L’Économie collaborative et le développement durable : conciliables ?

Bien qu’il n’y ait pas de définition claire et unanime de l’économie collaborative (EC), on peut qualifier ce modèle socio-économique comme étant un réseau de marchés décentralisés qui permettent de valoriser des actifs sous-utilisés en faisant correspondre les besoins des uns aux avoirs ou connaissances des autres. Dans la majorité des cas, les intermédiaires traditionnels sont remplacés par des plateformes numériques. L’EC propose donc de nouveaux modèles de production, de consommation, de financement et d’apprentissage basés sur une logique d’accès plutôt que de propriété. Malgré le fait que ce mouvement ait initialement été présenté comme durable et communautaire, il a également favorisé l’émergence d’organisations monopolistiques axées sur la maximisation du profit plutôt que sur celle du bien commun.

Selon le dernier recensement, il y aurait plus de 210 initiatives de l’économie collaborative au Québec, et ce chiffre est en constante évolution. La popularité montante des pratiques collaboratives au Québec, jumelée au manque d’encadrement de celles-ci par les autorités publiques, soulève donc plusieurs enjeux de responsabilité sociale des organisations. Effectivement, les cadres réglementaires, les conventions d’assurances et les dispositions fiscales ou de protection du consommateur de la province sont présentement inadéquates et permettent l’exploitation de zones grises légales par certaines plateformes.

En plus des impacts que les plateformes d’économie de partage peuvent avoir au niveau individuel, elles créent aussi certaines préoccupations macroéconomiques. Elles peuvent en effet modifier complètement la réalité de certaines communautés. Par exemple, au Canada, la présence de Airbnb a mené à une aggravation du problème de pénurie de logements, car de nombreux immeubles locatifs ont été convertis en logements de courte durée. Du coup, les coûts des logements ont montés en flèche, résultant en des expulsions de locataires rendus incapables de payer leur loyer. D’autre part, l’omniprésence des voitures de compagnies de transport comme Uber contribuent à la congestion des routes dans les grandes villes, sans compter qu’elles ciblent le même segment de population que les transports en commun. L’existence même des systèmes de transport en commun est donc menacée par les sociétés de covoiturage, qui mettent en péril leur viabilité économique. Il pourrait en résulter des effets néfastes sur l’environnement vu l’élimination des avantages associés à l’utilisation des transits partagés, dont la réduction des émissions de carbone.

Bien entendu, la relation entre l’économie du partage et l’impact écologique est complexe. Certes, l’EC promet une augmentation de la durée d’usage du bien afin de maximiser son utilisation. On s’attend donc à ce que ses activités produisent moins de déchets que l’économie traditionnelle tout en limitant les prélèvements de ressources. Pourtant, le bilan environnemental est moins évident qu’il n’y paraît selon l’Institut du développement durable et des relations internationales, qui explique que ce bilan dépend de plusieurs conditions très spécifiques aux modèles considérés :

« De manière générale on voit émerger les enjeux : de durabilité des produits partagés, la location permettant de réduire le nombre de biens à produire si le bien emprunté ne s’use pas beaucoup plus rapidement ; d’optimisation du transport des biens, amenés à être moins transportés sur longue distance mais plus sur courte distance ; des modes de consommation, les modèles de partage pouvant être le vecteur d’une consommation durable comme celui d’une hyperconsommation matérielle »*.

Cela signifie que l’économie collaborative peut être considérée bénéfique pour l’environnement que si un certain nombre de conditions sont réunies, c’est-à-dire la durabilité des biens produits, l’optimisation du transport et un changement du rapport à la consommation. Qui doit  être considéré responsable des externalités négatives générées par les activités de l’EC ? Le gouvernement pour ne pas avoir régulé ou supervisé adéquatement les échanges de plateformes, les plateformes elles-mêmes ou les individus qui les utilisent ? Chose certaine, la recherche effectuée dans le cadre de mes études a révélé un manque d’action de la part des autorités publiques du Québec pour encadrer efficacement l’activité des plateformes d’économie collaborative dans les dernières années.

