prendre part à une journée immersive sous le thème Adapter nos forêts aux changements climatiques. Ainsi, nous vous invitons à prendre part à cette tournée des différents sites emblématiques de la thématique, en compagnie d’expert(e)s qui aborderont les sujets suivants:
– Corridor forestier
– Bande riveraine forestière
– Enrichissement sous couvert
– Plantation mixte et résiliente aux changements climatiques
Le repas du midi sera fourni aux participants. Le point de rassemblement pour le départ se fera devant les bureaux du Groupement forestier Arthabaska-Drummond. L’inscription est obligatoire.
CORRIDOR URBAIN
27 septembre 2023
8h30 à 15h30
30$ membre / 40$ non membre
Le CRECQ vous invite à prendre part à une journée immersive sous le thème Adapter nos milieux urbains aux changements climatiques. Ainsi, nous vous invitons à prendre part à cette tournée des différents sites emblématiques de la thématique, en compagnie d’expert(e)s qui aborderont les sujets suivants:
– Stationnement écoresponsable
– Verdissement des industries, commerces et institutions (ICI)
– Verdissement en milieu urbain
– Forêt nourricière
– Corridor bleu en milieu urbain
Le point de rassemblement pour le départ sera au Stationnement De Bigarré à Victoriaville. Le repas du midi sera fourni aux participants. L’inscription est obligatoire.
Ce projet est réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada.
Le projet Connectivité s’inscrit dans l’Initiative québécoise Corridors écologiques coordonnés par Conservation de la nature Canada et ses nombreux partenaires. Ce projet bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

1 juillet 2023 – La conservation des chauves-souris
Nos insectivores nocturnes en chute libre
Depuis les années 2010, on a remarqué un déclin catastrophique dans les populations de chauves-souris de l’est de l’Amérique du Nord. La cause ? Le syndrome du museau blanc (SMB) : une maladie fongique causée par un champignon d’origine européenne qui s’attaque aux chauves-souris. Celui-ci provoque le réveil fréquent de ces petits mammifères lors de leur hibernation et elles meurent alors souvent d’épuisement avant la fin de l’hiver. Dans certains lieux utilisés pour l’hibernation, c’est jusqu’à 100 % des chauves-souris qui sont mortes du SMB. En ajoutant à cela la perte d’habitats et le déclin des insectes, certaines des huit espèces de chauves-souris que l’on retrouve au Québec sont dans une situation hautement précaire. D’ailleurs, trois de celles-ci sont reconnues comme étant en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril.
Agir en terres privées
Alors qu’il n’est pas encore possible d’agir contre le SMB (il n’est pas simple d’introduire un antifongique dans l’environnement), la destruction de milieux naturels utilisés par les chauves-souris et leurs proies, les insectes, peut toujours être limitée. Le territoire de la région du Centre-du-Québec étant à 97% en terres privées, la conservation d’habitats d’espèces en péril passe principalement par la sensibilisation des propriétaires ayant chez eux ces habitats. C’est plus de 50 propriétaires qui ont été rencontré(e)s pour discuter des chauves-souris par le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) depuis 2017. Lors de ces rencontres, plusieurs actions sont proposées aux propriétaires pour qu’ils et elles puissent faire de la conservation volontaire sur leur terrain. Par exemple, cela peut être de conserver davantage de chicots, ces arbres morts ou mourants dont les cavités et l’écorce décollée servent d’abris aux chauves-souris. La réduction de l’utilisation de pesticides en milieu agricole et la conservation des milieux humides augmentent aussi la quantité d’insectes disponibles pour les chauves-souris. Ces insectivores nocturnes sont d’ailleurs reconnus pour contrôler efficacement les insectes nuisibles aux cultures, si on se cherche des raisons pour les protéger !
