19 août 2026 – Voir l’événementiel comme un laboratoire fertile pour engendrer un changement de comportement positif face à l’environnement

L’événementiel, à toutes échelles

Qui n’a pas déjà assisté ou participé à l’organisation d’un événement, que ce soit à très petite ou à plus grande échelle ? Qu’on entreprenne d’organiser la fête d’enfants du petit Xavier, de planifier le souper de Noël de l’entreprise pour une cinquantaine de personnes employées, ou encore d’assister à un festival de cinq jours ayant une portée internationale, on se rend compte que de plus en plus d’individus et d’organisations essaient de faire leur part pour l’environnement et d’intégrer des pratiques plus écoresponsables dans leurs démarches.

Et on le sait, les événements ont plusieurs impacts, ne serait-ce qu’au niveau des matières résiduelles qui sont générées pendant leur durée, des gaz à effet de serre qui sont émis par le transport des personnes participantes, ou encore de l’énergie requise pour faire fonctionner les divers bâtiments ou systèmes nécessaires. Pour y remédier, les méthodes sont connues : plusieurs guides existent pour savoir comment organiser un événement plus écoresponsable, et de plus en plus d’organisations développent leurs propres politiques et plans d’action d’écoresponsabilité événementielle afin de bien encadrer leurs pratiques…

Le legs des événements

Certes, outre les mesures d’écoresponsabilité mises en place le jour de l’événement, et les impacts directs générés par ces dernières, il faut aussi considérer les répercussions qui surviendront plusieurs mois – voire années – plus tard.

Parce que… si un événement, ce n’était pas plutôt une porte grande ouverte vers la facilitation du changement de comportements ? On peut saisir l’occasion pour sensibiliser le public et utiliser cette opportunité pour lui faire vivre une nouvelle expérience, plus écoresponsable, qui aura un legs à plus long terme.

Quand le petit Xavier montre à ses ami·es de cinq ans que c’est possible de déposer sa serviette en papier souillée dans le bac de compost, peut-être qu’ils ramèneront à leurs parents l’idée de composter les matières organiques à la maison s’ils ne le font pas déjà. Quand Julie convainc son équipe d’offrir un repas entièrement végétarien pour le souper de Noël au travail, peut-être qu’une ou deux personnes employées essaieront davantage de repas sans viande dans leur planification de repas. Et quand une festivalière décide d’enfourcher son vélo pour essayer de se rendre à l’événement puisqu’un stationnement sécurisé a été prévu, peut-être que ça l’encouragera à utiliser ce mode de transport à nouveau, quelques jours plus tard. À chacun·e son échelle, l’exposition à ces nouvelles pratiques peut réellement avoir un impact à long terme.

De l’événement écoresponsable à l’événement qui rend l’écoresponsabilité normale

Un événement réussi au niveau de l’écoresponsabilité, c’est celui qui sait saisir l’opportunité de créer une expérience positive et sans réprimande pour son public. C’est celui qui devient un laboratoire fertile pour faire évoluer les habitudes de nos sociétés, un geste à la fois.

Les expériences vécues deviennent ainsi elles-mêmes le message, et la répétition de ce dernier à travers tous les événements vécus renforce à son tour le processus.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un accompagnement personnalisé en événementiel, le CRECQ peut vous aider : info@crecq.qc.ca

Catherine Coderre Porras
Chargée de projets en changements climatiques, CRECQ