
Le CRECQ lance officiellement le projet Pratico-Vélo : une initiative clé en main pour tester la mobilité durable
Après une phase pilote réussie à l’été 2025, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) est fier d’annoncer le lancement officiel du projet Pratico-Vélo, une initiative innovante de prêts à long terme de vélos à assistance électrique visant la promotion du transport actif et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Jusqu’à son terme en 2028, Pratico-Vélo s’implantera annuellement dans les différentes MRC du Centre-du-Québec. Dès le printemps prochain, le projet sera déployé à Victoriaville et dans la MRC d’Arthabaska. S’en suivra la MRC de Drummond en 2027 et finalement les MRC de Bécancour et de Nicolet-Yamaska en 2028.
« Le CRECQ est fier de mettre en œuvre son expertise en matière de mobilité durable de façon concrète afin de contribuer activement à la lutte et l’adaptation face aux changements climatiques. En réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en favorisant l’adoption de modes de transport durables, Pratico-Vélo offre à la population centricoise des solutions durables, accessibles et porteuses d’avenir » – Sarah Saint-Cyr Lanoie, présidente du conseil d’administration du CRECQ.
Quatre volets pour répondre aux besoins de la communauté
Pratico-Vélo se décline en quatre volets innovants de prêt de vélos à assistance électrique, entièrement gratuits et clé en main, incluant casques, cadenas et accessoires. Chaque prêt s’étend sur une période de deux à trois mois, offrant aux participants la possibilité d’intégrer le vélo dans leur routine et d’en constater les nombreux bénéfices.
Tout d’abord, il y a Vélo de Courtoisie qui s’adresse aux ateliers de mécanique automobile afin d’offrir l’opportunité à leur clientèle de faire l’emprunt d’un vélo pour assurer leurs déplacements lors de l’entretien de leur véhicule. Vélo Boulot quant à lui s’adresse aux entreprises qui souhaitent offrir toute une flotte de vélos à la disposition de leurs employés pour encourager les trajets domicile-travail en mode actif.
Les deux derniers volets du projet permettent aux participants de découvrir une tout autre gamme de vélo à assistance électrique dit cargo pour sa capacité de chargement. Ainsi, on retrouve le volet Cargo Livré qui cible les commerces qui souhaitent tester les livraisons zéro émission et le Cargo Famille qui permet aux familles avec de jeunes enfants d’expérimenter le transport actif dans leur quotidien, que ce soit pour l’épicerie, la garderie, l’école ou le travail.
« Le gouvernement du Canada s’est engagé à appuyer des projets novateurs comme Pratico-Vélo grâce au Fonds pour dommages à l’environnement. En investissant l’argent reçu par le Fonds provenant d’amendes, de peines, d’ordonnances des tribunaux et de paiements volontaires dans le transport actif, nous aidons les communautés du Centre-du-Québec à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à bâtir un avenir plus sain et durable pour tous. »
– L’honorable Julie Dabrusin, ministre de l’Environnement et du Changement climatique
« Je suis fier que notre gouvernement appuie cette initiative grâce au programme Action-Climat Québec. C’est une démonstration concrète de l’impact de la collaboration, qui rend nos communautés plus vertes, plus dynamiques et plus agréables à vivre. En choisissant le transport actif, on réduit nos émissions de gaz à effet de serre, on bouge davantage et on améliore la qualité de vie de tout le monde. Bravo au Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec et aux MRC participantes pour leur leadership et leur volonté de faire bouger les choses! » – Bernard Drainville, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, ministre responsable de la Stratégie maritime et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches
Pratico-Vélo s’inscrit dans une démarche de transition écologique, d’accessibilité et de sensibilisation aux alternatives de mobilité. En facilitant l’essai de vélos électriques dans des contextes variés, le CRECQ souhaite démontrer que le transport actif est non seulement possible, mais aussi agréable, économique et bénéfique pour la santé et l’environnement.
Pour en savoir plus sur le projet et pour s’inscrire, visitez la page web du projet.
Rappelons que ce projet est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada, par l’entremise du Fonds pour dommages à l’environnement et de celui du gouvernement du Québec dans le cadre d’Action-Climat Québec, un programme coordonné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable et qui découle du Plan pour une économie verte 2030.