Apprentissages sur le terrain
Afin de mieux connaitre les chauves-souris présentes sur un territoire, le CRECQ et le Bureau Environnement de Wôlinak (BEW) s’adonnent à la réalisation de routes d’écoutes durant les chaudes nuits estivales. À l’aide de l’Anabat, une machine qui amplifie et enregistre les cris d’écholocalisation des chauves-souris, nous pouvons mieux connaitre les habitats préférés des chauves-souris et quelles espèces les occupent. Jusqu’à maintenant, on remarque que ces petites bestioles se retrouvent très souvent près des plans d’eau (source d’insectes !) et des lisières boisées ou des haies d’arbres assez hautes. C’est que le vent pousse les insectes à ces endroits et les chauves-souris en profitent.
Également, le CRECQ et le BEW réalisent des suivis de colonies maternités, ces endroits où les femelles chauves-souris se regroupent pour donner naissance à leurs petits durant l’été. Il s’agit souvent de greniers de maisons qui offrent une chaleur idéale pour elles. Si les chauves-souris n’ont pas accès à l’espace habitable, la cohabitation est totalement possible. Le CRECQ et le BEW en profitent d’ailleurs pour sensibiliser les propriétaires à conserver leur colonie. Lorsqu’on travaille en sensibilisation, il n’y a rien de plus satisfaisant qu’un(e) propriétaire auparavant craintif(ve) des chauves-souris devienne tellement émerveillé(e) par ces mammifères volants qu’il ou elle choisisse de leur laisser accès à leur grenier, murs ou soffite quelques mois ou années supplémentaires. Ces propriétaires pourront alors avoir la chance d’admirer le spectacle magnifique et maintenant tellement rare des chauves-souris en vol au crépuscule.
Rébecca Matte
Chargée de projets milieux naturels, Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ)

Le Centre-du-Québec nous offre un paysage naturel exceptionnel! En contexte de changements climatiques, il est indispensable de prendre en compte la connectivité de nos milieux naturels dans le but de préserver sa biodiversité et d’assurer le déplacement de la faune et de la flore.
En préservant et en restaurant la connectivité de nos milieux naturels, nous posons des gestes concrets en vue d’adapter nos communautés aux impacts des changements climatiques.
Nous remercions :
– Tous les propriétaires et les partenaires pour leurs efforts remarquables dans le maintien des corridors naturels;
– Jeffrey Gallant de l’Aquarium virtuel du Canada.
Ce projet est réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada
Le projet Connectivité s’inscrit dans l’Initiative québécoise Corridors écologiques coordonnés par Conservation de la nature Canada et ses nombreux partenaires. Ce projet bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.
Réalisation de la vidéo: Les Productions Novatik

1 juin 2023 – Parfois moins c’est mieux !
Depuis nombres d’années, je suis heureuse de constater une augmentation substantielle du tonnage de collecte sélective reçu à nos installations.
Mais dois-je réellement me réjouir de ce constat? Le tonnage qui augmente devrait être une bonne nouvelle en soit mais c’est le tonnage de quoi qui augmente? De matières recyclables…ou de déchets?
Malheureusement, la réponse ne me fait pas plaisir. Auparavant, notre taux de déchet était assez stable d’une année à l’autre. Maintenant, le bilan n’est plus le même. Nous recevons de plus en plus de déchets ou d’objets qui ne devraient pas se retrouver dans un centre de tri.
Mais que se passe-t-il donc au juste? Est-ce que les citoyens auraient perdu leurs bonnes habitudes? Comment expliquer cette situation?
Une des explications potentielles pourraient être la réduction des collectes de déchets résidentiels. Comme vous le savez, plusieurs municipalités ont retranchées certaines collectes et les déchets qui étaient autrefois ramassées chaque semaine, puis aux deux semaines, le sont maintenant, souvent aux trois semaines si ce n’est au mois. Comprenez-moi bien : je ne suis pas en train de jeter la pierre aux municipalités. Le but était de diminuer les frais de collecte tout en espérant que cela pousserait les gens à récupérer plus…sinon, ils allaient manquer de place dans leurs bacs à déchets. Mais la réalité est tout autre…Quand le bac à déchets est plein, ils utilisent alors le bac de récupération pour le surplus de déchets.