 

Anne-Sophie Evoy
Biologiste, M. Sc. Administration des affaires, avec spécialisation en responsabilité sociale et environnementale des organisations
Chargée de soutien à la mission des OBV, Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ)

*Demailly, D., & Novel, A-S. (2014). Économie du partage : enjeux et opportunités pour la transition écologique. IDDRI. https://www.iddri.org/sites/default/files/import/publications/st0314_dd-asn_eco-partage.pdf

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) constate que l’atteinte aux milieux humides dans la région se poursuit malgré l’instauration en 2017 de la Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques.

Entre le 16 juin 2017 et le 31 mars 2021, le Centre-du-Québec a contribué à 7,43% des pertes et perturbations des milieux humides au Québec, soit 88 ha. La région se retrouve ainsi en troisième position après l’Abitibi-Témiscamingue (44,43%) et le Nord-du-Québec (17,31%). Selon l’Étude des crédits 2019-2020 du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), l’atteinte à 7,9 hectares a été autorisée entre le 1er avril 2018 et le 28 février 2019. Par la suite, du 1er mars 2019 au 31 mars 2021, c’est un total de 80 ha qui s’est ajouté à ce bilan selon une demande d’accès à l’information réalisé par le journal La Presse. Ces chiffres montrent une accélération des autorisations depuis 2019.

« L’atteinte à ces écosystèmes occasionne des impacts sur diverses sphères de notre qualité de vie, car les milieux humides offrent de précieux services essentiels à la collectivité » mentionne Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ. Dans un contexte de lutte et d’adaptation aux changements climatiques, la conservation des milieux humides représente une solution prioritaire en soutien aux sécheresses, aux inondations et aux déplacements de la faune. La destruction des milieux humides pour sa part, particulièrement les tourbières, entraîne le relâchement d’une quantité importante de gaz à effet de serre selon de récentes études.

Malgré l’objectif d’aucune perte nette instauré par la Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques adoptée en 2017, une partie importante de ce bilan représente des pertes nettes considérant qu’une très faible superficie de restauration de milieux humides s’est réalisée en région depuis ce temps. De plus, certaines activités ne sont pas soumises à une compensation financière. La compensation défrayée par les promoteurs en raison de ces pertes et perturbations est de l’ordre de 1 568 872$, soit 2,10% des compensations du Québec.

Au-delà de ce portrait, il faut préciser que cette superficie représente que 0,1% de l’ensemble des milieux humides de la région. De même, aucune donnée ne permet de chiffrer les projets refusés par le MELCC en vertu de l’étape d’évitement et de minimisation lors de l’analyse des autorisations. Enfin, il faut demeurer prudent sur les conclusions pouvant être tirées des bilans présentés. En marge de l’adoption du prochain règlement sur la compensation pour l’atteinte aux milieux humides et hydriques, le CRECQ s’interroge malgré tout aux impacts des modifications proposées sur le bilan actuel déjà inquiétant.

Selon M. Claude Lefebvre, président du CRECQ, la mise en œuvre des plans régionaux des milieux humides, hydriques et naturels (PRMH) actuellement réalisés par les MRC représente une solution importante afin d’assurer la conservation des milieux humides en région.  Actuellement, la MRC de Drummond et d’Arthabaska ont adopté leur premier PRMHHN et les trois autres MRC sont en cours de réalisation ou adoption. Ces plans ont pour objectif d’intégrer la conservation des milieux humides et hydriques à l’aménagement du territoire par l’entremise des compétences des MRC.

Le CRECQ invite les propriétaires à s’informer sur l’encadrement légal soutenant la conservation des milieux humides et hydriques et de la présence de ces écosystèmes sur leur propriété. Un dépliant d’information sur les milieux humides réalisé par le CRECQ est disponible pour le propriétaire qui désire se renseigner sur les milieux humides.

L’aménagement au cœur des comportements… et plus que vous pensez!