Appel à projets – Financement régional pour l’environnement et la résilience climatique
Une enveloppe de 359 636 $ est disponible pour soutenir des projets concertés au Centre-du-Québec dans le cadre de l’Entente sectorielle de développement en Environnement et Changements climatiques. Ce financement est rendu possible grâce au Fonds régions et ruralité (FRR) du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et du soutien des MRC du Centre-du-Québec.
Période de dépôt
17 novembre 2025 au 16 janvier 2026
Objectifs visés
Les projets doivent contribuer à l’un ou plusieurs des objectifs suivants :
– Renforcer la capacité des organisations à adopter des pratiques durables
– Améliorer la résilience des populations et infrastructures aux changements climatiques
– Favoriser la protection des sources d’eau
– Soutenir la conservation et la mise en valeur des milieux naturels
Comment déposer un projet
Tous les renseignements nécessaires pour le dépôt d’un projet sont disponibles dans le Cadre d’appel et de gestion des projets :
– Montant maximal pouvant être demandé
– Conditions d’admissibilités
– Critères de sélection des projets
– Lien vers le formulaire de dépôt de projet
– Documents requis
Questions
Si vous souhaitez obtenir de l’aide ou si vous avez des questions, contactez le

1 novembre 2025 – LOOP Mission : transformer les mal-aimés en révolution circulaire
Chez LOOP Mission, chaque gorgée a le goût de la revanche. La revanche des fruits et légumes trop petits, trop gros, trop pâles ou jugés trop « éphémères » pour les tablettes. La revanche de la planète, aussi. Notre mission? Sauver les mal-aimés de l’industrie alimentaire et prouver qu’ils peuvent devenir des produits délicieux, utiles et durables.
Des jus pressés à froid aux bières brassées avec du pain invendu, du gin distillé à partir de retailles de pommes de terre aux savons créés avec des huiles de cuisson recyclées… chez LOOP, rien ne se perd, tout se transforme en plaisir responsable. Tout est pensé pour boucler la boucle.
Tout a commencé sur une Grande Roue. Entre passion pour l’alimentation et amour pour l’environnement, l’idée d’un projet d’impact est née. Puis un appel de Fred de Courchesne Larose, le plus grand distributeur de fruits et légumes du pays : 16 à 20 tonnes d’aliments perdues chaque jour. Une visite d’entrepôt, un crash course sur le gaspillage et une poignée de main plus tard : la « Rescue Squad » était née.
Aujourd’hui, LOOP Mission n’est plus une entreprise, c’est un mouvement. 1/3 de la nourriture est gaspillée dans le monde et 79 % de ce gaspillage provient de l’industrie. Notre vision est claire : éradiquer le gaspillage alimentaire et devenir le leader mondial de l’économie circulaire dans l’industrie alimentaire.
Et ça marche. Depuis nos débuts, nous avons détourné plus de 47 millions de kilos de fruits et légumes de l’enfouissement – l’équivalent du poids de 8 000 éléphants ou de 47 millions de pizzas larges empilées jusqu’aux nuages. Résultat : plus de 37 millions de kilos de GES évités (soit comme si 8 000 voitures avaient disparu des routes pendant un an) et 1,4 milliard de litres d’eau préservés, l’équivalent de 560 piscines olympiques.
Chaque produit LOOP, qu’il soit bu, croqué ou savonné, incarne cette transformation spectaculaire des pertes alimentaires en ressources précieuses.
Notre approche est simple mais radicale : inspirer des modèles d’affaires innovants, bousculer le statu quo et démontrer que la durabilité peut être délicieuse, juteuse et rentable. Nous croyons au pouvoir des collaborations pour entraîner des changements systémiques et accélérer la transition vers un futur alimentaire circulaire.
Alors, chaque fois que vous sirotez un jus LOOP, trinquez avec notre gin ou savonnez vos mains avec notre savon, sachez que vous participez à une révolution douce mais déterminée. Une révolution circulaire qui donne une deuxième vie aux aliments et redonne de l’air, de l’eau et de l’espoir à la planète.
Bienvenue dans l’univers LOOP Mission. Ici, les mal-aimés deviennent les vedettes – et ensemble, on réinvente la façon de nourrir le monde.
