Moule zébrée, berce du Caucase, renouée du Japon…  Au Québec, plusieurs espèces exotiques envahissantes (EEE) sont déjà bien établies sur le territoire. Elles perturbent les écosystèmes et entraînent de nombreux impacts, notamment sur les infrastructures municipales, la santé humaine et le secteur récréotouristique.

Conçues dans une optique à la fois pratique et accessible, ces capsules abordent des enjeux clés rencontrés sur le terrain, tout en proposant des pistes d’action concrètes, adaptées au contexte municipal. Elles couvrent notamment les bonnes pratiques de prévention, de détection, de priorisation des interventions ainsi que les méthodes de contrôle recommandées.

Ces outils s’inscrivent dans une démarche de renforcement des capacités locales et visent à favoriser des interventions cohérentes, efficaces et durables, en tenant compte des réalités écologiques, sociales et opérationnelles propres aux milieux municipaux.

Nous vous invitons à consulter ces capsules et à les partager au sein de vos équipes.

Bon visionnement !

Épisode 1 | Introduction aux espèces exotiques envahissantes (EEE)

 

Vous en croisez probablement tous les jours sur votre chemin, sans même le savoir. Dans cette première capsule, nous vous présentons ce qu’est une espèce exotique envahissante (EEE) et les principales problématiques qu’elle engendre sur l’environnement.

Épisode 2 | Principales espèces exotiques envahissantes, cadre réglementaire et ressources disponibles

 

Nous vous présentons les principales espèces exotiques envahissantes prioritaires du Centre-du-Québec. Découvrez les bases du cadre réglementaire en vigueur, ainsi que des ressources concrètes pour mieux vous orienter et intervenir de façon appropriée sur le terrain.

Épisode 3 | Agir sur le terrain : techniques de gestion en contexte municipal

 

Cette capsule aborde les principales étapes d’une bonne gestion des EEE en milieu municipal. Explorez différentes approches d’intervention adaptées aux réalités du terrain, ainsi que des exemples concrets en compagnie d’experts du Centre-du-Québec.

Épisode 4 | Agir sur le terrain : prévenir les invasions

 

Les EEE, ça n’apparaît pas par magie ! Dans cette capsule, voyez comment les EEE se déplacent d’un point A à un point B, et pourquoi la prévention est la méthode la plus efficace et la moins coûteuse pour limiter leur expansion.

Épisode 5 | Agir sur le terrain : une intervention réussie

 

On vous amène sur le terrain pour découvrir comment se déroule une opération de lutte contre les EEE. Avec une bonne planification et un plan d’action détaillé et adapté, il est tout à fait possible d’intervenir efficacement.

Ce projet est réalisé dans le cadre de la mesure Défis Innovation Québec en économie sociale du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie.

De plus, mentionnons que ce projet a reçu le soutien financier de la Ville de Nicolet – « Protéger nos milieux naturels des plantes exotiques envahissantes, c’est innover humainement pour préserver la biodiversité. »

5 mai 2026 – Le papillon monarque et la biodiversité

La nature a été mon premier laboratoire. Depuis plusieurs années, je parcours les sites urbains et ruraux où poussent les asclépiades, ces plantes vitales à la survie du papillon monarque. À force d’observer des centaines de plants par jour, j’ai vite compris que cette plante était bien plus qu’un simple hôte pour le monarque : elle est au cœur d’un écosystème foisonnant. Une multitude d’insectes y trouvent refuge pour se nourrir de son nectar, s’y reproduire, chasser ou muer. Protéger l’asclépiade, c’est donc protéger une diversité d’espèces. C’est aussi reconnaître le monarque comme un véritable ambassadeur de la biodiversité, un symbole rassembleur qui nous relie à la nature.

Mais ce papillon est aussi une sentinelle, un indicateur de la santé de nos milieux naturels. En effet, on estime que, depuis les deux dernières décennies, la population du monarque a chuté d’environ 80 %*. Sa survie dépend étroitement d’un petit écosystème : celui de l’asclépiade. La femelle y dépose un œuf unique, et la chenille qui en émerge s’en nourrit exclusivement. Le message est clair : pas d’asclépiade, pas de monarque. Ce lien intime illustre avec force ce qui arrive lorsqu’un écosystème s’appauvrit : l’espèce s’affaiblit et finit par disparaître.