Une autre explication pourrait aussi être l’engouement pour la cause environnementale. Anciennement je recevais du papier, du carton, des contenants de verre, de plastique et de métal et les citoyens se limitaient à cela. De nos jours, les gens sont de plus en plus informés. L’implantation de nombreux Écocentres à travers la province a contribué à l’augmentation des matières pouvant alors être recyclées ou réutilisées tels la peinture, les batteries, les matelas, le bois, les agrégats, les vêtements, les meubles, les RDD, etc.
Le problème est que je me suis mis à recevoir des contenants de peinture, des batteries, des chaises de parterre, des lampes, des grille-pains, etc. Je suis heureuse de voir que l’intention est bel et bien là mais il ne faut pas confondre centre de tri et Écocentre. Les gens, en toute bonne foi, se réconforte en se disant que nous sommes un centre de tri et, de ce fait, nous saurons quoi faire avec ces objets. Le problème est que jadis, nous nous contentions de trier les erreurs des gens qui parfois avait déposé un contenant de plastique non-recyclable par exemple.
Aujourd’hui, avant même de commencer à penser de vérifier si les contenants sont bel et bien recyclables, nous devons débuter par enlever tous ces nouveaux objets qui ne sont ni des imprimés, ni des emballages et ni des contenants donc qui ne devraient pas se retrouver dans un bac de recyclage. Tout cela nous ralenti et nous devons maintenant en tenir compte dans notre production. Notre capacité de tri est directement reliée à la qualité de la matière reçue.
Je ne voudrais pas vous quitter sur une note négative. Je crois que nous pouvons être heureux de voir le haut taux de participation des citoyens…ils ne reste qu’à bien leur expliquer où va quoi et tout devrait bien aller!
Nancy Doyon
Directrice du développement, Récupéraction Centre-du-Québec

Le CRECQ à l’affut des martinets ramoneurs
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) amorce ce printemps un projet visant à identifier les sites potentiels de nidification du martinet ramoneur, un oiseau menacé en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada.
« Le martinet ramoneur est un oiseau migrateur qui revient à nos latitudes durant le mois de mai. Celui-ci niche principalement dans de larges et hautes cheminées de maçonnerie qui sont typiques des bâtiments industriels ou religieux des années 1960. La destruction, la rénovation ou l’ajout de pare-étincelles et de gaines de métal sur ces cheminées réduisent considérablement le nombre de sites propices à la nidification, d’autant plus qu’une cheminée ne peut accueillir qu’un seul couple de martinets », indique Rébecca Matte, chargée du projet au CRECQ.
L’équipe de biologiste du CRECQ sollicite donc l’aide de la population du Centre-du-Québec pour les soutenir dans l’identification des cheminées propices à la nidification du martinet ramoneur. Ces cheminées doivent être en briques ou pierres, sans gaine ni chapeau, avec une ouverture de plus de 30 cm à son embouchure. En dehors de la période de reproduction, certaines cheminées de grandes dimensions servent de dortoir pour l’espèce en migration et ces sites de repos peuvent accueillir jusqu’à des centaines d’individus.
Comment reconnaitre le martinet ramoneur ?
Cet oiseau de la taille d’une petite hirondelle arbore un plumage de couleur brun-gris. Lorsque ses ailes sont déployées, celui-ci a un aspect de boomerang. Son trait le plus distinctif est ses piaillements incessants en plein vol. Il chasse constamment des insectes et ne se pose jamais, sauf lorsqu’il retourne dans sa cheminée.
Les citoyens qui pensent avoir observé le martinet ramoneur ou des cheminées propices à sa nidification sont invités à communiquer avec Rébecca Matte à rebecca.matte@crecq.qc.ca ou par téléphone au 819 475-1048.
Rappelons que le projet a été soutenu financièrement par la Fondation de la faune du Québec et Environnement Canada par l’entremise du Programme de l’intendance de l’habitat pour les espèces en péril.