Alexandra Laplante-Tompkins
Coordinatrice marketing, LOOP Mission

OFFRE D’EMPLOI
Biologiste senior / Chargé(e) de projet – Milieux naturels
Date limite : 19 novembre à 17h
Organisme : Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ)
Lieu de travail : Drummondville, avec déplacements dans la région
Type de poste : Temps plein, contrat d’un an avec possibilité de prolongation
Entrée en fonction : Décembre 2025 ou janvier 2026
Mandat principal
Sous la supervision de la direction générale et en collaboration avec l’équipe des milieux naturels, la personne titulaire du poste aura pour mandat de :
– Coordonner et réaliser le projet des corridors écologiques ;
– Coordonner et réaliser des projets de caractérisation et de restauration de milieux naturels ;
– Soutenir l’équipe des milieux naturels dans la réalisation des projets ;
– Élaborer des demandes de subvention et assurer la gestion technique et financière des projets ;
– Collaborer avec les instances municipales, propriétaires et partenaires locaux ;
– Participer aux activités de concertation régionale, aux forums, consultations publiques et communications liés aux enjeux environnementaux régionaux.
Profil recherché
– Diplôme universitaire en biologie, écologie, environnement ou domaine connexe ;
– Expérience minimale de 10 ans en gestion de projets de conservation ;
– Maîtrise des outils de caractérisation écologique (QGIS, ArcGIS, Suite Office) ;
– Connaissance approfondie de la législation environnementale québécoise ;
– Expérience en restauration écologique ;
– Excellente capacité de rédaction, de synthèse et de communication ;
– Autonomie, rigueur, sens de l’organisation et esprit d’équipe ;
– Permis de conduire valide (classe 5) et accès à un véhicule ;
– Fort intérêt pour la cause environnementale et les organismes à but non lucratif.
Conditions de travail
– Salaire : selon l’expérience entre 35$ et 40$ de l’heure.
– Horaire : 30 à 35 heures/semaine, du lundi au vendredi.
Avantages
– 3 semaines de vacances ;
– 12 fériés payés ;
– 5 journées maladie ;
– Accès à un Programme d’aide aux employés (PAE) et à la télémédecine (après 3 mois en poste) ;
– Politique de télétravail (3 jours/semaine) ;
– Environnement stimulant et engagé.
Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae par courriel au plus tard le 19 novembre 2025 à 17 h à l’adresse suivante: info@crecq.qc.ca. Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées. Les entrevues se dérouleront dans la semaine du 24 novembre 2025.

Sous les pavés : des citoyens libèrent le sol à la main à Victoriaville
Le 7 octobre, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a amorcé la transformation du terrain de la Maison Albert, appartenant à Office d’habitation Centre-du-Québec. Le dépavage a eu lieu lors d’une journée festive en compagnie de membres de la communauté engagés dans le cadre du projet Sous les pavés.
Au total, une dizaine de bénévoles a retiré à la main 176 m2 d’asphalte inutilisé qui sera remplacé dans un second temps par des végétaux et des infrastructures vertes. Ce nouvel aménagement réduira l’effet d’ilot de chaleur et permettra de mieux gérer les eaux de pluie, tout en fournissant un espace collectif chaleureux. Depuis quelques semaines déjà, l’équipe de la Maison Alfred a été invitée à participer à différentes activités, dont des kiosques d’idéation et de bonification, afin de concevoir un lieu à leur image et adapté à leurs besoins.
Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la phase 3 du projet Sous les pavés, qui vise à ce que les communautés développent leurs capacités d’intervention en matière de déminéralisation, pour une meilleure gestion des eaux pluviales et un milieu de vie plus résilient face aux changements climatiques. La démarche engage activement les propriétaires, les organisations, les entreprises locales ainsi que les citoyens et citoyennes à transformer collectivement des sites asphaltés en espaces frais, conviviaux et verdoyants.
« En retirant à la main des plaques d’asphalte, on fait bien plus que libérer le sol. Les citoyens peuvent se réapproprier l’espace urbain et ainsi participer concrètement à rendre nos villes plus résilientes face aux conséquences des changements climatiques », souligne Mélodie Charest, chargée du projet Sous les pavés pour le CRECQ.
Sous les pavés – phase 3 est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du programme Action-Climat Québec, un programme coordonné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable et qui découle du Plan pour une économie verte 2030. Le déploiement du programme dans les différentes communautés est rendu possible grâce au soutien financier du Groupe Banque TD dans le cadre de La promesse TD Prêts à agir.