Ce constat dépasse largement le cas du monarque. Si on fait un parallèle avec l’humain, nous faisons, nous aussi, partie du règne animal. Nous dépendons de multiples écosystèmes : des forêts qui nous fournissent l’oxygène, des océans qui régulent le climat, des sols vivants qui nourrissent nos cultures. Quand la biodiversité s’effondre, c’est toute la chaîne du vivant, y compris la nôtre, qui s’en trouve fragilisée.

C’est à travers l’habitat du monarque que je mobilise les citoyens à la protection de la biodiversité, à Victoriaville et ailleurs au Québec. Dans ma ville, j’ai créé plusieurs zones du papillon monarque, dont une dans un parc urbain où poussent trois variétés d’asclépiade, syriaca, incarnata et tuberosa. Ma rue a aussi été transformée en rue amie du monarque : les citoyens y ont reçu gratuitement des plants d’asclépiade incarnate, une espèce peu envahissante, idéale pour les milieux urbains. J’en ai également planté dans les plates-bandes de commerces et chez des particuliers souhaitant contribuer à cette démarche. C’est aussi à travers mes conférences Le Papillon monarque et la biodiversité, présentées à travers le Québec, que je sensibilise les citoyens à l’importance de cette plante essentielle. J’y remets gratuitement des semences d’asclépiade incarnate afin d’encourager chacun à favoriser le retour du monarque dans nos paysages. Enfin, j’entretiens et protège les colonies naturelles d’asclépiades qui bordent le parc linéaire, afin d’éviter leur coupe.

Ces gestes simples mais concrets redonnent un habitat au monarque et, surtout, un sens à l’action collective. Chaque asclépiade plantée est une promesse de vie. Chacun de ces gestes, petit ou grand, devient un maillon d’une chaîne d’espoir : celle d’une biodiversité retrouvée, riche et vivante.

 

*Sources : Xerces Society for Invertebrate Conservation, « Eastern Monarch Conservation » ; National Wildlife Federation, « Making Sense of Butterfly Declines ».

 

Yolaine Rousseau
Conférencière et autrice du livre Le Monarque au Québec et la Biodiversité 

Nous sommes fiers de vous présenter l’édition 2025-2026 de notre revue annuelle des Éditos des expert(e)s !

Depuis maintenant 30 ans, le CRECQ rassemble et mobilise les acteurs environnementaux du Centre-du-Québec afin de promouvoir la protection et l’amélioration de notre milieu de vie dans une approche de développement durable. C’est avec le souhait de faire rayonner l’expertise de ces intervenants que nous avons mis en place l’Édito de l’expert.e. Cette année encore, de nombreux spécialistes ont partagé leurs connaissances et leurs réflexions sur différents enjeux environnementaux que nous avons regroupés sous la thématique des milieux naturels, des changements climatiques, de la gestion des matières résiduelles et la transition socio-écologique.

Avec cette édition 2025‑2026, nous vous offrons notre sélection des éditos les plus marquants de l’année, abordant divers sujets d’actualité tels que l’alimentation durable, la protection de la biodiversité, la mobilité, l’aménagement du territoire, et plus encore.

En espérant que cette lecture vous apporte réflexion et inspiration !

 

1 avril 2026 – Corridors écologiques : faire partie du mouvement

Qu’est-ce qu’un corridor naturel?

On entend de plus en plus parler de connectivité écologique, de l’importance de maintenir des liens entre les milieux naturels. Chacun saisi que c’est essentiel pour que la faune puisse se déplacer. C’est aussi ce qui permet à notre flore composée d’une grande diversité de plantes et d’arbres de se répartir sur l’ensemble du territoire. Lorsqu’un milieu est isolé, sa diversité s’appauvrie avec le temps. Cette perte de richesse s’accentue lorsqu’il y a des bouleversements; après une sécheresse, un feu ou une épidémie, il sera plus difficile pour certaines espèces de plantes ou d’animaux de revenir coloniser un milieu. Le Centre-du-Québec compte encore un bon réseau de corridors écologiques ce qui lui permet de maintenir une biodiversité riche en plusieurs endroits.