« L’aménagement du territoire », un repas mystérieux que nous mangeons pourtant quotidiennement. Mâcher…marcher la ville dis-je… voir, sentir, entendre, ressentir, prendre connaissance des émotions qui nous parcourent lors de nos parcours. C’est un peu comme goûter un bon plat, ça donne envie d’apprendre la recette, de l’améliorer, de l’apprécier, de la partager, et surtout, ça nous donne envie de découvrir d’autres bonnes recettes!

L’analogie est simple, et pourtant, une bonne alimentation, c’est bon pour la santé et le moral, ça rend nos rencontres festives, ça améliore nos performances sportives et professionnelles, bref ça nourrit notre qualité de vie. Et bien c’est tout aussi vrai pour l’aménagement du territoire, il faut commencer à le considérer comme un met distinctif de notre identité, de ce que nous aspirons à vivre au quotidien. C’est le point de départ pour un changement collectif de l’aménagement de nos territoires.

Trois grands facteurs influencent les comportements individuels, et par addition, les comportements de sociétés: le facteur génétique, soit les caractéristiques physiques et la santé qui en découle, l’éducation, par le biais des interactions sociales et académiques, puis l’environnement, qui traite du milieu dans lequel on vit.

Ce dernier facteur est très important car il est au cœur de notre qualité de vie. Il influence l’ensemble de nos décisions de déplacements, d’alimentation, de santé, de divertissement, de socialisation, de travail et j’en passe! Bref, ce prélude démontre bien l’importance de bien aménager l’environnement (le territoire) qu’il soit rural, urbain ou banlieusard.

Les décisions urbanistiques doivent être judicieuses, mais par où commencer? L’un des premiers réflexes est de se pencher sur les « cinq D » :

Densité : Une bonne densité aide à rentabiliser les services municipaux, favorise la présence de services de proximité, justifie l’implantation d’écoles et de parcs, en plus de faciliter l’ajout de services de transport collectif et actif. La densité est un bon ingrédient qui s’adapte à toutes les bonnes recettes et n’est pas synonyme de gratte-ciels. À titre d’exemple, le Plateau Mont-Royal est le quartier le plus dense au Canada et on y compte généralement des immeubles de 3-4 étages. Un village ou une banlieue peut donc penser établir une densité de 2-3 étages en son centre-ville. De plus, une bonne densification permet d’éviter l’étalement urbain qui nous pousse (dans le trafic!) vers le dézonage de nos milieux naturels et agricoles!

Diversification : Il faut permettre la cohabitation des milieux résidentiels, commerciaux, institutionnels, verts, etc. La diversification des usages nourrit les milieux de vie, et la vie en aménagement, c’est la clé! Un quartier vivant rime avec prospérité économique, services multiples, liberté de choix de déplacements et sentiment communautaire fort.

Design : L’architecture des bâtiments n’est pas qu’esthétique. D’ailleurs, il vaudrait mieux parler de morphologie urbaine, un concept beaucoup plus large et qui englobe la structure des réseaux. Cet aspect joue sur les différentes échelles, l’échelle humaine en premier lieu, et nous donne souvent envie de s’approprier une rue, un quartier, une ville!

Destination : Penser le territoire comme des pôles de destinations contribuera également au dynamisme.

Distances aux accès de transports collectifs : Évidemment, il faut rompre avec l’auto-solo. Continuer la tendance d’1.25 passagers par véhicule comme c’est le cas actuellement n’est pas viable pour nos territoires. Il faut commencer à penser l’espace pour qu’il favorise le déplacement d’individus, et non pas le déplacement de voitures. Il faut donner plusieurs options de transports durables pour éviter le trafic et l’horreur des déserts asphaltés.

Finalement, la Stratégie nationale de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire qui est en cours d’élaboration peut, et doit, structurer des aménagements responsables. Il faut s’intéresser, s’informer et s’appuyer sur la science, dans ce cas-ci l’urbanisme. Les scientifiques de cette science sont les urbanistes et ils doivent être accessibles aux communautés qui désirent une bonne diète!