Nous sommes fiers de vous présenter l’édition 2024-2025 de notre revue annuelle des Éditos des expert(e)s !
Depuis près de 30 ans, le CRECQ rassemble et mobilise les acteurs environnementaux du Centre-du-Québec afin de promouvoir la protection et l’amélioration de notre milieu de vie dans une approche de développement durable. C’est avec le souhait de faire rayonner l’expertise de ces intervenants que nous avons mis en place l’Édito de l’expert.e. Cette année encore, de nombreux spécialistes ont partagé leurs connaissances et leurs réflexions sur différents enjeux environnementaux que nous avons regroupés sous la thématique des milieux naturels, des changements climatiques, de la gestion des matières résiduelles et du développement durable.
Cette édition 2024-2025, vous offre notre sélection des éditos les plus marquants de l’année, abordant différents sujets d’actualités, tels que les espèces en périls, la carboneutralité, l’aménagement du territoire, le tourisme durable, la conservation des milieux naturels, et plus encore.
En espérant que cette lecture vous apporte réflexion et inspiration !


1 octobre 2025 – Planifier, cuisiner, composter : une recette anti-gaspillage
Au Québec, depuis quelques années, on assiste à un véritable essor de notre culture gastronomique, et à juste titre ! Nous avons du talent à tous les maillons de la chaîne, du champ à la table. Il n’y a qu’à regarder l’émission Les Chefs, à l’antenne de Radio-Canada, pour constater l’audace et la créativité des artisans culinaires d’ici.
En 2018, j’ai choisi de m’établir dans la MRC d’Arthabaska. Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que 98 % de son territoire est à vocation agricole. Ce constat m’a ramenée à une réalité trop souvent oubliée, chaque aliment que l’on gaspille représente le fruit d’un long travail ; de nos terres, de nos producteurs, de nos transformateurs et de notre économie locale. Acheter un produit du Québec, c’est déjà faire un geste pour soutenir le territoire. Le consommer au complet, c’est honorer ce travail.
C’est ce qui m’amène à réfléchir aujourd’hui, avec vous, à la part de responsabilité que porte le consommateur dans le gaspillage alimentaire. Saviez-vous que, dans un foyer qui ne composte pas, près de 45 %* du contenu du bac à déchets est composé de matières organiques ? En moyenne, on estime qu’un ménage gaspille jusqu’à 140 kg*, soit environ 300 livres, de nourriture par an.
Or, la bonne gestion des matières organiques ne commence pas au bac brun : elle commence à l’épicerie. Acheter sans planifier, c’est souvent condamner des aliments à la poubelle. Le bac brun doit être envisagé comme un allié, mais non comme une solution magique. Il joue un rôle important dans la valorisation des résidus alimentaires non évitables, mais il ne doit jamais devenir un prétexte pour gaspiller en bonne conscience. Cette notion ne doit pas être évacuée des communications à l’intention des citoyens. Bien qu’essentiel à la routine de tri, le bac à matières organiques entraîne lui aussi des impacts environnementaux : transport des matières, traitement en plateforme de compostage, énergie et émissions associées. Il faut donc valoriser d’abord les réflexes anti-gaspillage avant de vanter les mérites du compostage.
Avec les citoyens de divers horizons qui se familiarisent, de nos jours, à l’utilisation du bac à matières organiques, l’apprentissage reste à faire. Chaque aliment gaspillé représente un triple gaspillage : celui de la nourriture elle-même, celui de toute l’énergie et du savoir-faire nécessaire à sa production et de l’énergie déployée pour la transformation des matières en compost. Oui, même dans notre frigo, une application du 3RVE* est possible : réduire le gaspillage, réinventer nos restes, récupérer et valoriser les aliments défraîchis, et en dernier recours, composter.
La lutte au gaspillage alimentaire commence bien avant la cuisine… elle commence au panier d’épicerie. La prochaine fois, en déposant votre vieil ananas non épluché oublié sur le comptoir, demandez-vous la question : aurais-je pu éviter de le gaspiller et comment?
Restons vigilants, curieux et engagés, pour notre portefeuille, pour nos producteurs, et surtout, pour la planète!