Au cœur de l’un des plus grands corridors au pays

La région du Centre-du-Québec est au cœur d’une des rares zones de connectivité reliant les forêts décidues de la Nouvelle-Angleterre à la grande forêt boréale au nord du Saint-Laurent. Le gouvernement du Canada l’a d’ailleurs reconnue comme l’une des 23 zones prioritaires nationales pour les corridors écologiques. Cette zone revêt une importance accrue en raison des changements climatiques. En effet, le réchauffement du climat entraîne une migration vers le nord de plusieurs espèces. On remarque de nouveaux oiseaux aux mangeoires et depuis peu des opossums sur le bord des routes. Pour traverser la vallée du Saint-Laurent, les espèces forestières empruntent les derniers corridors boisés encore présents sur notre territoire. Nous prenons maintenant conscience que l’on vit dans un des plus importants corridors écologiques du continent.

Des paysages familiers

Dans le Centre-du-Québec et les régions administratives de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches, les corridors naturels forment des paysages que l’on reconnaît. Regardez les grands massifs forestiers exploités de la MRC d’Arthabaska, les sucreries de la MRC de l’Érable, les tourbières et forêts humides dans Bécancour, la forêt de la vallée Saint-François dans la MRC de Drummond et les lisières des champs ou les boisés riverains qui s’étendent jusqu’au lac St-Pierre dans Nicolet-Yamaska. Ces milieux naturels contribuent tous à leur façon au dynamisme de la région, pour les loisirs en plein air, la rétention et la filtration de l’eau dans les terres agricoles ainsi que le développement économique associé à l’industrie du bois, de l’acériculture et du tourisme. Et avant tout, c’est la diversité de la faune et de la flore qui se porte bien.

L’Initiative québécoise Corridors écologiques (IQCÉ)

L’IQCÉ a été lancée par Conservation de la nature Canada (CNC) en 2017 afin d’accélérer la conservation de milieux naturels connectés par des corridors écologiques. L’initiative, qui est coordonnée par CNC, est menée par un regroupement de 10 organismes qui proposent une approche collective de l’aménagement du territoire aux acteurs provinciaux et municipaux, aux propriétaires de lots boisés et de terres agricoles, et à d’autres acteurs clés. Pour ce faire, des activités de mobilisation, de renforcement des capacités, de reconnaissance et d’accompagnement sont réalisées dans le sud du Québec.

Les progrès réalisés au cours des dernières années sont remarquables. Par exemple, les urbanismes et autres experts ont amené le gouvernement du Québec à faire des corridors écologiques un élément important des nouvelles orientations gouvernementales en aménagement du territoire. De même, les spécialistes de la voirie et des routes ont inscrit la connectivité dans le nouveau plan d’action en développement durable du ministère des transports et de la mobilité durable du Québec.

Le CRECQ est pionnier dans ce domaine ayant déjà élaboré un plan de connectivité pour le Centre-du Québec. Comme maître d’œuvre de l’IQCÉ, il partage aujourd’hui son savoir-faire avec d’autres organismes en environnement afin de maintenir cette connexion entre les milieux naturels des régions limitrophes.

Passages fauniques

Les mortalités de la faune augmentent avec l’achalandage de plus en plus important de nos routes. Les automobilistes sont aussi à risque d’accidents graves en présence de grands mammifères comme le cerf et l’orignal. L’aménagement de passages fauniques sécuritaires sont bénéfiques autant pour les automobilistes que la faune. Le Lynx roux, une espèce phare de la région pourrait bénéficier de ces aménagements populaires en Europe et dans l’ouest canadien.

Conclusion

Vous êtes un propriétaire terrien ou un professionnel de la foresterie, de l’agriculture ou de l’aménagement du territoire; ou bien vous avez l’habitude de remarquer la faune en bordure des routes; vous pouvez certainement tous contribuer à améliorer la connectivité écologique. Informez-vous auprès du CRECQ, de vos conseillers professionnels ou en consultant le site www.connectivitéécologique.com . Vous pouvez vous aussi faire partie du mouvement.

 

Marie-Andrée Tougas-Tellier
Responsable de l’Initiative québécoise Corridors écologiques, Conservation de la nature Canada

Joël Bonin
Vice-président associé au Québec, Conservation de la nature Canada

Pratico-Vélo – Expérimentez le vélo électrique gratuitement

Pratico-Vélo est une initiative déployée par le CRECQ à travers le Centre-du-Québec, visant à réduire le nombre de voitures sur nos routes et contribuer à un monde plus vert. Pour plus d’informations, consultez la page de projet.