Gabriel Larocque
Gestionnaire de projets spécialisé en transport et en aménagement du territoire, RNCREQ
L’auteur vous invite à consulter le mémoire du RNCREQ sur la Stratégie nationale de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire (septembre 2021)

Du 13 au 19 septembre 2021, toute l’équipe du CRECQ a relevé le Défi sans auto solo, dans le cadre de son projet Libre et mobile au Centre-du-Québec.

Durant la semaine, tous les types de transport durable ont été mis au banc d’essais. Ainsi, le covoiturage (covoiturage électrique), l’autobus, le vélo et la marche ont été expérimentés pour les déplacements quotidiens effectués entre la maison, la garderie ou l’école et le travail.

Voici donc les résultats du CRECQ pour l’édition 2021 du Défi sans auto solo :

– 11 employés du CRECQ ont participé

– 114 déplacements ont été réalisés sans auto solo

– 237 kg de gaz à effet de serre ont été épargnés 

– 1 432 km parcourus en transports durables (56 % en covoiturage, 15 % à vélo, 13 % en covoiturage électrique, 11 % en télétravail, 5 % à pied et 1 % en autobus)

HYDRO-QUÉBEC S’ASSOCIE AU CRECQ À TITRE DE PARTENAIRE ÉLECTRISANT
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) est fier de pouvoir compter sur Hydro-Québec, à titre de partenaire électrisant, pour la mise en œuvre du projet Libre et mobile qui vise à faciliter la mobilité durable au Centre-du-Québec. Cela débute du 13 au 19 septembre prochain, où la population est invitée à prendre part au Défi sans auto solo afin de faire l’essai de différents modes de transports durables lors de leurs déplacements quotidiens.

« Hydro-Québec est bien heureuse de contribuer à ce projet de mobilisation citoyenne, souligne France Lampron, directrice Mobilité. Hydro-Québec a à cœur les enjeux de mobilité et souhaite accompagner les projets innovants comme celui-ci qui nous sensibilisent à intégrer davantage les transports durables dans nos déplacements quotidiens. »

Le CRECQ invite donc la population du Centre-du-Québec à s’inscrire au projet Libre et mobile et à relever le Défi sans auto Solo pour faire partie de la solution en mobilité durable. Le CRECQ offre aux participants un accompagnement et des équipements afin de faciliter la préparation et la réalisation de leur défi. Les personnes intéressées sont invitées à visiter la page web du projet au www.crecq.qc.ca/libre-et-mobile/.

PRIX À GAGNER
Plusieurs prix seront tirés parmi les participants, notamment 3 paires de souliers de sport de la boutique Zone Course et 3 passes familiales annuelles au Parc régional de la rivière Gentilly, incluant 100 $ à dépenser en locations au choix (activités plein-air, équipements sportifs, hébergements, etc.).

Mentionnons que le projet Libre et mobile au Centre-du-Québec bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030, notamment par la réduction des gaz à effet de serre.

Dans notre société, on peut considérer qu’une personne incapable de se déplacer est handicapée. En effet, une personne doit généralement se déplacer pour travailler, étudier, recevoir des soins de santé, s’approvisionner en aliments, participer à des loisirs, etc. Il est vrai que la pandémie a changé certains de ces paradigmes : certaines personnes ont adopté le télétravail ou la télé-étude par nécessité ou par préférence. Les achats en ligne n’ont jamais été aussi populaire, tout comme les livraisons à domicile. Malgré tout, les déplacements utilitaires ou récréatifs ne disparaitront pas. Même si on a assisté au Québec à des baisses de déplacement de près de 90% lors du premier confinement au printemps 2020, cette baisse s’évaluait à seulement 10% de moins de déplacements par rapport à la période pré-pandémique dès l’été 2020. On assiste d’ailleurs à un retour « à la normale » concernant les déplacements suite au déconfinement. La gestion des déplacements est donc toujours d’actualité.

La mobilité
Avant d’aller plus loin, prenons le temps de bien définir certains termes utilisés dans le jargon de la gestion des déplacements. Ces définitions permettent de faire la lumière sur leur applicabilité. Selon la définition du Ministère des transports du Québec (MTQ), la mobilité « représente la capacité et le potentiel des personnes et des biens à se déplacer ou à être transportés. Elle constitue le fondement des échanges sociaux, économiques et culturels des individus, des entreprises et des sociétés ». Donc, avec la mobilité, il n’est pas seulement question de transport (i.e. le moyen de se déplacer), mais aussi des infrastructures, de l’aménagement, de l’accessibilité, de l’environnement, des facteurs humains, etc. liés aux déplacements.