Jade Larochelle
Agente de sensibilisation et de communication en gestion des matières résiduelles à la MRC d’Arthabaska
*Sources : Recyc-Québec, Love Food Hate Waste Canada
**Le 3RV-E est un principe fondamental en gestion des matières résiduelles au Québec. Il s’agit d’une hiérarchie des actions à poser pour minimiser notre impact environnemental : Réduire, Réemploi, Recyclage, Valorisation, Élimination.

Le CRECQ lance des concertations pour identifier les territoires à recommander au gouvernement en vue de la création de nouvelles aires protégées
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) lançait récemment les concertations régionales entourant les propositions d’aires protégées déposées en territoire public continental au Centre-du-Québec. L’organisme a tenu une séance d’information par vidéoconférence le 10 septembre dernier afin d’expliquer les étapes des concertations qui aideront à évaluer le potentiel des propositions reçues pour la région. Ce mandat s’inscrit dans le cadre du Plan nature 2030, qui vise notamment à conserver 30 % des milieux continentaux et 30 % des milieux marins et côtiers du Québec d’ici 2030. Ces concertations aideront le gouvernement du Québec à atteindre ses objectifs ambitieux de conservation de la biodiversité.
Plus de 400 propositions d’aires protégées ont été déposées et jugées complètes à travers le Québec en 2024 grâce à une mobilisation remarquable dans le cadre de l’appel à projets d’aires protégées en territoire public méridional lancé par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). Dans le cadre de ce nouveau mandat, chaque conseil régional en environnement (CRE) mettra sur pied des tables de concertation rassemblant les parties prenantes concernées afin d’élaborer des recommandations quant aux territoires à protéger faisant l’objet d’un consensus. Ces concertations, qui représentent une occasion historique de contribuer à protéger des milieux naturels précieux, se concluront vers le mois d’octobre 2026. Les résultats de cette étape serviront à éclairer les décisions du gouvernement du Québec quant aux territoires à protéger.
« À travers ces concertations, notre objectif est de favoriser l’apparition de consensus afin de désigner des milieux naturels de grande valeur pour la population et la biodiversité au Centre-du-Québec. Ces concertations seront menées dans un esprit d’écoute et de respect de toutes les préoccupations exprimées », déclare Claude Lefebvre, président du CRECQ.
Un processus impartial et rigoureux
Le CRECQ enverra des invitations ciblées aux différentes parties prenantes concernées pour qu’elles participent aux concertations. Il s’engage dans une position d’écoute impartiale et garantit la prise en compte de la pluralité des positions.
« Plusieurs projets d’aires protégées sont sur la table présentement. Nous avons besoin de l’expertise des acteurs locaux et régionaux, dont les municipalités et les MRC, et des communautés autochtones pour identifier les initiatives les plus porteuses pour la nature et les communautés locales », mentionne Bernard Drainville, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Ce projet est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre de l’appel à projets d’aires protégées en territoire public méridional.
Le RNCREQ et le CRECQ remercient le MELCCFP pour la confiance qu’il leur accorde dans la réalisation de ce mandat essentiel. À l’issue de ces concertations, le RNCREQ remettra au ministre du MELCCFP une recommandation finale en décembre 2026 qui intégrera les perspectives de tous les acteurs concernés.

3 septembre 2025 – Réconcilier la ville avec l’hiver : penser les parcours piétons autrement
L’hiver québécois n’est pas figé dans une seule image de froid sec et de trottoirs enneigés. Il évolue au fil des semaines et des mois, alternant journées glaciales, tempêtes, redoux, grands vents, mais aussi certains jours ensoleillés bien agréables. Cette réalité impose aux piétons, commerçants et municipalités de composer avec un environnement changeant où chaque condition modifie les défis de déplacement et d’accessibilité. Dans un contexte de changements climatiques, où les épisodes de gel et de dégel s’intensifient, adapter les infrastructures piétonnes devient essentiel.
Pour documenter ces réalités, Rues principales a mené, durant l’hiver 2024-2025, une étude comparative sur 12 tronçons et intersections à Montréal, observés à différents moments hivernaux. L’objectif était d’identifier les aménagements et pratiques d’entretien qui favorisent des parcours piétons sécuritaires et agréables, notamment vers les commerces et services de proximité.