Cargo Livré

 

Le volet Cargo Livré  offre aux organisations qui doivent transporter de la marchandise sur de courtes distances ou aux entreprises ou qui effectuent des livraisons locales de faire leurs déplacements en vélo-cargo électrique.  Une livraison zéro-émission ! 

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Vélo Boulot

 

Le volet Vélo Boulot s’adresse aux entreprises qui ont à cœur la santé et le bien‑être de leur personnel. Ainsi, les employés peuvent emprunter un vélo électrique pour leurs déplacements quotidiens ou dans le cadre de leur travail, au moment qui leur convient.  

Et si le trajet vers le travail devenait un moment de plaisir… et une occasion de faire le plein d’énergie ? 

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Vélo de Courtoisie

 

Le volet Vélo de Courtoisie est offert aux garages d’entretien mécanique et aux concessionnaires afin de proposer un service de vélo de courtoisie lorsque les clients laissent leur véhicule à l’atelier. 

Fini les casse‑têtes au garage ! 

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Cargo Famille

 

Le volet Cargo Famille offre aux jeunes familles une alternative durable et enrichissante pour les déplacements du quotidien. Une façon de réduire l’utilisation de la voiture tout en intégrant plus de plein air et d’activité physique dans sa vie. 

Et si vos trajets devenaient un moment de qualité en famille ? 

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2e appel à projets – Financement régional pour l’environnement et la résilience climatique
Une enveloppe de 300 161 $ est disponible pour soutenir des projets concertés au Centre-du-Québec dans le cadre de l’Entente sectorielle de développement en Environnement et Changements climatiques. Ce financement est rendu possible grâce au Fonds régions et ruralité (FRR) du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et du soutien des MRC du Centre-du-Québec. 

Période de dépôt
16 mars 2026 au 17 avril 2026 

Objectifs visés
Les projets doivent contribuer à l’un ou plusieurs des objectifs suivants : 

– Renforcer la capacité des organisations à adopter des pratiques durables
– Améliorer la résilience des populations et infrastructures aux changements climatiques
– Favoriser la protection des sources d’eau
– Soutenir la conservation et la mise en valeur des milieux naturels 

Comment déposer un projet
Tous les renseignements nécessaires pour le dépôt d’un projet sont disponibles dans le Cadre d’appel et de gestion des projets :

– Montant maximal pouvant être demandé : 115 000$
– Conditions d’admissibilités
– Critères de sélection des projets
– Lien vers le formulaire de dépôt de projet
– Documents requis 

Questions
Si vous souhaitez obtenir de l’aide ou si vous avez des questions, contactez le appel.projets.esd@crecq.qc.ca

12 mars 2026 – Cultiver l’espoir : la force de l’action locale face aux défis environnementaux 

Rester positif devant les défis environnementaux qui nous attendent demande aujourd’hui une volonté profonde et un recentrage sur ce qui est réellement à notre portée. Plus que jamais, notre pouvoir d’action local devient essentiel. C’est à cette échelle, dans nos quartiers, nos municipalités, nos organisations, que nous pouvons construire des communautés plus résilientes, plus robustes et mieux préparées aux transformations qui s’annoncent.

Il demeure difficile de constater le recul de plusieurs enjeux sociaux et environnementaux, surtout à la lumière des constats scientifiques et de l’urgence d’agir. Pourtant, malgré la gravité des faits, le travail quotidien mené sur le terrain (celui qui améliore concrètement la qualité de vie de nos concitoyens) doit rester une source de motivation. Chaque avancée, aussi petite soit‑elle, contribue à façonner un territoire plus sain et plus durable. Ces victoires, parfois modestes mais toujours fondamentales, méritent d’être célébrées.

Bien sûr, j’aimerais que les choses progressent plus vite. Que les mesures de conservation écologique s’implantent plus aisément. Que les plantations d’arbres se multiplient à un rythme soutenu. Que la population accueille avec enthousiasme les espaces dédiés à la biodiversité. Le principal défi demeure la communication. Comment transmettre aux citoyens que certaines mesures dépassent le cadre de l’intérêt individuel pour rejoindre celui du bien-être collectif? Comment nourrir une compréhension partagée de la nécessité d’agir aujourd’hui pour préserver demain?

Malgré les tirages, les programmes incitatifs ou les subventions pour encourager la plantation d’arbres, une partie de la population demeure peu réceptive. Les mesures d’écofiscalité, destinées à encourager certains comportements, se heurtent à la désinformation amplifiée par les réseaux sociaux. Cette polarisation complique leur implantation, même lorsqu’elles visent l’intérêt général.

C’est pourquoi la communication demeure, encore et toujours, l’outil le plus puissant. Expliquer, vulgariser, contextualiser : voilà comment on crée un terrain favorable à la compréhension et à l’adhésion. Lorsque les citoyens comprennent l’intention derrière une mesure, lorsqu’ils saisissent les bénéfices pour leur communauté, ils deviennent plus ouverts, plus curieux, parfois même plus engagés.

Lorsque l’on pense qu’un territoire historiquement boisé et parsemé de milieux humides ne possède plus que 20 % de canopée et 2 % de milieux humides, on réalise à quel point cela représente presque un désert écologique. Les objectifs ambitieux que nous nous fixons sont nécessaires, mais leur atteinte est un immense défi. Il faudra planter un arbre à la fois, protéger un hectare à la fois, expliquer une mesure à la fois, créer un dialogue à la fois. Car sans prise de conscience, il ne peut y avoir de volonté de changer, et donc aucun véritable engagement.

Et pourtant, il y a de l’espoir. Chaque initiative locale, qu’il s’agisse d’un citoyen qui plante un arbre, d’une école qui aménage une zone de biodiversité, d’une municipalité qui communique mieux, contribue à bâtir un mouvement plus vaste. Les solutions existent, accessibles, concrètes : renforcer nos réseaux d’entraide, soutenir les projets citoyens, valoriser les succès, multiplier les occasions de collaboration, et surtout, continuer à raconter pourquoi cela compte.

L’action locale est un levier puissant. Elle donne du sens, elle rassemble et elle transforme. Ensemble, en misant sur ce que nous pouvons réellement changer ici et maintenant, nous avons le pouvoir de créer un avenir plus vert, plus sain et plus solidaire.

 

Carline Ghazal
Conseillère stratégique au Bureau du développement durable de la Ville de Victoriaville

10e journée d’information sur l’eau : Nos milieux hydriques connectés du Centre-du-Québec

Lundi 23 mars 2026
9 h 00 à 16 h 00
Victoriaville, Pavillon du Mont Arthabaska

Billet membre CRECQ ou OBV : 100$
Billet non membre : 115$
Repas du midi et collations fournis

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), ainsi que le Groupe de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC), le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) et le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF), vous invite à la 10e édition de la Journée de l’information sur l’eau aura lieu le lundi 23 mars 2026 au Pavillon du Mont Arthabaska de Victoriaville. Le tout se déroulera sous le thème de la connectivité écologique.

Covoiturer et gagner !
Le comité organisateur souhaite favoriser le covoiturage en offrant aux participants covoitureurs, la chance de prendre part à un tirage qui récompensera leur geste écologique et pratique. Si vous souhaitez trouver des participants prêts à covoiturer, rendez-vous sur la plate-forme Togetzer.

Votre comité organisateur
Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), Groupe de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC), Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) et Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF)

Ce projet s’inscrit dans l’Initiative québécoise Corridors écologiques (IQCÉ) lancée par Conservation de la nature Canada et menée par 10 organismes et leurs nombreux partenaires. L’IQCÉ propose une approche collective de l’aménagement du territoire afin d’accélérer la conservation de milieux naturels connectés par des corridors écologiques dans le sud du Québec.

Ce projet a été réalisé dans le cadre du projet Accélérer la conservation dans le sud du Québec (ACSQ), pour lequel Conservation de la nature Canada a reçu une aide financière du gouvernement du Québec.

Forum interrégional EEE floristiques : La prévention et la détection au cœur de l’action

Jeudi 9 avril 2026
8 h 30 à 17 h 00
Drummondville, Hôtel et Suites le Dauphin

Billet : 50$
Repas du midi et collations fournis

Vous êtes conviés à prendre part au Forum interrégional sur les espèces exotiques envahissantes floristiques qui se déroulera sous le thème Prévention et détection au cœur de l’action qui aura lieu le 9 avril 2026 à Drummondville ! Ce forum est une invitation conjointe des Conseils régionaux de l’environnement du Centre-du-Québec, de l’Estrie, de la Montérégie, de Montréal et de Laval.

Notez que les inscriptions fermeront le 1er avril 2026.

Planifiez vos déplacement!
Afin de favoriser le covoiturage, on vous invite à vous rendre sur la plateforme Togetzer.

Ce projet est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du Plan nature 2030.

Planifiez vos déplacement!
Afin de favoriser le covoiturage, on vous invite à vous rendre sur la plateforme Togetzer.

Ce projet est financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du Plan nature 2030.

 

Consultez le cahier du participant et la programmation ci-dessous :

17 février 2026 – L’érosion, reflet de nos choix d’aménagement

On parle souvent de l’érosion comme d’un processus naturel, une force tranquille qui façonne les paysages au fil des siècles. Pourtant, sur nos territoires habités, l’érosion n’a plus rien de naturel. Elle est devenue le reflet direct de nos décisions d’aménagement, de nos habitudes d’entretien et de nos angles morts collectifs. Quand le sol s’érode, ce n’est pas la pluie qu’il faut blâmer, mais les chemins que nous lui avons ouverts en aménageant le territoire.

L’érosion commence rarement à même les lacs. Elle s’amorce bien en amont, notamment dans les fossés rectilignes où l’eau coule rapidement, dans les chemins forestiers qui se transforment en boue après une averse et dans les chantiers où les mesures de contrôle sont vues comme des contraintes plutôt que des protections essentielles. Chaque fois que l’on simplifie le parcours de l’eau, qu’on la canalise ou qu’on la force à se déplacer plus vite, on crée les conditions parfaites pour que les particules de sol partent en cavale lors d’une pluie.

Ces particules, une fois arrachées au sol, ne disparaissent pas! Elles voyagent, puis s’accumulent dans les milieux aquatiques. Là, elles étouffent les habitats, colmatent les frayères, réduisent la diversité biologique et transportent avec elles des nutriments qui aggravent les problèmes d’eutrophisation. L’érosion n’est donc pas seulement une affaire de sol : c’est une affaire d’eau, de poissons, de plantes, d’habitats. C’est un enjeu écologique, mais aussi économique et social.

Ce qui rend l’érosion particulièrement insidieuse, c’est qu’elle est diffuse. Elle ne provient pas d’une seule source identifiable, mais d’une multitude de petites décisions prises à l’échelle du territoire. Un fossé mal pensé, un chemin trop pentu, un chantier non stabilisé… Individuellement, ces gestes semblent anodins, mais collectivement, ils deviennent un problème majeur.

La bonne nouvelle, c’est que l’érosion est l’un des enjeux les plus accessibles à corriger. Il ne s’agit pas de réinventer nos infrastructures, mais de revoir notre relation à l’eau, en ralentissant sa vitesse d’écoulement et en diversifiant son parcours. Cela implique notamment de considérer les fossés comme des milieux vivants plutôt que de simples conduits, de planifier les chemins forestiers en fonction de l’hydrologie plutôt qu’en fonction de la facilité d’accès et de faire des chantiers des lieux exemplaires en matière de gestion de l’eau plutôt que des zones grises.

Pour lutter contre l’érosion, il faut accepter que chaque mètre de fossé, chaque entrée de cour et chaque ponceau est un choix hydrologique. La résilience de nos milieux naturels dépend de notre capacité à travailler avec le territoire plutôt que contre lui.

Malgré tout, l’érosion n’est pas une fatalité, mais plutôt un signal. Et ce signal nous indique qu’il est temps de repenser nos pratiques, de reconnecter nos décisions locales à leurs impacts globaux, et de redonner au sol la stabilité dont il a besoin. Parce que la protection des écosystèmes aquatiques commence sur le territoire, bien avant que l’eau n’atteigne le ruisseau!

 

Jean-François Martel 
Biologiste, M. Sc. Eau, MBA

Directeur général de RAPPEL