La mobilité durable
Qu’en est-il de la mobilité durable ? Toujours selon le MTQ, pour être durable, « la mobilité doit être efficace, sécuritaire, pérenne, équitable, intégrée au milieu et compatible avec la santé humaine et les écosystèmes. La mobilité durable limite la consommation d’espace et de ressources, donne et facilite l’accès, favorise le dynamisme économique, est socialement responsable et respecte l’intégrité de l’environnement. » À la lecture de cette définition, il est donc évident qu’on applique les principes de développement durable à la mobilité. Cette définition démontre la complexité, mais aussi la complémentarité des concepts énoncés.

La mobilité durable… intégrée ?
De plus en plus, un « nouveau » terme fait son apparition : la mobilité intégrée. La mobilité intégrée favorise l’interconnexion et la combinaison des différents modes de transport en considérant les réalités et les besoins des usagers potentiels. Le développement d’un réseau de mobilité intégrée permet d’interconnecter le transport collectif (autobus, taxibus, etc.), avec les modes de transport actif (marche, vélo, etc.) sans oublier les solutions complémentaires comme l’autopartage ou le taxi. La mobilité intégrée est donc une solution alternative au transport individuel qui vise à offrir des solutions adaptées aux besoins de chacun en utilisant et en combinant des services existants. En réunissant la mobilité durable et la mobilité intégrée, on obtient une recette très intéressante pour repenser la gestion des déplacements et son développement, autant en milieu rural qu’en milieu péri-urbain, urbain ou métropolitain.

Bref, seulement en comprenant les termes utilisés dans chaque définition, il devient évident que la mobilité durable intégrée est un choix intéressant pour la gestion des déplacements. Il faut donc changer nos paradigmes de développement afin d’intégrer ces notions. Malheureusement, encore en 2021, le développement de la mobilité se fait en « silo » au Québec. Ce travail en silo coûte très cher et dilue l’offre au point de la rendre parfois inintéressante par manque de connectivité et par sa difficulté à répondre au besoin des usagers. Il est possible de faire différemment. Il faut néanmoins être réaliste : il est évident qu’un seul mode de transport ne pourra jamais répondre à tous les besoins de la population. Il faut donc miser sur l’interconnexion de ces modes afin d’offrir des alternatives viables et compétitives à la population de la région !

André Lavoie
Directeur général, Roulons VERT (Centre de gestion des déplacements de la Mauricie et du Centre-du-Québec)

Participez au projet Libre et mobile et inscrivez-vous au Défi sans auto solo
Dans le cadre du projet Libre et mobile, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) est à la recherche de travailleurs et d’étudiants souhaitant prendre part au Défi sans auto solo (13 au 19 septembre 2021) et étant ouverts à partager leur expérience.

LE SAVIEZ-VOUS ?
C’est près de 90% des travailleurs et étudiants du Centre-du-Québec qui utilisent l’auto solo lors de leurs déplacements quotidiens vers leur lieu de travail ou d’études. Dans une perspective de réduction des changements climatiques et de notre dépendance à l’automobile, le projet Libre et mobile vous propose de prioriser davantage les transports actifs (comme le vélo et la marche) ou les transports collectifs (comme le covoiturage et l’autobus).

Les centricois sont donc invités à expérimenter la mobilité durable lors du Défi sans auto solo 2021 et à partager leur expérience dans le cadre du projet Libre et mobile. Une réflexion collective avec les participants permettra d’identifier les obstacles et solutions applicables au Centre-du-Québec.

Au besoin, le CRECQ accompagnera gratuitement les participants en leur offrant des trucs et astuces, de l’aide au covoiturage, le prêt d’équipements ou encore l‘accès à des billets d’autobus.

PRIX À GAGNER
En guise de récompense, les participants centricois du Défi sans auto solo qui auront partagé leur expérience dans le cadre du projet Libre et mobile courront la chance de gagner :

–   l’une des trois paires de souliers de marque New Balance gracieusement offertes par la boutique spécialisée Zone Course de Drummondville;
–   l’une des trois passes familiales annuelles du Parc régional de la rivière Gentilly, incluant des locations au choix (vélo, ski, raquettes, fat bike, etc.).

*Pour être admissibles au tirage, les participants doivent être inscrits au Défi sans auto solo ET au projet Libre et mobile.

Sur la photo de gauche à droite : Guillaume Pariseau, représentant de l’Office d’habitation Drummond, Caroline Fullum, Jean Charest et Alain Martel, représentants de la Ville de Drummondville, François Beaudreau, représentant de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec, Gabriel Vincent Beaudoin et Marjorie Lagueux, représentants du CRECQ et Mathieu Béland, représentant de Nature Québec.

 

« Saint-Joseph enraciné » s’offre un Coup de fraîcheur
Projet de verdissement urbain pour la mise en valeur du quartier Saint-Joseph

Regroupées sous l’appellation Saint-Joseph enraciné, trois organisations propriétaires de terrains et de bâtiments dans le quartier Saint-Joseph ont uni leurs forces afin de rendre possible un projet de verdissement d’envergure, coordonné par le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ).

« La Ville de Drummondville, la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec (SSJBCQ) et l’Office d’habitation Drummond (OHD) ont tous accepté de créer ce partenariat unique dans le cadre du projet Coup de fraîcheur, mentionne M. Claude Lefebvre, président du CRECQ. Grâce à leur collaboration, nous avons maintenant l’opportunité de créer un archipel de verdissement au sein du quartier Saint-Joseph qui participera à réduire les effets néfastes des îlots de chaleur urbains, à favoriser la mobilité active et à améliorer la santé de ses résidents, en plus de bonifier considérablement leur qualité de vie. »

« La Ville de Drummondville est fière de s’associer à cette démarche qui vient s’additionner aux nombreux efforts déployés ces dernières années dans la réalisation du plan de Revitalisation urbaine intégrée du quartier Saint-Joseph. De plus, ce projet permettra de mettre en œuvre la nouvelle réglementation sur l’aménagement des zones de stationnements dont la ville s’est dotée afin, entre autres, de mieux s’adapter aux changements climatiques. » – Alain Carrier, maire de la Ville de Drummondville.

« Ce projet reflète les valeurs environnementales et sociétales de la SSJB et c’est pourquoi nous sommes ravis d’y prendre part. L’appellation Saint-Joseph enraciné fait référence au sentiment d’appartenance que nous souhaitons grandissant pour le quartier et pour s’en assurer, le projet se fera en concertation avec le milieu et tous seront invités à mettre la main à la pâte. » – Monique Samson, présidente de la SSJBCQ.

« Pour l’OHD, l’attrait de créer un milieu de vie sain et accueillant nous a incités à nous lancer dans ce projet. La végétalisation des espaces urbains a des effets reconnus sur la santé et la qualité de vie de la population et c’est exactement ce que nous souhaitons pour l’ensemble des résidents du quartier Saint-Joseph. » – Guillaume Parizeau, Office d’habitation Drummond.

Rappelons que Coup de fraîcheur est un projet de verdissement d’espaces collectifs à Drummondville, mené par le CRECQ, ayant comme objectif d’agir favorablement sur la santé des citoyens, dans un contexte de changements climatiques. Les aménagements de verdissement qui ont été réalisés dans la cour de l’école primaire Saint-Joseph située dans le quartier comptent parmi les réalisations menées dans le cadre de ce projet.

Coup de fraîcheur est rendu possible grâce au soutien financier du gouvernement du Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030. Les actions de verdissement réalisées spécifiquement dans le cadre de Saint-Joseph enraciné sont mentorées par Nature Québec, expert-chevronné en aménagement d’îlots de fraîcheur en milieu urbain.