Certaines problématiques reviennent systématiquement. L’accumulation d’obstacles aux bateaux de trottoirs, ces abaissements permettant au piéton de rejoindre la chaussée, est présente dans 69 % des sites, souvent liée à la géométrie des rues. Dans les rues à profil en couronne, le point le plus bas se situe à l’intersection trottoir-chaussée, ce qui entraîne l’accumulation de sloche et d’eau directement sur le parcours piéton. Le déneigement est un autre exemple : des andains peuvent être créés et peuvent non seulement être difficiles à enjamber, mais aussi entraîner l’encombrement des puisards. En fin de compte, cela engendre des accumulations aux bateaux de trottoirs.
Il n’existe pas de solution unique qui conviendrait à tous les sites. Le choix des aménagements dépend du flux de piétons et d’automobiles, de la présence de transport en commun, du nombre de voies et du contexte environnant. Par contre, parmi les pistes de solutions identifiées par l’étude, la surélévation des intersections et des traverses piétonnes apparaît comme la mesure à privilégier lorsque le contexte le permet. Elle limite l’accumulation d’eau de fonte dans les corridors piétonniers grâce à un meilleur drainage, réduit la vitesse des véhicules à l’approche des traverses et, combinée à une avancée de trottoir, améliore la visibilité des piétons. Il est toutefois essentiel de positionner correctement les bouches de puisards, notamment en haut de pente, pour éviter toute accumulation d’eau.
Aménager les infrastructures n’est qu’une première étape. Afin de s’approprier l’hiver, il faut également activer les espaces publics : illuminer les rues, ajouter de la couleur et de l’art urbain pour égayer le quotidien et offrir des parcours qui incitent au mouvement afin de conserver notre chaleur. L’ajout de points de chaleur et de zones de repos favorise les rencontres et prolonge la vie sociale en extérieur. Ces parcours hivernaux sécuritaires et agréables soutiennent directement la vitalité commerciale. Un trottoir dégagé devant un commerce, un chemin sûr entre un arrêt de bus et une pharmacie, un raccourci éclairé vers l’école, ce sont ces éléments qui transforment la vie hivernale quotidienne.
Investir dans l’hiver, c’est miser sur une ville accessible, inclusive et active toute l’année. La vitalité hivernale de nos cœurs de collectivités nécessite une attention particulière. Forts de plusieurs années de réflexion sur l’aménagement et l’activation des villes en hiver, nous disposons d’un répertoire solide de solutions pour vous guider vers des choix cohérents avec nos réalités saisonnières. Être bien accompagné permet de mettre en œuvre ces solutions et fait toute la différence.
Marie Chartier, M.Sc. Urbanisme
Coordinatrice de projets

Journée immersive : Nos milieux hydriques au cœur de la connectivité écologique
23 septembre 2025
8 h 45 – 16 h 00
Lieu du départ : 1000 Rue Champoux, Saint-Albert, QC J0A 1E0, Canada
Prix membre CRECQ ou COPERNIC : 35$
Prix non-membre : 45$
Le CRECQ et COPERNIC vous invitent à prendre part à une journée immersive sous le thème des Corridors aquatiques : les milieux hydriques au cœur de la connectivité écologique. Prenez part à cette tournée des différents sites emblématiques de la thématique, en compagnie d’expert(e)s. Les grands thèmes qui seront traités sont les espèces exotiques envahissantes, la restauration d’une plaine inondable, les aménagements fauniques et la gestion des problématiques hydriques.
L’Événement a lieu cette année dans la MRC d’Arthabaska et le point de rassemblement pour le départ sera situé dans le stationnement des bureaux de l’OBV Copernic, situé à Saint-Albert. Notez que le transport sera assuré par autobus. L’inscription est obligatoire et des frais de participation sont exigés. Le repas du midi sera fourni aux participants.
Le projet Connectivité s’inscrit dans l’Initiative québécoise Corridors écologiques (IQCÉ) lancée par Conservation de la nature Canada et menée par 10 organismes et leurs nombreux partenaires. L’IQCÉ propose une approche collective de l’aménagement du territoire afin d’accélérer la conservation de milieux naturels connectés par des corridors écologiques dans le sud du Québec.
Ce projet a été réalisé dans le cadre du projet Accélérer la conservation dans le sud du Québec (ACSQ) pour lequel Conservation de la nature Canada a reçu une aide financière du gouvernement du Québec.
Le projet Conservation des noyaux d’intérêt du Centre-du-Québec est réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada.