Une collaboration prometteuse pour la sauvegarde de la tortue des bois au Centre-du-Québec

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) s’allie avec l’Association des producteurs de canneberges du Québec (APCQ) afin de réaliser des travaux qui favoriseront la conservation des tortues des bois, une espèce qui a connu un important déclin dans les dernières décennies.

Constatant la présence de cette espèce chez de nombreux producteurs de canneberges, le CRECQ et l’APCQ ont donc entamé une collaboration qui mènera à effectuer le suivi télémétrique de tortues des bois afin de mieux comprendre ce qui les amène à habiter dans des cannebergières. « Quels endroits fréquentent-elles exactement ?  À quel moment de l’année ? Quelles sont les caractéristiques d’une cannebergière qui les attirent sur ces sites et est-ce que ces conditions sont reproductibles ? » sont d’autant de questions que les biologistes du CRECQ souhaitent obtenir des réponses.

« Lorsqu’il est question d‘environnement au Centre-du-Québec, nous sommes reconnus pour nos actions réalisées en concertation avec les acteurs du territoire dans le but de faire avancer efficacement les projets, dans le respect des compétences de chacun. C’est pourquoi ce projet regroupe autant le milieu agricole, qu’environnemental, sans oublier le municipal, et la recherche scientifique. C’est donc tout naturellement que nous avons sollicité l’APCQ qui a une expertise reconnue depuis plus de 30 ans dans la recherche et le développement de la production de canneberges », mentionne Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ.

« Dans cette collaboration, nous y voyons une opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances sur l’utilisation faite de nos sites de production par la tortue des bois ainsi que rechercher des avenues possibles pour contribuer au rétablissement des populations de l’espèce. On souhaite que cela nous permette de cohabiter optimalement avec elle, comme nous l’avons déjà fait par le passé avec l’hirondelle de rivage, une autre espèce en péril présente sur le territoire des cannebergières où l’aménagement est conçu pour leur être favorable », indique Arnaud Choquette, directeur général de l’APCQ.

Didier Labarre, directeur scientifique du Centre de recherche et d’innovation sur la canneberge (CRIC), ajoute que ce projet correspond en plein à la mission du CRIC. « Notre souhait est d’augmenter et de diffuser les connaissances scientifiques acquises sur la culture de la canneberge, notamment sur le plan de la biodiversité afin de toujours mieux conseiller les producteurs de ce petit fruit rouge qui sont nombreux à souhaiter que leurs productions soient respectueuses de notre environnement. »

Mentionnons que ce projet est réalisé grâce à la participation financière de la Fondation de la Faune du Québec et grâce à la générosité d’un bon nombre d’organisations, soit : l’APCQ et le CRIC, l’UPA Centre-du-Québec, trois organismes de bassins versants (GROBEC, COPERNIC, COGESAF) et les MRC de L’Érable et d’Arthabaska.

Les producteurs de canneberges du Centre-du-Québec intéressés à prendre part à cette étude sont invités à contacter l’APCQ ou le CRECQ pour en savoir davantage.