Coup de fraîcheur est rendu possible grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du Plan pour une économie verte 2030.

Le projet Saint-Joseph enraciné est rendu possible grâce à la collaboration de la Ville de Drummondville, la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec (SSJBCQ) et l’Office d’habitation Drummond (OHD), sous la coordination du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ).

À propos de Milieux de vie en santé
Milieux de vie en santé est un programme de Nature Québec qui démontre les bienfaits des îlots de fraîcheur sur la santé par des projets de verdissement des espaces urbains. Milieux de vie en santé travaille régulièrement avec les clientèles municipales, institutionnelles et les populations les plus vulnérables aux changements climatiques.

Pour en savoir plus : http://milieuxdevieensante.org/

Consultez ci-dessous différentes publications techniques produites par le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec  :

 

Jenny-Lee Aubun Yergeau, 2021, Plan de conservation des corridors naturels au Centre-du-Québec
Consultez le document

Andréanne Blais, 2014, Principe d’élaboration des corridors naturels au Centre-du-Québec
Consultez le document

Andréanne Blais, 2013, Plan de gestion des milieux naturels au Centre du Québec
Consultez le document

Andréanne Blais, 2012, Portait des milieux humides du Centre-du-Québec
Consultez le document

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) est fier d’annoncer le lancement de son projet Libre et mobile au Centre-du-Québec. Ce projet consiste à sensibiliser et à accompagner des entreprises, institutions, organismes et municipalités du Centre-du-Québec afin de mettre en place des mesures qui inciteront les travailleurs et les étudiants à utiliser davantage les transports actifs (vélo, marche, etc.) et collectifs (covoiturage, autobus, etc.) dans le cadre de leurs déplacements domicile-travail ou domicile-études.

« Le projet Libre et mobile convie les citoyens et les organisations à faire partie de la solution pour rendre nos déplacements plus respectueux de la santé publique et de l’environnement », mentionne M. Claude Lefebvre, président du CRECQ.  

Afin d’expérimenter divers modes de transport alternatifs à l’auto solo, le CRECQ invite donc la population à s’inscrire au Défi sans auto solo, organisé par l’Association des Centres de gestion des déplacements du Québec, qui se déroulera du 13 au 19 septembre 2021. « Par la suite, on souhaite inviter les participants à partager leur expérience avec nous afin d’identifier les freins et les obstacles à la mobilité durable, indique Arianne Lefebvre, chargée de projet au CRECQ. Ceux-ci seront amenés à faire partie de la solution afin d’orienter les recommandations qui seront offertes aux organisations que nous accompagnerons dans la démarche. »

Un prix de participation sera tiré parmi les personnes qui auront partagé leur expérience. Pour plus de détails, les organisations, travailleur(euse)s et étudiant(e)s intéressé(e)s sont invités à consulter le www.crecq.qc.ca/libre-et-mobile. Mentionnons que le projet Libre et mobile au Centre-du-Québec bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030, notamment par la réduction des gaz à effet de serre.

« La mobilité durable peut représenter un grand défi, particulièrement sur un territoire plutôt rural comme le Centre-du-Québec, mais le projet Libre et mobile permettra aux acteurs concernés de réfléchir ensemble, de laisser aller leur créativité et de mettre en place des mesures innovantes, permettant de faciliter le navettage durable pour tous », conclut Mme Lefebvre.

Les avantages à l’implantation de mesures pour favoriser la mobilité
Plusieurs bénéfices peuvent être constatés dans les établissements où la mobilité durable est encouragée :

–  Meilleur état de santé global des employés, plus de productivité et moins d’absentéisme;
–  Sentiment d’appartenance et rétention des employés;
–  Développement de liens interpersonnels;
–  Économies importantes pour les employés sur l’essence et l’entretien de leur voiture;
–  Projection d’une image d’organisation innovante et proactive;
–  Réduction des gaz à effet de serre (et de l’empreinte environnementale de l’organisation);
–  Moins de congestion dans les stationnements, possibilité de réduire le nombre de cases de stationnement, diminution du coût d’entretien des stationnements, etc.